Share on facebook
Share on twitter
Share on email
Share on reddit
Share on linkedin
  • partager
Share on facebook
Share on twitter
Share on email

Est-ce le début de la fin pour Jagmeet Singh?

Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
Share on reddit
Share on email

Traduit de l’anglais. Article de Tasha Kheiriddin publié le 17 octobre 2023 sur le site du National Post.

Le chef du NPD, Jagmeet Singh, est toujours debout, en quelque sorte. M. Singh a reçu l’appui de 81 % des délégués au congrès de son parti qui s’est tenu le week-end dernier à Ottawa, un résultat moins bon que prévu. Lorsqu’il a été élu pour la première fois à la tête du parti en 2018, M. Singh a obtenu 91 % d’appuis ; en 2021, ce chiffre a chuté à 87 %.

Ce n’est pas la trajectoire qu’il souhaite, ni celle de son parti : les sondages d’opinion réalisés par Abacus Data montrent régulièrement que le NPD est coincé en troisième position avec environ 19 % des voix, soit à peu près le même total qu’en 2015.

[…]

La position du parti à l’égard d’Israël est le reflet d’un problème plus important qui touche la gauche politique ces temps-ci, à savoir la divergence entre les préoccupations traditionnelles de la classe ouvrière, telles que les salaires et les droits des travailleurs, et la politique identitaire des militants dits progressistes.

Le NPD est devenu un mariage difficile entre les deux camps, poussant certains de ses partisans à demander le divorce. Selon David Coletto, PDG d’Abacus Data, le NPD « perd environ un partisan sur cinq, qui se tourne davantage vers les conservateurs que vers les libéraux ». La droite tire des dividendes de son positionnement en tant que champion de la classe ouvrière – sans la politique de la blague.

Mais ce n’est pas la seule crise d’identité qui frappe le NPD. Les délégués ont exprimé leur frustration face à l’accord de confiance et d’approvisionnement conclu il y a 17 mois avec les libéraux, qui maintient le gouvernement au pouvoir. Comme l’a dit un délégué au National Post : « Ce n’est pas de la politique. C’est de la foutaise. Il s’agit d’une sorte d’accord commercial ».

Ce type de discours a incité les délégués du NPD à adopter une résolution d’urgence qui demande au parti de retirer son soutien si les libéraux ne s’engagent pas à mettre en place « un programme d’assurance-médicaments universel, complet et entièrement public ». Si les libéraux ne parviennent pas à faire adopter un projet de loi satisfaisant d’ici la fin de l’année, le NPD se retirera et fera de l’assurance-médicaments un enjeu électoral.

Mais est-ce que ce serait le cas ? La plupart des Canadiens ne sont pas d’accord avec l’orientation du NPD et préfèrent que le gouvernement aide la petite minorité de Canadiens qui n’ont pas d’assurance ou qui n’ont pas les moyens de se procurer une ordonnance, plutôt que d’investir dans un programme universel qui offrirait des médicaments gratuits aux riches.

Alors que les libéraux tentent de se serrer la ceinture, ils laissent entendre que le coût d’un régime d’assurance-médicaments à payeur unique pourrait être trop élevé pour eux, surtout depuis que le directeur parlementaire du budget a chiffré le coût du programme à 11 milliards de dollars pour sa première année d’existence.

Les résolutions du congrès ne sont jamais contraignantes, mais si M. Singh ne s’en tient pas à celle-ci, le soutien qu’il reçoit de la part des membres de son parti pourrait s’effondrer – et il le sait. Les libéraux le savent aussi, ce qui les met dans une position délicate.

En aidant M. Singh à sauver la face, les libéraux pourraient également sauver leur accord, mais en donnant trop d’argent, ils s’aliéneraient encore plus les électeurs centristes, mécontents des dépenses excessives du gouvernement. Cela renforcerait également l’impression que les libéraux achètent du pouvoir avec l’argent des contribuables, et que le NPD les aide à le faire – à un moment où les Canadiens n’ont pas assez d’argent pour eux-mêmes.

[…]

Pour lire l’article dans sa forme originale

Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn
Share on reddit
Reddit
Share on email
Email

Les nouvelles à ne pas manquer cette semaine

  • Vous aimeriez aussi

Québec, ville d’un seul projet

Nous apprenions dans les derniers jours que la ville de Québec enregistrait une décroissance économique pour la première fois en 20 ans. En effet, selon

  • Nouvelles semblables