Éric Lanthier

Éric Lanthier est un chroniqueur politique et social qui s’intéressent aux questions qui touchent principalement le Québec et le Canada.

Éric Lanthier

Pendant qu’elle s’attaque à la suprématie du masculin dans la langue française, Valérie Plante manifeste peu d’intérêt à franciser la capitale de la Francophonie américaine.

En 2009, quelques mois après le début de la crise financière, les inventeurs et les professionnels qui s’étaient réunis au Salon international des inventions de Genève ont relancé cette expression, La crise est la mère de toutes les inventions. J’espère que la crise actuelle mettra en valeur l’innovation et l’entrepreneuriat québécois.

Règle générale, une crise comporte quatre phases. La première, la phase héroïque, où les leaders prennent en charge la situation avec courage et bienveillance. On se retrousse les manches, on attaque bravement le problème pour y remédier. Ensuite, vient la phase de la lune de miel. C’est là que l’on voit l’efficacité de ses mesures. Les choses bougent, on a confiance et tout le monde coopère. Or, vient un temps où la patience de tout un chacun est mise à rude épreuve, la lune de miel est terminée, et c’est la désillusion. C’est la troisième phase. Les plaintes affluent, et les critiques des partis de l’opposition se font entendre. Ceux-ci ont un choix à faire, répliquer pour construire et aider, ou contester en opportunistes. Enfin, la quatrième phase, c’est la reconstruction.

Après l’élimination des frais d’accès aux sites XXX les plus populaires, qui aurait cru que l’augmentation de leur fréquentation aurait été attribuée aux femmes? La circulation a augmenté considérablement sur les sites XXX en cette période de confinement, et étrangement, cette hausse de fréquentation est due davantage [aux] femmes qu’aux hommes. Il semble que de …

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Je ne privilégie pas un retour hâtif en classe, surtout pas dans la région métropolitaine ni en périphérie de cette région névralgique. Toutefois, je crois que, lorsque viendra le temps de rouvrir les écoles, le Québec devrait d’abord s’inspirer de l’efficacité du système scolaire danois. La semaine dernière, certaines autorités québécoises affirmaient qu’à partir du …

S’inspirer de l’efficacité des écoles danoises Read More »

Un grand nombre de personnes s’ennuient parce que le Covid-19 limite leurs interactions avec leurs proches à des rencontres virtuelles. Certaines d’entre elles se réfugient dans la lecture ou dans une quête de nouveaux apprentissages. C’est le cas pour Émily Bégin et Guillaume Lemay-Thivierge qui apprennent à jouer respectivement du piano et de l’accordéon. D’autres profitent de ce jeûne d’activités extérieures qui leur est imposé pour apprendre de nouveaux pas de danse, une troisième langue, de nouvelles recettes ou des exercices pour améliorer leur forme physique.

L’anxiété est la manie de gérer soi-même son stress, à l’exagérer même ou à anticiper à l’excès un malheur avant qu’il n’arrive. L’isolement auquel nous sommes tous obligés exacerbe à coup sûr, surtout chez certaines personnes, l’anxiété que provoque ce si petit ennemi qui ne cesse de gagner des victoires à la grandeur de la planète. Or, l’Association canadienne pour la santé mentale affirme que « […] trop de temps passé seul peut permettre le développement des inquiétudes et des angoisses ». De surcroit, la littérature sur le sujet démontre que non seulement l’écoute améliore l’état de bienêtre, mais elle aide aussi à diminuer le rythme cardiaque, le stress et l’attention portée sur le moment présent.

Jusqu’à tout récemment, on pouvait dire que l’humour était « […] un phénomène socioculturel révélateur de l’évolution des mentalités québécoises, mais pourtant négligé par l’intelligentsia ». Aujourd’hui, tant le premier ministre que le directeur national de la santé publique y ont recours pour faire passer la pilule. On n’a qu’à penser aux claques de Horacio Arruda et à la chanson de Jean-Pierre Ferland que François Legault a citée. M. Legault et M. Arruda savent, tous deux, que l’humour fait non seulement partie de notre identité, mais qu’il est aussi considéré comme notre sport national.

Le Parti libéral du Québec a suspendu sa course à la chefferie et le Parti québécois l’a reportée aussi. Pourquoi le Parti conservateur du Canada s’obstine-t-il à poursuivre sa course, qui passe inaperçue de toute façon? Pour l’heure, la population du Canada doit composer avec le confinement, la distanciation sociale, l’encadrement des enfants, les fermetures de commerces, les pertes d’emploi et un moral en dents de scie. N’est-ce pas assez? A-t-elle envie, en ce moment, d’écouter des débats sur les oléoducs? A-t-elle la tête à entendre des gens s’obstiner sur le programme de l’un ou de l’autre? Je ne crois pas.