Dimanche 17 août, Montréal a été le théâtre d’une manifestation citoyenne organisée par la militante québécoise d’origine iranienne Mandana Javan. Devant la basilique Notre-Dame, elle et un groupe de citoyens ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une appropriation illégitime de l’espace public par des groupes islamistes, venus à nouveau y effectuer une prière collective. Selon elle, il ne s’agit pas d’un simple geste religieux, mais d’une provocation symbolique et répétée destinée à banaliser le prosélytisme dans l’espace commun.
Une mobilisation citoyenne récurrente
Mandana Javan rappelle que ce n’était pas la première fois que de telles scènes se produisaient. « Depuis presque trois ans, des groupes islamistes occupent nos rues et nos espaces publics en permanence, se servant du conflit israélo-palestinien pour importer ici leurs idées guerrières », affirme-t-elle.
Face à ce qu’elle qualifie d’inaction des élus et des autorités, Javan a pris l’initiative d’organiser chaque dimanche un rassemblement devant la basilique, de 14h30 à 18h. Elle appelle les citoyens « de toutes origines » à y participer afin d’exiger que l’espace public demeure neutre et respectueux, et non « un terrain de jeu pour des idéologues violents et révolutionnaires ».
Les discours : « Assez, c’est assez »
Dans ses interventions, Javan a insisté sur le caractère non négociable de la neutralité des lieux communs :
« L’espace public appartient à tout le monde, pas à une idéologie. Montréal n’est pas une scène pour l’extrémisme religieux et politique », a-t-elle déclaré.
Elle accuse ces groupes de provoquer la société québécoise tout en se victimisant dès que des citoyens s’y opposent : « Aussitôt, on nous taxe de xénophobie, d’islamophobie ou de racisme ».
Son discours s’adressait directement aux élus municipaux, provinciaux et fédéraux, qu’elle exhorte à « protéger la paix sociale » et à mettre un terme à ce qu’elle appelle des « abus de liberté démocratique ». Le laisser-faire, insiste-t-elle, « n’est plus une option ».
Une contre-provocation musicale
L’événement a pris une tournure inattendue une fois les discours terminés. Alors que les militants pliaient leurs pancartes, un déploiement policier important s’est installé autour de la basilique. Selon Javan, c’est à ce moment qu’ils ont appris que le groupe Montréal4Palestine arrivait pour y effectuer une prière publique.
Les manifestants ont alors décidé de rester sur place, refusant de céder le terrain. Leur réponse fut inusitée : diffuser de la musique orientale festive, jugée haram par les codes islamistes, au moment même où la prière commençait.
« Pas un geste de violence, pas une insulte, rien d’autre que de la musique », raconte Javan. Pour elle, ce geste n’était pas une provocation gratuite, mais une manière symbolique de rappeler que la liberté d’expression n’appartient pas qu’à une seule religion, et que l’espace public doit rester pluraliste.
Un appel à l’action politique
Au-delà de l’épisode musical, Mandana Javan insiste sur le message principal de sa mobilisation : « Oui à la paix et à la cohésion sociale, non aux extrémistes islamistes ! »
Elle demande aux autorités d’encadrer ces manifestations religieuses de rue afin de préserver la neutralité des espaces publics. Selon elle, le silence des élus ne fait qu’aggraver la méfiance des citoyens envers les institutions.
« L’histoire jugera ceux qui auront eu le courage d’agir… et ceux qui auront choisi de détourner le regard », avertit-elle.



