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Le Docteur Arruda doit démissionner

Avant le début de la pandémie, personne ne connaissait publiquement le chef de la Santé publique du Québec, le Docteur Horacio Arruda.  Mais depuis la mi-mars, ce dernier est devenu une véritable vedette.  Les Québécois ont apprécié sa performance durant les points de presse quotidiens aux côtés du premier ministre Legault.  Les deux hommes ont rassuré les Québécois qui étaient inquiets à cause du COVID-19.  Il a mis en place un plan de confinement radical afin d’enrayer la progression du virus.  Pendant un mois, ce fut un succès, mais depuis, c’est l’hécatombe.  Le Docteur Arruda est responsable de la situation actuelle et il doit démissionner, et ce, pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, les autorités de la Santé publique ont négligé les établissements pour personnes âgées, surtout les CHSLD.  Ces derniers furent submergés par le virus et les morts s’accumulent par centaine depuis un mois.  On peut expliquer cela par le manque de personnel dans ce réseau, le manque de dépistage auprès des employés des CHSLD et le manque de matériels comme les masques.  Le système de santé publique a échoué lamentablement et M. Arruda doit en prendre la responsabilité.

Ensuite, en entrevue avec Québec nouvelles, Patrick Déry, un analyste en politiques publiques, estime que si le Dr. Aruda aurait recommandé le port du masque dès le début, la progression du COVID-19 aurait été moins importante.  « Par exemple, en République Tchèque, le gouvernement a rapidement recommandé le port du masque à sa population.  Ce pays a mieux géré la crise et il y a eu cinq fois moins de morts qu’au Québec ».  Je suis d’accord avec lui.  Pendant des semaines, M. Arruda a dit que le port du masque était inutile pour la population.  Maintenant, il dit le contraire.  S’il avait demandé aux Québécois d’utiliser le masque plus tôt, le combat contre le virus aurait été plus efficace.

Subséquemment, depuis la mi-mars, le Québec ne se démarque pas dans le dépistage de la maladie.  Dans les CHLSD, on n’a pas assez passé de tests de dépistage chez les employés et cela a clairement aidé la maladie è se propager dans ces établissements vulnérables.  « Une infirmière du CHSLD Herron de Dorval a dû mentir pour subir un test de la COVID-19 avant de changer de milieu de travail, pour finalement apprendre qu’elle était …infectée ». Il y a combien d’autres exemples de ce genre au Québec.  Force est de constater que le dépistage du virus chinois fut un échec.

Pour conclure, le Québec est un des endroits les plus touchés en Occident.  Il y a plus de 3000 personnes qui sont mortes de cet ennemi invisible.  Si la santé publique aurait mieux fait son travail, on aurait pu éviter la catastrophe.  Le Docteur Arruda est le patron de cette dernière.   De ce fait il doit prendre la responsabilité de ce fiasco et démissionner, point final.

Simon Leduc

Ancien éditeur en chef du Prince Arthur Herald et ex-blogueur au Huffington Post Québec. Chroniqueur pour le journal Contrepoids et blogueur.

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