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Dérapages syndicaux : le projet de loi sur les grèves est devenu essentiel

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Depuis jeudi dernier, les cols bleus de la Ville de Québec sont en grève générale illimitée, perturbant notamment le déneigement et le Tournoi international de hockey pee-wee. La mairie et le syndicat des employés manuels se rejettent la responsabilité, mais il est clair que cette grève fait suite au rejet, par 90 % des syndiqués, d’une augmentation salariale de 21,5 % sur six ans, portant le salaire maximal à 93 500 $. Bien que le syndicat affirme que la Ville de Québec accuse un retard par rapport aux augmentations salariales d’autres municipalités et que ce salaire de 93 500 $ ne concernerait que 15 % des 1 400 employés, pour la population, il s’agit une fois de plus d’un cas où elle est prise en otage par des syndicats peu sympathiques. Les grèves étant devenues incontrôlables ces derniers temps au Canada, même la CAQ a récemment déposé un projet de loi. Et il était temps !

Une succession de grèves hautement problématiques :

À l’échelle canadienne, de nombreuses grèves dans le secteur des transports ont paralysé des pans entiers de notre économie. Par exemple, des arrêts de travail dans les chemins de fer ont ralenti la chaîne d’approvisionnement, menaçant nos cargaisons de grains. De même, des grèves dans les ports ont paralysé nos capacités d’exportation et d’importation. Ces interruptions récurrentes ont non seulement affecté l’économie canadienne, mais ont également terni notre réputation à l’international.

La grève de Postes Canada a ajouté à la frustration générale en paralysant la livraison des colis en plein temps des fêtes cette année. Des milliers de Canadiens ont vu leurs commandes retardées, affectant notamment les cadeaux de Noël et les petites entreprises qui comptaient sur les ventes de fin d’année pour survivre. Ce blocage a mis en lumière la vulnérabilité du système postal face aux grèves prolongées, forçant de nombreux consommateurs et entreprises à se tourner vers des solutions privées coûteuses.

Au Québec, la grève du secteur publique en 2023, les multiples grèves à la SAQ et maintenant celles des employés municipaux illustrent une tendance similaire.

D’ailleurs, cette grève des enseignants en 2023, qualifiée d' »héroïque » par le député solidaire Alexandre Leduc, a fait perdre cinq semaines de cours à des élèves déjà éprouvés par des années de pandémie. Manifestement, la perception populaire en 2025 est à des années-lumière de celle des députés de Québec solidaire. Alors que l’ensemble de la population peine économiquement, elle supporte de moins en moins ces grèves qui la prennent en otage.

En soutenant le syndicalisme en bloc, le parti d’extrême gauche se fait le défenseur de syndiqués qui, loin d’être des mineurs de charbon du XIXᵉ siècle, sont plutôt du genre à s’offrir le dernier modèle de pick-up et un cinéma maison.

Dirigeants syndicaux aux pratiques douteuses

Les dirigeants syndicaux ne font pas preuve de modestie non plus. Récemment, Magali Picard, présidente de la FTQ, a été critiquée pour un voyage luxueux à Dubaï la forçant à l’écourter et admettre son erreur. On a aussi découvert des dépenses déraisonnables telles que des camions à 80 000$ pour les dirigeants, une facture de 1707,43 $ de boissons incluant des scotches de 16 et 18 ans d’âge à 20 $ ou plus le verre, etc. Dans un contexte où les travailleurs syndiqués revendiquent de meilleures conditions salariales, ce genre de dépenses paraît déconnecté de la réalité.

De plus, le Journal de Montréal a rapporté que la FTQ lui avait envoyé une mise en demeure afin qu’il arrête de publier des articles au sujet des dépenses de ses dirigeants. Cette attitude suggère une volonté de masquer certaines pratiques plutôt que de rendre des comptes aux travailleurs qui financent ces organisations.

Un projet de loi pour protéger la population

C’est dans ce contexte que, mercredi dernier, Jean Boulet, le ministre du Travail du gouvernement Legault, a déposé le projet de loi PL89 : Loi visant à considérer davantage les besoins de la population en cas de grève ou de lock-out. Ce projet de loi vise à limiter les impacts des grèves sur les services essentiels et à assurer la sécurité sociale, économique et environnementale de la population. Ça semble une voie législative raisonnable pour rétablir l’équilibre entre le droit de grève et le respect des besoins fondamentaux de la société.

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