Hockey Canada se soumet à l’idéologie du genre et impose un test à ses entraîneurs

Dans un article publié dans le National Post, la journaliste Terry Newman lève le voile sur une décision controversée de Hockey Canada : depuis le 3 juillet 2025, les entraîneurs, soignants et responsables de banc doivent désormais suivre une formation obligatoire sur l’« identité et l’expression de genre » pour pouvoir obtenir leur certification. Une mesure qui, selon Newman, pousse l’idéologie « radicale » du genre aux dépens de la sécurité, de la vie privée et de l’équité dans le sport féminin.

Une idéologie imposée aux entraîneurs

D’après les informations obtenues par Terry Newman, cette formation comprend un test en ligne dont des captures d’écran ont été fournies au National Post par un entraîneur inquiet, qui a préféré conserver l’anonymat. Le test explique que « les femmes trans peuvent jouer dans les équipes féminines, les hommes trans dans les équipes masculines, et les personnes de genre divers peuvent choisir entre les deux ». Quant aux vestiaires, Hockey Canada affirme sans détour que ces joueurs ont le droit d’accéder aux espaces « correspondant à leur identité de genre » et doivent être « accueillis et accommodés dans les lieux où ils se sentent en sécurité et à l’aise ».

Newman souligne que cette approche repose uniquement sur l’auto-identification : aucune exigence médicale, chirurgicale ou hormonale n’est requise pour qu’un joueur soit considéré comme trans ou de genre divers. « Ils peuvent participer à l’équipe qui reflète le mieux qui ils sont », peut-on lire dans le test. Une telle politique soulève, selon l’autrice, de nombreuses inquiétudes quant aux abus possibles et à l’absence de garde-fous.

Le malaise sur la glace et dans les vestiaires

Le même jour, l’Association de hockey féminin de l’Ontario (OWHA) publiait sa propre politique en matière de vestiaires, affirmant que toute joueuse de moins de 22 ans a le droit d’utiliser l’espace de changement « qu’elle considère comme le plus sécuritaire et le plus conforme à son identité de genre ». Hockey Canada va encore plus loin, rejetant d’un revers de main toute objection fondée sur le sexe biologique, en qualifiant d’« mythe » l’idée que des hommes biologiques pourraient accéder aux vestiaires féminins pour des raisons de gratification personnelle.

L’entraîneur contacté par le National Post réfute cette assertion avec vigueur : « Un garçon qui s’identifie comme fille est toujours biologiquement un garçon. Il peut sérieusement blesser une fille et dispose d’un avantage physique ». Cette personne souligne que, jusqu’à présent, aucun garçon biologique ne participait aux ligues féminines, à sa connaissance, et que cela devrait rester ainsi.

En posant la question de manière rhétorique, l’entraîneur interroge la logique de Hockey Canada : « Peut-on garantir qu’un garçon qui s’identifie comme fille ne harcèlera pas des filles dans les vestiaires ou dans l’autobus de l’équipe ? » Selon lui, la politique ne tient aucunement compte de ce risque, ni ne prévoit de procédure de plainte claire pour les joueuses qui se sentiraient menacées ou inconfortables.

Une terminologie militante dans un sport de contact

Le test en ligne pousse aussi les entraîneurs à se familiariser avec un vocabulaire militant, notamment les différents drapeaux et identités de genre : agender, bigenre, genderfluid, genderqueer, bispirituel, etc. On leur enseigne que le genre existe « au-delà des catégories homme et femme » et que ces expériences sont toutes valides. Aucune mention n’est faite du sexe biologique comme facteur pertinent, que ce soit pour la sécurité physique ou la performance sportive.

Newman ironise sur l’absence de consultation des principaux intéressés : ni les entraîneurs ni les parents ne semblent avoir été consultés dans l’élaboration de cette politique. Hockey Canada affirme pourtant que la démarche a été réalisée avec l’aide du Centre canadien pour l’éthique dans le sport, de l’organisme Femmes et sport au Canada, ainsi que de membres de la communauté 2SLGBTQ+ — mais pas des entraîneurs qui côtoient les jeunes joueurs au quotidien, parfois dès l’âge de quatre ans.

Vers des équipes « non genrées » ?

Hockey Canada semble tendre vers la création d’« équipes non genrées », une nouvelle appellation qui remplace celle de « coéquipées », jugée trop binaire. La politique de 2022 précise que cette désignation « reflète mieux la réalité d’un spectre de genre ». Terry Newman y voit une tentative idéologique de nier les différences biologiques pourtant manifestes sur la glace entre les filles et les garçons, notamment en matière de force, de vitesse et de résistance physique.

Pire encore, selon elle, cette politique place les entraîneurs devant un dilemme éthique et légal : ils doivent accepter cette logique d’auto-identification mouvante — qui ne repose sur aucun critère médical ni aucune constance — s’ils veulent conserver leur certification. Cela les oblige à accueillir des joueurs biologiquement masculins dans des espaces normalement réservés aux filles, au nom d’un principe d’inclusion qui ne tient aucun compte des rapports de force physiques propres au hockey, un sport de contact parfois brutal.

Une absence de réponse de la part de Hockey Canada
Terry Newman indique que le National Post a tenté à plusieurs reprises de joindre Hockey Canada, tant par courriel que par téléphone, pour obtenir des précisions sur cette nouvelle obligation imposée aux entraîneurs, sur son application concrète dans les ligues à travers le pays, ainsi que sur les implications pour les parents souhaitant inscrire leurs enfants à des équipes genrées. L’organisation n’a pas répondu aux questions avant la date de publication.

Ce silence alimente les craintes d’un passage en force, sans débat public ni garde-fous. Alors que les parents, les entraîneurs et les responsables locaux doivent jongler avec les réalités du terrain, Hockey Canada semble désormais guidé davantage par un agenda idéologique que par des considérations pratiques de sécurité, d’équité ou de respect des sexes biologiques dans le sport amateur.

Ainsi, le témoignage recueilli par Terry Newman révèle un malaise profond au sein des structures sportives canadiennes. Ce n’est pas l’existence de personnes trans ou non-binaires dans le hockey qui fait problème, mais bien l’idéologie imposée d’en haut, qui prétend balayer toutes les distinctions biologiques sous prétexte d’inclusion radicale — sans consultation, sans nuance, et sans aucune prise en compte des répercussions concrètes sur les jeunes athlètes, filles comme garçons.

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