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L’ablation des seins, l’opération la plus demandée par les adolescents transgenres au Canada pour affirmer leur identité sexuelle

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Traduit de l’anglais. Article de Sharon Kirkey publié le 14 septembre 2023 sur le site du National Post.

La mastectomie bilatérale, c’est-à-dire l’ablation des seins, est devenue l’intervention chirurgicale la plus demandée par les adolescents transgenres pour affirmer leur identité sexuelle.

Alors que de nombreux pays européens réservent cette opération irréversible aux adultes de 18 ans et plus et appellent à une approche plus prudente des soins de confirmation du genre chez les mineurs, des chirurgiens plasticiens au Canada ont pratiqué la « top chirurgie » sur des adolescents âgés de 14 ans seulement.

La chirurgie visant à donner une poitrine plus masculine aux personnes assignées à un sexe féminin à la naissance est devenue l’un des derniers points chauds dans les débats très sensibles et politisés sur les soins visant à affirmer le genre.

Un groupe national de parents préoccupés par l’augmentation brutale et sans précédent du nombre d’enfants cherchant un traitement médical pour une dysphorie de genre, en particulier les adolescentes, demande que les mastectomies soient limitées aux personnes âgées de 18 ans et plus et que le Canada, à l’instar de ses homologues européens, procède à un examen systématique des résultats des interventions médicales et chirurgicales visant à affirmer le genre chez les mineurs.

Un chirurgien montréalais à l’avant-garde de la chirurgie de réassignation sexuelle et ses collègues reconnaissent, dans un article publié en avance, que les données documentant les effets des mastectomies d’affirmation du genre sur les mineurs font cruellement défaut, ce qui soulève des inquiétudes quant à la capacité des prestataires à informer pleinement les jeunes sur les risques et les avantages de l’ablation des seins pour mieux aligner leur corps physique sur leur identité de genre.

D’autres grandes questions se posent dans le débat éthique sur la chirurgie transgenre transformatrice pour les jeunes. Si l’identité de genre est fluide, quels sont les risques pour les mineurs de subir une intervention chirurgicale irréversible avant que leur identité de genre ne soit plus fermement établie ? Les adolescents dysphoriques ont-ils la maturité émotionnelle et cognitive nécessaire pour réfléchir aux implications de ce qui pourrait se produire si leurs sentiments à l’égard du genre changeaient ?

« Nous semblons avoir adhéré, en tant que culture, à l’idée que l’on peut être qui l’on veut, s’identifier comme on veut et changer son corps pour l’adapter à son identité, et que tout cela se passera à merveille », a déclaré Pamela Buffone, fondatrice du Rapport canadien sur les sexospécificités.

« Il s’agit certainement d’une grande expérience à mener sur des enfants de 14 ans, sans aucune preuve à l’appui ».

Les délégués au congrès politique du parti conservateur fédéral qui s’est tenu le week-end dernier ont voté en faveur d’un futur gouvernement conservateur qui interdirait « les interventions médicales ou chirurgicales qui altèrent la vie » pour traiter « la confusion et la dysphorie de genre » chez les moins de 18 ans, une politique que les libéraux ont rapidement attaquée en la qualifiant de politique « d’extrême droite » à l’américaine. Hannah Hodson, une ancienne candidate conservatrice ouvertement transgenre, s’est sentie trahie. « À tous ceux (du Parti conservateur du Canada) qui m’ont dit qu’ils m’aimaient, qu’ils me soutenaient et qu’ils se battraient pour moi, et qui me disent maintenant de me calmer et de me laisser faire. Ou pire, qui me disent de me taire », a posté M. Hodson sur X, anciennement connu sous le nom de Twitter.

Les partisans de cette mesure affirment qu’il est erroné de restreindre les interventions chirurgicales visant à affirmer le genre en se basant uniquement sur des limites d’âge arbitraires, que les opérations sur les mineurs ne sont pratiquées que dans des circonstances exceptionnelles, que les seins peuvent provoquer une profonde détresse chez les personnes qui passent du sexe féminin au sexe masculin et que les taux de regret chez les adultes qui ont effectué une transition sont extrêmement faibles. Une enquête menée auprès de patients a révélé que la chirurgie peut atténuer de manière significative la « dysphorie thoracique » chez les garçons transgenres. Le haut de leur corps correspond mieux à ce qu’ils ressentent à l’intérieur.

L’Ontario exige que les personnes qui demandent une chirurgie thoracique couverte par l’Assurance-santé de l’Ontario obtiennent une évaluation d’un médecin qualifié ou d’une infirmière praticienne confirmant un diagnostic de dysphorie de genre « persistante ». Le ministère de la santé de la province n’a toutefois pas répondu aux questions concernant l’âge minimum requis.

De nombreuses cliniques et chirurgiens contactés par le National Post n’ont pas non plus répondu aux questions concernant les limites d’âge ou la proportion de chirurgies supérieures pratiquées sur des mineurs. D’autres ont indiqué qu’ils n’avaient personne de disponible pour faire des commentaires. Partout aux États-Unis, des hôpitaux et leur personnel ont fait l’objet de menaces et de harcèlement parce qu’ils offraient des soins tenant compte des différences entre les sexes.

Derrière la controverse se cache une augmentation remarquable du nombre d’enfants et d’adolescents orientés vers des soins, en particulier les enfants nés de sexe féminin. Selon l’Association professionnelle mondiale pour la santé transgenre (WPATH), les adolescents assignés à une femme à la naissance commencent à recevoir des soins 2,5 à 7 fois plus souvent que les adolescents nés de sexe masculin. On ne sait pas exactement ce qui explique l’inégalité flagrante des rapports entre les sexes, considérée comme l’une des évolutions les plus importantes dans ce domaine au cours des 15 dernières années.

Au Canada, le projet de recherche Trans Youth CAN ! a suivi les expériences de 174 enfants et adolescents trans et non binaires de moins de 16 ans qui ont été orientés vers 10 cliniques au Canada pour des soins d’affirmation du genre entre 2017 et 2019. La plupart, environ 80 %, étaient des enfants nés de sexe féminin. Selon les données présentées lors d’une conférence de la WPATH l’année dernière, 34 % des jeunes AFAB – assignés de sexe féminin à la naissance – de l’étude canadienne ont été orientés vers une « chirurgie supérieure », 48 au total, au cours des deux années de suivi. La plupart d’entre eux avaient 15 ou 16 ans au moment de l’orientation ; 12 % avaient 14 ans.

[…]

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