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Gaz naturel : le Qatar profite de l’immobilisme canadien

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Le Qatar vit une année prolifique. Outre la coupe du monde, qu’il prépare depuis de nombreuses années et lui offre une portée internationale, le petit pays du golfe persique tire aussi son épingle du jeu dans la crise énergétique européenne.

Non seulement il a conclu des accords avec l’Allemagne pour l’approvisionner en gaz naturel à partir de 2026 – une opportunité boudée par le gouvernement Trudeau au Canada – mais il se rapproche aussi de la Chine, avec qui il a conclu une entente d’approvisionnement d’une durée de 27 ans.

Bref, le Qatar tente de récupérer le marché du gaz perdu par la Russie en Europe, mais il s’attaque aussi au marché chinois vers lequel elle prévoyait détourner ses exportations. Un opportunisme agressif… et extrêmement payant.

Selon certains analystes, le Qatar est rapidement devenu « l’Arabie-Saoudite du gaz naturel » grâce à un momentum inédit qui stimule la demande pour la ressource partout dans le monde.

Pour le moment, le pays est à peu près à égalité avec les États-Unis et l’Australie en termes de production. Cela dit, les experts affirment que la production australienne semble sur son apogée, voire près du déclin, alors qu’aux États-Unis, la croissance du secteur tend à ralentir en raison des préoccupations environnementales et réglementaires qui refroidissent les investisseurs.

C’est cependant loin d’être aussi grave qu’au Canada, qui semble avoir loupé l’opportunité alléchante par signalement de vertu écologiste et auto-sabotage.

Visité il y a quelques mois par le chancelier allemand Olaf Scholz, Trudeau avait alors affirmé qu’il n’y avait pas réellement « d’étude d’opportunité » pour l’exportation de gaz naturel canadien! Et ce après des années de projets et d’investissements bloqués dans ce secteur énergétique!

Selon une étude de 2020, c’est la lourdeur réglementaire et l’activisme écologiste qui désavantage le Canada sur la scène mondiale et fait fuir les investisseurs. Le récent revirement de l’Europe vers le golfe Persique en est un exemple éloquent.

Malgré son immense production de gaz naturel (6ième au monde) de 16,1 milliards de pieds/cube, le Canada, qui ne dispose que d’un seul port méthanier, est totalement handicapé. Depuis 2011, 18 projets de terminaux méthaniers ont été proposés sur le territoire canadien, et 17 ont été bloqués. Aux États-Unis, on en a construit 7 et approuvé 20 seulement entre 2014 et 2020.

La situation est d’autant plus curieuse quand on réalise que le gaz naturel pourrait prévenir en grande partie l’usage massif de charbon tant en Europe qu’en Chine, et ferait diminuer de manière radicale les gaz à effet de serre dans le monde.

Mais le Canada préfère s’auto-saboter dans ce dogme écologiste sévère qui ne prend pas en compte les nouvelles réalités géopolitiques. En bloquant systématiquement son industrie et son potentiel énergétique, il ne réalise pas qu’il nuit à l’environnement, à ses alliés et à ses propres citoyens qu’il appauvrit sans aucun remord.

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