« La paix au Moyen-Orient» : entouré de dirigeants mondiaux, Trump signe l’accord de paix de Gaza

Après deux années d’un conflit sanglant qui a bouleversé le Moyen-Orient et mobilisé la communauté internationale, une journée que beaucoup croyaient impossible s’est enfin réalisée : celle où Israéliens et Palestiniens ont posé les premières pierres d’une paix concrète, sous l’égide d’un président américain en quête de réconciliation historique. Selon le récapitulatif de la CBC, le président américain Donald Trump a signé lundi, au côté de plusieurs médiateurs internationaux, un accord de paix mettant officiellement fin à la guerre de Gaza. La cérémonie s’est tenue à Sharm el-Sheikh, en Égypte, en présence de plus de vingt chefs d’État et de gouvernement, dont le premier ministre canadien Mark Carney. Cet accord, qualifié par Trump de « dawn of a new Middle East », marque la libération des vingt derniers otages israéliens encore vivants et la remise en liberté de près de 2 000 prisonniers palestiniens, selon les chiffres relayés par Sky News.

Une mise en scène diplomatique d’envergure

Comme le rapporte Gregory Svirnovskiy pour Politico, le président Trump a d’abord prononcé un long discours devant la Knesset à Jérusalem, saluant le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et remerciant les médiateurs d’Égypte, du Qatar et de la Turquie pour leur rôle dans les négociations. Quelques heures plus tard, il a paraphé l’accord à Sharm el-Sheikh, avant de déclarer, devant les caméras du monde entier :

« Enfin, nous avons la paix au Moyen-Orient » (At long last, we have peace in the Middle East.)

Le choix du lieu n’était pas anodin : Sharm el-Sheikh, souvent surnommée la ville de la paix, avait déjà accueilli plusieurs sommets israélo-palestiniens depuis les années 2000. Sky News rappelle qu’entre 1956 et 1982, la ville avait même été brièvement occupée par Israël avant de devenir un symbole de la diplomatie régionale après les accords de Camp David.

Des louanges inattendues, y compris chez les démocrates

Comme le rapporte Politico, la réussite du cessez-le-feu a suscité un rare élan bipartisan à Washington.
L’ancienne ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, a salué sur X :

« C’est le jour que Notre Seigneur a choisi, nous nous réjouirons et l’apprécierons. Que Dieu bénisse Israël. Que Dieu bénisse les États-Unis.» (This is the day the Lord has made; we will rejoice and be glad in it. God bless Israel. God bless the United States.)

Même l’ancien vice-président Mike Pence, souvent critique de la politique étrangère de Trump, a reconnu sur C-SPAN que son ancien colistier avait fait preuve de « cohérence et de ténacité » dans son soutien à Israël.
Côté démocrate, le représentant Jared Moskowitz (Floride) a écrit que « le monde respire enfin », tandis que le sénateur John Fetterman a félicité Trump pour ce « cessez-le-feu historique ».

Dans son fil en direct, Sky News souligne que d’anciens responsables de l’administration Biden, dont Jake Sullivan et Antony Blinken, ont reconnu que plusieurs éléments du plan de paix de Trump reprenaient les grandes lignes d’une feuille de route élaborée sous la présidence précédente — notamment l’idée d’une force multinationale pour sécuriser Gaza et la mise en place d’une autorité de transition soutenue par les pays arabes.

Le magazine Times a dévoilé sa nouvelle couverture pour souligner l’évènement, ce 13 octobre 2025.

Les premières étapes d’un processus fragile

D’après l’analyse de Dominic Waghorn, rédacteur en chef des affaires internationales de Sky News, l’accord signé lundi ne représente que la première phase du plan de paix en 21 points présenté par la Maison-Blanche. Celui-ci prévoit, à court terme, un cessez-le-feu complet, la libération des otages et prisonniers, et l’entrée massive d’aide humanitaire à Gaza. Mais les étapes suivantes seront plus ardues : la démilitarisation du Hamas, la formation d’un gouvernement intérimaire et la constitution d’une force de maintien de la paix. Trump a par ailleurs proposé de présider lui-même un « conseil de la paix » chargé de superviser ces étapes.

Sky News note que plusieurs dirigeants, dont la première ministre italienne Giorgia Meloni et le chef du Parti travailliste britannique Keir Starmer, ont salué l’accord tout en appelant à « une vigilance extrême » dans sa mise en œuvre.

« Aujourd’hui est un jour historique, mais ce qui comptera, c’est demain », a déclaré Starmer aux journalistes présents sur place.

Un moment symbolique, entre émotion et controverse

Les images relayées par la CBC et Sky News ont montré des scènes d’émotion à Tel-Aviv, où des milliers d’Israéliens se sont rassemblés pour accueillir les ex-otages libérés. À Ramallah et dans plusieurs villes de Cisjordanie, la joie était également palpable à la sortie des prisonniers palestiniens. Mais la journée a aussi été marquée par la remise des corps de quatre otages décédés, ce qui a ravivé la douleur de nombreuses familles israéliennes.

Sky News rapporte également que l’un des députés israéliens, Ofer Cassif, a été expulsé de la Knesset après avoir accusé Trump d’être « complice d’un génocide », un rappel que la paix reste précaire malgré l’euphorie du moment.

Trump en une du Time : « The Peacemaker »

Symbole de cette journée, le magazine Time a dévoilé en soirée une couverture spéciale consacrée à Donald Trump, titrée « The Peacemaker ». L’image, reprise par plusieurs chaînes américaines, montre le président à la table du sommet de Sharm el-Sheikh, entouré de dirigeants arabes et occidentaux. Pour beaucoup d’observateurs, cette publication consacre ce qui pourrait bien devenir le legs historique de son second mandat : la réécriture complète de l’équilibre diplomatique au Moyen-Orient.

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