Éclosion de la maladie du légionnaire en Ontario : ce qu’il faut savoir

D’après un article d’Elianna Lev publié sur CTV News le 12 juillet 2025

Une récente éclosion de la maladie du légionnaire à London, en Ontario, a suscité l’attention alors que plus de 40 cas ont été confirmés dans un rayon de six kilomètres. L’un d’eux a mené à un décès. Cette situation relance les inquiétudes concernant cette infection bactérienne parfois méconnue du grand public.

Elianna Lev de CTV News rapporte que la maladie du légionnaire est une forme grave de pneumonie provoquée par la bactérie Legionella pneumophila. Les symptômes incluent de la fièvre, de la toux et de l’essoufflement. Le Dr Isaac Bogoch, spécialiste des maladies infectieuses cité par Lev, explique que cette bactérie est présente naturellement dans le sol et l’eau, mais que l’infection ne se transmet pas d’un individu à l’autre. Elle est plutôt contractée par inhalation de particules contaminées émises par des systèmes artificiels.

« Cette maladie est habituellement acquise par l’inhalation de la bactérie », précise-t-il dans l’article. Il ajoute que des éclosions peuvent survenir lorsque la bactérie contamine des systèmes de climatisation, des tours de refroidissement ou des refroidisseurs d’eau. C’est notamment le cas dans certains bâtiments comme des hôtels ou des bureaux.

D’après les données publiées par Santé publique Ontario (PHO) et relayées par Lev, la province a enregistré 363 cas de légionellose en 2024, un chiffre correspondant à la moyenne annuelle. La région de Middlesex-London affichait toutefois un taux plus élevé, avec 7,7 cas par 100 000 habitants.

Le traitement repose sur des antibiotiques similaires à ceux utilisés pour soigner la pneumonie. En présence d’un cas, les autorités de santé publique mènent une enquête pour retracer l’origine potentielle de l’exposition. Le Dr Bogoch souligne que si plusieurs personnes fréquentant un même lieu développent une pneumonie, on vérifie les systèmes d’air conditionné ou d’eau comme sources possibles.

Elianna Lev indique également que les personnes les plus à risque sont les aînés, les fumeurs, les personnes atteintes de maladies pulmonaires chroniques ou les individus immunodéprimés. La maladie se manifeste surtout entre juin et septembre, avec un pic observé en juillet. En 2024, 76,6 % des cas ont nécessité une hospitalisation, et environ 5 % ont entraîné un décès.

À London, l’unité de santé publique affirme ne pas connaître encore la source de l’éclosion, mais juge le risque pour la population « faible ». Une porte-parole citée par Lev souligne que « la plupart des personnes exposées à la bactérie ne développeront pas de symptômes », rappelant que les facteurs de risque concernent avant tout les individus vulnérables.

Enfin, Elianna Lev rappelle que le nom de la maladie provient d’un congrès de vétérans américains à Philadelphie en 1976, lors duquel plusieurs participants avaient été contaminés, ce qui mena à la découverte de la bactérie Legionella.

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