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Le lobby LGBTQ+ et l’incapacité d’introspection

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États-Unis – Le 14 décembre 2022, le Committee on Oversight and Reform de la Chambre des Représentants a tenu une audience pour étudier comment les politiques anti-LGBTQI+ avancées par les élus Républicains et la prolifération d’un discours extrémiste anti-LGBTQI+ auraient supposément alimenté une montée de la violence contre les personnes LGBTQI+ aux États-Unis. C’est la variante de l’acronyme employée par Carolyn B. Maloney, Représentante Démocrate à la Chambre (NY-12) et présidente du Comité, qui est rapportée ici.

Dans une première partie, le Comité a entendu les témoignages de trois survivants de la fusillade survenue au Club Q de Colorado Springs en novembre dernier. Plusieurs représentants d’organismes pour la défense des droits LGBTQ+ ont pris la parole lors d’un second panel.

Ce qui saute d’abord aux yeux, c’est l’instrumentalisation de la tuerie du Club Q à des fins politiques par la Représentante Maloney. Elle affirme que les politiques « méprisables » des Républicains « contribuent » à de telles tragédies, bien qu’aucun motif n’ait été attribué par les enquêteurs.

Il sera cependant difficile de désigner la haine anti-LGBTQ+ comme motif du fait que selon les avocats de la défense, Anderson Aldrich (le tireur) s’identifie comme non-binaire et réclame que l’on emploie des pronoms neutres pour le désigner. Ils avancent également qu’Aldrich souffre de trouble de stress post-traumatique sévère et de trouble bipolaire depuis sa jeunesse.

On peut arguer qu’Aldrich s’invente une identité de genre après coup pour aider sa cause. Quoiqu’il en soit, si les trans-activistes exigent que nous certifions l’identité de genre d’un individu en fonction de sa seule auto-identification, ça s’applique aussi à Aldrich. Certes, son identification en tant que non binaire ne va pas dans le sens des conclusions auxquelles Carolyn B. Maloney souhaite nous mener. Un article publié par The Associated Press ajoute même une notice de mise en garde contre tout amalgame entre les comportements violents et la non-binarité. À noter que s’il y existait des éléments tangibles permettant d’associer Aldrich à la droite conservatrice, les médias en feraient leurs grands titres.

Dans le second panel, Kelley Robinson, présidente du Human Rights Campaign, plus gros lobby LGBTQ+ aux États-Unis, déplore la « marée montante de haine et de violence visant sa communauté ». Il n’est pas uniquement question de la tuerie du Club Q, qui est un acte odieux quelle qu’en soit la motivation. Elle fait référence à 25 lois anti-LGBTQ+ passées en 2022 qui empêcheraient les personnes LGBTQ+ d’être « librement et ouvertement qui elles sont ». Il s’agit spécifiquement de lois qui ne permettent pas aux personnes s’identifiant comme trans d’utiliser les vestiaires de leur choix ou de se joindre aux équipes sportives du sexe opposé. Ces lois briment peut-être certaines personnes de la minorité trans, mais elles ont pour but de protéger la population féminine qui n’est pas à l’aise de partager ses vestiaires avec des mâles biologiques, ainsi que de garantir des compétitions équitables dans le sport féminin.

Parmi les lois décriées, il y a le bannissement de livres LGBTQ+ du curriculum de l’école primaire. Aussi celles qui interdisent aux médecins de prescrire des bloqueurs d’hormones et des thérapies hormonales à des mineurs – et de pratiquer sur eux des chirurgies. Kelley Robinson se garde bien de nommer le réel : le Human Rights Campaign parle plutôt de « soins médicaux pour l’affirmation du genre qui sont sûrs, légaux et médicalement nécessaires ». Elle perçoit dans ces lois Républicaines une violence envers les enfants. Comme si l’altération de la puberté n’en était pas une. Il y a tout simplement des décisions que les mineurs ne sont pas en mesure de prendre de façon éclairée. Sans oublier les diagnostics de dysphorie du genre distribués libéralement par des médecins militants.

L’intervention d’Olivia Hunt, une femme trans en charge des politiques du National Center for Transgender Equality (NCTE), va dans le même sens. Son plaidoyer condamne l’utilisation du terme « groomer » par des militants anti-LGBTQ+, qui viserait à dépeindre les personnes LGBTQ+ et leurs alliés comme des prédateurs sexuels. Là encore, on se garde bien de nommer le réel. Il s’agit de drag queens et autres personnages LGBTQ+ qui sollicitent l’attention de jeunes enfants, soit pour leur présenter l’idéologie queer, leur lire de contes, ou leur donner des spectacles « pour tous âges » dans un bar.

On remarque chez les tenants de l’idéologie LGBTQ+ un égocentrisme qui se refuse tout examen de conscience, jumelé à un automatisme de se peindre en victime. Il faut pourtant reconnaître qu’en Occident, les minorités sexuelles jouissent d’une ouverture inégalée ailleurs dans le monde. Mais ce ne serait pas encore suffisant : il faudrait qu’elles soient glorifiées. En plus, on devrait encourager la promotion de l’idéologie LGBTQ+ auprès des enfants et aborder les questions de sexualité avec ceux-ci.

La tournée nationale du spectacle ouvert aux enfants A Drag Queen Christmas, qui comprend 36 spectacles dans 18 états, fait beaucoup réagir. S’y succèdent plusieurs numéros libidineux avec costumes sexualisés, dont l’un montre deux hommes portant des bois de rennes, par ailleurs légèrement vêtus, simuler la sodomie. Une drag queen interagit avec des enfants de l’assistance et leur parle de sa sexualité. Il ne faut pas être particulièrement prude pour comprendre que ça puisse susciter de l’indignation. Une version 100% hétéro entraînerait aussi une levée de boucliers décriant le « grooming ». Ce ne serait pas de l’hétérophobie.

Pourtant, toute critique du prosélytisme LGBTQ+ dans lequel s’inscrivent de tels événements est décriée comme homophobe. L’opposition à la théorie du genre, comme transphobe. Cette posture ne peut que générer du mépris à l’endroit de la mouvance LGBTQ+ en général et des individus LGBT en particulier, y compris ceux qui désavouent l’acronyme et son idéologie (car il y en a davantage qu’on pense).

Il n’est pas question de nier que l’homophobie existe, ni d’avancer qu’elle survient uniquement en réaction à la militance LGBTQ+. Sauf que les agissements de ce mouvement sont susceptibles d’en générer davantage plutôt que de l’éradiquer.

L’audience du Committee on Oversight and Reform prend le problème à l’envers. Évidemment, rien ne justifie une fusillade comme celle survenue au Club Q en novembre, mais la ligne supposément « anti-LGBTQ+ » des Républicains n’en est aucunement responsable. On peut même supposer que la volonté politique visant à contrer le militantisme LGBTQ+ contribue davantage à calmer le jeu qu’à l’envenimer. Le risque de violence n’augmenterait-il pas advenant l’absence de l’alternative politique?

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