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« Homme blanc médiocre » : une professeure de l’Université Laval tweet une insulte raciste et sexiste contre Frédéric Bastien

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La semaine dernière, l’historien, militant et professeur au Collège Dawson Frédéric Bastien a porté plainte à la Commission des droits de la personne du Québec et du Canada en raison d’un appel de candidatures pour le poste de titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire du Canada-Québec qui excluait explicitement les hommes blancs.

En effet, l’appel d’offre indiquait que seules les personnes « s’étant auto-identifiées comme membre d’au moins un de ces quatre groupes sous-représentés (femmes, autochtones, personnes en situation de handicap et personnes appartenant aux minorités visibles) seraient sélectionnées ». Ce qui exclut logiquement tout homme blanc qui ne serait pas handicapé.

Outre le côté un peu surprenant de considérer les femmes comme « sous-représentées » à l’université – considérant qu’elles forment désormais entre 60 et 70% du corps étudiant, malgré leur proportion de 44,3% dans le corps professoral – le caractère discriminatoire et fondé sur la couleur de peau – c’est-à-dire raciste – fait beaucoup réagir.

C’est que si la « racisation » est un processus de caractérisation fondé sur la couleur de peau, renvoyer quelqu’un à la blancheur de son épiderme en fait logiquement… quelqu’un de racisé!

Et ce genre d’offres d’emplois qui souscrivent à des « programmes de diversité et d’inclusion » – qui dans la pratique mène littéralement à l’exclusion des hommes blancs – n’est pas anecdotique ; c’est carrément devenu la norme dans les universités québécoises.

L’Université Laval elle-même l’affirme : « Toutes les universités doivent se conformer à ces exigences », qui sont établies par Ottawa suite à un jugement de cour en 2019 qui vise à « réparer un déséquilibre historique dans la représentation des minorités ».

Une situation que Bastien trouve intolérable. L’historien, qui avait notamment présenté sa candidature à la chefferie du parti Québécois en 2020 et était intéressé par le poste offert par L’Université Laval, affirme ainsi « qu’en faisant ça, [l’université] a violé mes droits. En étant considéré comme un homme blanc, hétérosexuel, je ne pouvais postuler au poste en question, car les quotas pour les catégories indiquées plus haut n’étaient pas atteints. »

Si la situation semble de toute évidence relever de la discrimination, du sexisme et du racisme, les chances que la plainte n’aboutisse sur une victoire sont loin d’être assurées. En effet, le Programme des chaires de recherche du Canada, contacté par Le Devoir, affirme que « Les objectifs d’équité et l’embauche stratégique sont considérés comme des pratiques exemplaires par la Commission canadienne des droits de la personne pour remédier à la sous-représentation historique et persistante des minorités ».

Il affirme en outre, dans une novlangue ouvertement paradoxale, que « le Programme des chaires de recherche du Canada n’exclut personne et se veut inclusif. C’est justement pour cette raison que des mesures sont prises par le programme pour assurer une représentation qui corresponde à celle de la population ».

En bref, cette idéologie veut faire de chaque institution au Canada un zoo communautaire qui s’intéresse plus à son éventail de spécimens qu’à la méritocratie qui caractérise les peuples libres.

Réagissant à la plainte de Frédéric Bastien, Sule Tomkinson, une professeure de science politique de l’Université Laval, y est allé d’un sexisme et d’un racisme décomplexé sur Twitter, déclarant : « Je vous souhaite à tous de commencer votre semaine avec l’état d’esprit d’un homme blanc médiocre qui est convaincu qu’il mérite une chaire de recherche du Canada alors qu’il n’a publié que quelques livres non évalués par des pairs. »

Un tweet qui n’a pas tardé à entraîner des réactions. Dans plusieurs d’entre elles, on interpelle directement l’Université Laval pour savoir si c’est bel et bien le genre de message qu’elle cautionne.

Plus loin, une femme cherche à être rassurée et s’inquiète que cette professeure ne participe à l’évaluation et à l’embauche d’autres professeurs ou de chercheurs, ce à quoi Tomkinson répond, pleine d’arrogance : « Désolé de vous décevoir. Faire partie d’un comité d’embauche fait partie du travail des professeurs ».

C’est ainsi que ce genre d’idéologies deviennent indélogeables dans les universités.

Le professeur agrégé en démographie asiatique Guillaume Marois, pour sa part, fait remarquer à la professeure condescendante que Frédéric Bastien dispose de plus de citations de ses articles évalués par les pairs qu’elle sur Google Scholar…

Reste ainsi à voir si l’Université Laval protégera ce genre de comportement, et si ces politiques de diversité et d’inclusion sauront passer le test de l’acceptabilité sociale encore bien longtemps. Mais il est clair que les milieux académiques, depuis longtemps parasités par ces idéologies, sont très réfractaires à la remise en question et consolident cette dynamique raciste et sexiste par l’embauche et la protection d’individus toujours plus convaincus de la nécessité d’éradiquer et d’humilier l’homme blanc.

Source: https://www.ledevoir.com/societe/772347/appels-de-candidatures-l-exclusion-des-hommes-blancs-d-appels-de-candidatures-fait-l-objet-de-plaintes

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