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Pourquoi on s’intéresse à nos enfants… maintenant?

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Pourquoi après des dizaines de réformes, des problèmes de rétention d’enseignants, un décrochage alarmant, de la médication massive pour la concentration, le peu de ressources psychosociales dans nos écoles, le cafouillage avec la DPJ et d’autres problèmes presque incalculables ont fait une montée de lait généralisé face à des personnes extravagantes qui étaient méconnues lorsqu’elles restaient dans les bars sur la Ste-Catherine?

Oui, bien sûr, tous s’accordent de dire qu’il est important de savoir la pertinence des interventions de gens issus de l’extérieur du contexte scolaire. Oui, forcément, il faut se questionner à savoir qui doit prendre les décisions et les choix des activités scolaires, des programmes pédagogiques. Pourtant, les pays scandinaves intègrent la concurrence dans le choix des milieux scolaires et ce sont… les parents qui ont le fin mot de l’histoire. Jamais nous ne nous sommes autant déresponsabilisés collectivement dans l’avenir de nos enfants. Et voilà que des messieurs habillés en dames caricaturées et biscornues font le pain et le beurre des médias…

Bien sûr, encore une fois, l’agora publique est laissée directement aux prises des discours politiques les plus criards et déclamatoires.  Les wokes crient à la fermeture d’esprit des gens du commun et la droite décrit la présomption de pédophilie et la décadence civilisationnelle des principaux intéressés, entrainant, à eux deux dans leur sillage, la grogne et l’esclandre au sein de la populace tiraillée avec les leaders d’opinion, les gérants d’estrade, les idéologues et les chroniqueurs.

Pendant ce temps, de nombreux défis attendent nos enfants dans le monde scolaire. Les inégalités socio-économiques ont un impact sur la réussite scolaire des élèves au Québec. Les enfants de milieux défavorisés ont souvent moins d’accès aux ressources éducatives et peuvent être plus à risque de décrochage scolaire. La baisse de la population dans certaines régions du Québec pose des défis en matière de maintien de l’offre de services éducatifs. Les écoles doivent souvent fusionner ou fermer en raison de la diminution du nombre d’élèves. Le recrutement et la rétention des enseignants constituent également un défi pour le système éducatif québécois. Les écoles doivent trouver des moyens d’attirer et de retenir des enseignants qualifiés, compétents et passionnés.

Rappelons aussi que le décrochage scolaire n’est pas vraiment dû aux hurluberlus à talon-haut, En 2019-2020, on dénombrait 10 050 élèves considérés comme sortis sans diplôme ni qualification et absents du système scolaire l’année suivante. En 2018-2019, ils étaient 9 897 ; en 2017-2018, on en comptait 9 510.

L’offre de services éducatifs complémentaires (orthopédagogie, psychoéducation, orthophonie, éducation spécialisée, psychologie) est limitée par le financement disponible. Prière de voir le dernier budget provincial en cette matière.

Aussi, l’APTS (l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux), décrie une surcharge de travail et un besoin urgent de financement et de main-d’œuvre. Il faut apostropher beaucoup de lecteurs que la Commission Laurent (Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse sous la présidence de madame Régine Laurent) n’a pas fait autant couler d’encre que les diverses indignations que beaucoup décrivent dans leurs chroniques.

Bien des lecteurs me diront qu’on peut mâcher de la gomme et marcher en même temps. Je le dis, je le répète, je le martèle, avant de s’indigner au nom des enfants ou bien pour faire passer un agenda de droite ou de gauche dans les médias, il serait intéressant de juguler les défis actuels qui affligent de façon très dangereuse nos futurs citoyens laissés à eux-mêmes avant de s’emporter sur des cas anecdotiques qui malgré tout relève de l’absurde et de l’inutilité.

Oui, c’est absurde, oui, on doit s’inquiéter davantage des programmes scolaires, des intervenants et des services en milieu pédagogique, etc. Mais peut-on arrêter de faire de la forme et parler au nom de la veuve et l’orphelin, c.q.f.d NOS enfants? À quand nos merveilleux intellectuels de salon vont émettre des idées pour optimiser et rendre efficace nos centres d’enseignements, et suggérer des intervenants pertinents pour la formation de nos citoyens en devenir?

Svp, ça suffit la démonstration de vertu en essayant de s’intéresser à nos jeunes.

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