Les bunkers de luxe, nouvelle obsession des milliardaires de la tech

Selon un article publié par Melissa Hank dans le National Post le 16 août 2025, plusieurs ultrariches, parmi lesquels Mark Zuckerberg, Bill Gates, Kim Kardashian et Shaquille O’Neal, investissent des sommes colossales pour se préparer à une éventuelle catastrophe mondiale en construisant des bunkers souterrains de luxe. L’auteure explique que ce qui n’était autrefois que de simples abris rudimentaires est désormais devenu un marché hautement sophistiqué, où les milliardaires exigent des refuges qui reflètent leur mode de vie luxueux.

Melissa Hank rapporte que Mark Zuckerberg développe à Hawaï un complexe de 300 millions de dollars comprenant un bunker de 5 000 pieds carrés, doté de systèmes autonomes d’énergie, d’eau et de nourriture. Bill Gates, pour sa part, disposerait de bunkers sous plusieurs de ses propriétés. Ces lieux ne se contentent pas d’assurer la survie : Naomi Corbi, de l’entreprise spécialisée SAFE, confie au Robb Report que ses clients demandent des installations telles que des galeries d’art climatisées, des salles de projection privées, des piscines, des saunas, des gymnases, voire des potagers hydroponiques.

La confidentialité est au cœur de ce marché. Melissa Hank cite Tom Grmela, porte-parole de la société suisse Oppidum, qui souligne que l’anonymat est une règle cardinale : « Rarement je rencontre les clients milliardaires, et même lorsqu’on les croise, ils utilisent des alias. »

Mais cette logique d’isolement peut comporter des failles. Douglass Rushkoff, auteur de Survival of the Richest, rappelle dans une entrevue à BBC Science Focus que beaucoup de ces forteresses privées risquent de devenir des pièges si elles restent fermées au monde extérieur. Il avance qu’une stratégie plus réaliste consisterait à bâtir des communautés, plutôt que de s’enterrer seuls sous terre.

Une alternative existe déjà : la société Vivos construit des complexes pouvant accueillir jusqu’à 800 personnes, une sorte de croisière souterraine avec espaces communs, dortoirs privés et services partagés. Son architecte Dante Vicino explique à BBC Science Focus que cette approche permet de recréer un tissu social et de disposer de compétences diversifiées — dentistes, médecins, techniciens — indispensables en cas de crise.

Comme le souligne Rushkoff dans l’article de Melissa Hank, miser sur la solidarité et les liens humains serait une méthode de survie plus viable que l’isolement des ultrariches dans leurs bunkers privés.

Facebook
Twitter
LinkedIn
Reddit
Email

Les nouvelles à ne pas manquer cette semaine