Assassinat de Charlie Kirk : le FBI retrouve un fusil dont les munitions portaient des messages transgenres et antifascistes

L’assassinat de Charlie Kirk, fondateur de Turning Point USA et allié politique de Donald Trump, secoue toujours les États-Unis. Alors que l’enquête progresse, les autorités ont confirmé la découverte du fusil utilisé pour tirer sur l’activiste conservateur. Selon un rapport cité par le Wall Street Journal et relayé par le National Post (Courtney Greenberg), les munitions retrouvées dans l’arme portaient des inscriptions explicitement liées aux mouvements transgenres et antifascistes, une révélation qui confère un poids politique supplémentaire à cette attaque.

Une fusillade en plein jour sur un campus bondé

On le sait, hier, Kirk a été atteint mortellement mercredi à 12 h 20 (heure locale) alors qu’il participait au lancement de sa tournée universitaire The American Comeback Tour à l’Utah Valley University. Devant environ 3 000 personnes, il a été abattu d’une seule balle tirée depuis un toit alors qu’il répondait à une question sur la violence armée. Les vidéos filmées par des étudiants montrent le militant s’effondrant, tandis que des cris paniqués et une bousculade éclatent dans la foule. Certains étudiants ont couru se barricader dans des salles de classe.

Le gouverneur de l’Utah, Spencer Cox, a qualifié l’acte d’« assassinat politique » et promis que l’État utiliserait tous les moyens pour retrouver l’auteur, y compris la peine de mort si elle s’appliquait.

L’arme du crime et les munitions gravées

D’après Filip Timotija pour The Hill, le FBI a confirmé la récupération d’un fusil à verrou de haute puissance, retrouvé dans une zone boisée proche du campus, enveloppé dans une serviette. Trois balles supplémentaires se trouvaient encore dans le chargeur.

Mais c’est le détail révélé par le Wall Street Journal, relayé par le National Post, qui retient l’attention : les munitions portaient des messages gravés faisant référence à des idéologies transgenres et antifascistes. Ces inscriptions, considérées comme des indices majeurs, laissent penser que l’auteur du tir voulait lier son geste à une dimension militante et symbolique, en opposition directe à la ligne politique de Kirk.

Le FBI a également collecté des empreintes de chaussures, une empreinte palmaire et des marques d’avant-bras sur les lieux. Ces éléments sont en cours d’analyse dans un laboratoire fédéral.

Un suspect encore en fuite

Comme le rapporte Uday Rana pour Global News, le FBI a diffusé des images d’un « individu d’intérêt » : un homme portant une casquette noire, des lunettes de soleil, une chemise sombre et un jean, aperçu montant un escalier du campus avant l’attaque. Les enquêteurs estiment qu’il « paraît d’âge universitaire » et qu’il s’est fondu dans la foule étudiante.

Son parcours a été retracé : arrivé à 11 h 52, il est monté sur le toit, a tiré, puis a sauté de l’autre côté du bâtiment avant de fuir dans un quartier résidentiel voisin.

Deux personnes initialement arrêtées comme « personnes d’intérêt » ont été relâchées après interrogatoire. Le FBI offre désormais une récompense de 100 000 $ US pour toute information menant à l’arrestation du tireur.

Réactions nationales et internationales

Le meurtre de Charlie Kirk a suscité des réactions immédiates à travers le spectre politique. Selon l’Associated Press (Toronto Star), le président Donald Trump a annoncé qu’il décernerait à titre posthume à Kirk la Médaille présidentielle de la liberté, saluant un « champion de la liberté » et un « géant de sa génération ». Le vice-président JD Vance a également rendu hommage à son ami de longue date et devait rencontrer la famille Kirk à Salt Lake City.

Les condamnations se sont multipliées, de la démocrate Gabrielle Giffords à la vice-présidente Kamala Harris, en passant par le premier ministre canadien Mark Carney et même le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui a qualifié Kirk de « lion-hearted friend of Israel ».

Une nouvelle tragédie dans un climat de violence politique

Comme l’explique l’Associated Press, cette attaque s’ajoute à une série d’actes de violence politique récents aux États-Unis : l’assassinat d’une élue du Minnesota en juin, l’incendie criminel visant la maison du gouverneur de Pennsylvanie en avril, ou encore les tentatives d’assassinat contre Donald Trump en 2024.

L’assassinat de Charlie Kirk, avec les messages gravés sur les munitions, pourrait devenir un symbole encore plus explosif dans ce climat de radicalisation généralisée.

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