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Baisse marquée de la natalité au Canada, due en partie à la crise du logement

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Traduit de l’anglais. Article de Tristin Hopper publié le 5 octobre 2023 sur le site du National Post.

Le taux de natalité au Canada continue de chuter à des niveaux historiquement bas – une tendance qui est probablement liée au prix écrasant du logement pour les jeunes qui souhaitent fonder une famille.

Statistique Canada a confirmé la semaine dernière que 351 679 bébés sont nés en 2022, soit le nombre le plus bas de naissances vivantes depuis les 345 044 naissances enregistrées en 2005.

Cette disparité est d’autant plus notable que le Canada ne comptait que 32 millions d’habitants en 2005, contre 40 millions fin 2022. En 2005, le taux de fécondité du Canada était déjà historiquement bas, avec 1,57 naissance par femme. Mais d’après les chiffres de 2022, ce taux de fécondité est tombé à 1,33.

Les taux de fécondité sont en baisse depuis des décennies dans l’ensemble des pays développés, mais le récent ralentissement au Canada a été si marqué que Statistique Canada a averti que si les tendances actuelles se poursuivent, le Canada pourrait bientôt se classer parmi les pays où le taux de fécondité est le plus bas de la planète.

« Le Canada pourrait rejoindre les pays ayant les taux de fécondité les plus bas… une situation associée à un vieillissement rapide de la population et à une pression accrue sur le marché du travail, les soins de santé publique et les systèmes de retraite », a écrit l’organisme statistique en mai 2022.

Le club des pays ayant le taux de fécondité le plus bas comprend tous les pays dont le taux de fécondité est inférieur à 1,3 enfant par femme – un groupe qui comprend le Japon, l’Italie, la Corée du Sud et la Chine.

La principale différence entre le Canada et ces pays est toutefois son taux d’immigration élevé. Ainsi, alors que l’Italie et la Chine prévoient un déclin structurel de leur population dans les décennies à venir, le Canada prévoit une augmentation de sa population, qui atteindra 50 millions d’habitants d’ici à 2043 et sera presque exclusivement composée de nouveaux arrivants.

Quant à savoir pourquoi les Canadiens abandonnent plus rapidement que jamais l’idée d’élever leurs enfants, Statistique Canada a laissé entendre que la montée en flèche du coût des logements y était probablement pour beaucoup.

Dans une enquête publiée le mois dernier, l’agence a constaté que plus d’un tiers des jeunes Canadiens mettaient de côté leurs projets familiaux pour des raisons purement financières. Statistique Canada a constaté que 38 % des Canadiens dans la vingtaine « ne pensaient pas pouvoir se permettre d’avoir un enfant au cours des trois prochaines années », et à peu près le même nombre (32 %) ont déclaré qu’ils doutaient de pouvoir trouver un « logement convenable » pour s’occuper d’un bébé.

[…]

Lorsque la fin de la pandémie a coïncidé avec des hausses massives des loyers, des prix du logement et d’autres coûts de la vie, il semble que cela n’ait guère contribué à dissuader les adeptes du « report des enfants ».

[…]

Cette même enquête a également révélé que les enfants – tout comme les maisons elles-mêmes – devenaient de plus en plus un marqueur de richesse.

« Au Canada, contrairement à de nombreux autres pays, les taux de fécondité et les désirs augmentent avec le revenu : les Canadiens les plus riches ont plus d’enfants », peut-on lire dans l’étude.

[…]

Pour lire l’article dans sa forme originale

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