Ottawa a versé plus de 7,1 milliards de dollars en prestations pour enfants à des non-citoyens depuis 2016

Clayton DeMaine, journaliste pour le média True North, révèle que le gouvernement libéral a dépensé plus de 7,1 milliards de dollars de fonds publics pour financer des prestations pour enfants destinées à des résidents temporaires et autres non-citoyens au cours des neuf dernières années.

Cette information provient d’une réponse écrite fournie par le ministre fédéral des Finances, François-Philippe Champagne, à une question du député conservateur Brad Vis. Le document indique que 7,134 milliards de dollars de la Prestation canadienne pour enfants (PCE) ont été versés à des personnes ne détenant pas la citoyenneté canadienne ou le statut de résident permanent.

Depuis la création du programme en 2016, Ottawa a versé au total 241,5 milliards de dollars en prestations familiales, dont une part croissante bénéficie à des non-citoyens.

Une hausse constante des bénéficiaires non permanents

Dans la première année du programme, plus de 60 000 résidents temporaires et non-citoyens avaient reçu environ 318 millions de dollars. En 2024, ce nombre a presque triplé, atteignant 160 000 bénéficiaires pour une somme avoisinant 1,17 milliard de dollars.

Et la tendance s’accélère encore. Selon les données citées par Clayton DeMaine, les neuf premiers mois de 2025 ont déjà vu une augmentation de 17,5 % du nombre de bénéficiaires non-citoyens et non-résidents permanents. Près de 188 000 personnes ont perçu plus de 1,2 milliard de dollars en prestations pour enfants au cours de cette période seulement.

Les critères d’admissibilité contestés

Le ministre Champagne a expliqué que, pour être admissible à la PCE, un non-citoyen doit être résident du Canada aux fins de l’impôt ou être reconnu comme personne protégée, ce qui inclut les demandeurs d’asile.

Les résidents temporaires, quant à eux, doivent avoir vécu au Canada pendant au moins 18 mois consécutifs et détenir un permis d’immigration valide au 19e mois.

Cependant, le ministère des Finances n’a pas répondu aux demandes de True North concernant la justification politique et morale d’accorder de telles sommes à des personnes qui n’ont pas encore obtenu la résidence permanente.

De plus, l’Agence du revenu du Canada (ARC) a admis ne pas suivre le nombre de demandes refusées provenant de non-citoyens ou de résidents temporaires, rendant impossible de mesurer la proportion exacte d’erreurs ou de fraudes potentielles dans le système.

Une question politique explosive

Cette révélation alimente un débat de fond sur la gestion des fonds publics et sur l’admissibilité des non-citoyens aux prestations sociales. De nombreux critiques estiment qu’il s’agit d’un mauvais usage de l’argent des contribuables.

Dans les commentaires recueillis sous l’article de True North, plusieurs internautes ont exprimé leur indignation. Un lecteur nommé Doug déplore que « nous ayons des politiciens stupides à la tête du pays », tandis qu’un autre, Jack Burley, reproche aux libéraux de « ne pas utiliser la clause dérogatoire pour contrer certaines décisions controversées de la Cour suprême ».

L’affaire risque d’alimenter encore davantage la polarisation politique au moment où le nouveau premier ministre Mark Carney tente de défendre l’héritage économique du gouvernement libéral, déjà critiqué pour sa gestion des dépenses publiques.

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