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Vaccins Pfizer : aucun test pour déterminer la prévention de la transmission

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Des échanges mouvementés ont eu lieu au Parlement Européen, qui se réunissait le 10 octobre dernier pour une commission spéciale sur la pandémie de Covid-19.

Entre autres choses, des soupçons de négociations par textos entre élus et pharmaceutiques engendrant des inquiétudes au niveau de la transparence dans l’octroi des contrats mais surtout, l’admission par Janine Small, présidente du développement des marchés internationaux chez Pfizer, que les vaccins de la compagnie n’avaient pas été testés pour savoir s’ils diminuaient la transmission.

La déclaration a l’effet d’une bombe sur les réseaux sociaux et pose la question de la légitimité de certaines mesures telles que le passeport vaccinal. Partout sur terre, on accuse les gouvernements d’avoir menti au sujet des vaccins imposés de force sur les populations.

Or selon les « fact checkers » des médias grands public tels que TF1 Info, il n’y aurait aucun problème dans les propos de la représentante de Pfizer : « Si la séquence partagée en ligne est authentique et récente, l’analyse qui en est faite se révèle biaisée et trompeuse »[1] affirme par exemple Thomas Deszpot (quel nom ironique!).

Interrogé par ce même journaliste, l’immunologiste Stéphane Paul explique qu’il n’y a pas d’incohérence dans la communication de Pfizer… parce que les essais cliniques n’ont jamais été faits pour vérifier la transmission et ne visaient qu’à déterminer la prévention des formes graves.

On comprend donc qu’en termes de procédures de recherches – en termes académiques – le plan était conforme à l’original. Eh bien on l’espère! Mais ce n’est pas exactement ça le problème.

Le problème, c’est que les politiciens martelaient qu’avant toute chose, la vaccination était un acte altruiste pour prévenir la transmission… Sans jamais faillir à dire que l’inverse serait un acte égoïste et répréhensible.

L’entièreté de l’argumentaire en faveur du passeport sanitaire reposait sur cette prémisse.

À cela, on explique que la prévention de la transmission a été déterminée dans l’ensemble de la population vaccinée, dans des « études en vie réelle à grande échelle »[2].

De la sorte, on affirme qu’on a pu observer une diminution de la transmission avec les données des campagnes de vaccination massives et qu’en l’occurrence il est trompeur de dire qu’aucun test n’avait été effectué…

Aussi bien dire : « Franchement! Vous ne pouvez pas nous dire qu’on ne disposait pas de données ; nous vous avons utilisé comme cobayes pour les récolter! »

En voulant être trop rigide d’un point de vue académique, on se retrouve à être plus trompeur que les sentiments populaires. Ça revient à feindre l’innocence d’une manière assez grossière.

L’argument de la limitation de la transmission était – et de loin – aussi important dans les discours politiques que celui de la prévention des cas graves, et cela des mois avant le développement des vaccins.

On peut jouer à l’œuf ou la poule pendant longtemps, mais cette histoire n’est pas simplement l’histoire de la formulation académique d’une procédure de recherche, elle implique des évènements sociaux et une chronologie extrêmement dense dans un narratif politique qui va bien au-delà des grandes lignes de la recherche empirique que ces fact checkers voient comme une panacée de la réfutation.


[1] Deszpot, T. « Les propos d’une dirigeante de Pfizer prouvent-ils que le pass sanitaire a été instauré sans fondement scientifique? ». TF1 Info. https://www.tf1info.fr/sante/les-verificateurs-covid-19-les-propos-d-une-dirigeante-de-pfizer-prouvent-ils-que-le-pass-sanitaire-a-ete-instaure-sans-fondement-scientifique-2235207.html

[2] Idem.

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