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Legault a-t-il ouvert le débat très français sur la « préférence nationale »?

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Encore un autre scandale dans le premier État postnational au monde. François Legault a affirmé qu’il était pour le fait de réserver les places en CPE qu’aux enfants de citoyens. Ses arguments tiennent la route, mais nous avons droit au classique « manque de compassion » ou au racisme qui serait intrinsèque au Québec. Un nouveau débat émerge sur la place publique québécoise : la « préférence nationale ». Débat très présent depuis quelques années déjà en France. Legault l’a-t-il ouvert malgré lui? C’est ce que nous allons voir.

On dit souvent que la France a plusieurs années d’avance sur nous. Sur l’immigration notamment. Si l’immigration au Québec s’est accélérée depuis le début des années 2000, en France, c’est une réalité depuis les années 60, peut-être même avant. Après la guerre d’Algérie, et l’indépendance de plusieurs ex-colonies africaines, le « deal » était que la France avait un grand besoin de main-d’œuvre. En échange, les Africains pouvaient plus facilement obtenir l’autorisation d’immigrer.

Mais les choses ne se sont pas déroulées comme prévu. En plus de l’immigration légale, du regroupement familial, il faut compter plusieurs millions de personnes sans papiers. Ces gens qu’on voit dans les rues de Paris, Bordeaux, Marseille en train de vendre des babioles. Ils provoquent également une pression sur le logement social et les caisses de l’État. Les aides, qui sont considérées comme une des caractéristiques du modèle français, sont de plus en plus difficiles à obtenir, et les montants diminuent. Justement en partie à cause du gâteau que l’on doit toujours partager entre plus de gens. Le gâteau rétrécit, et on doit le partager davantage.

Les pays scandinaves ont bien compris que s’ils voulaient garder leur modèle social-démocrate, il fallait garder le lien de confiance qui unit ces gens. Et cela passe par moins d’immigrants autorisés à rester. Une sélection plus rigoureuse dans les choix. Et un système judiciaire durci face à la criminalité dans les banlieues. Pour qu’un État puisse aider ses citoyens dans le besoin, il faut qu’il y ait un équilibre entre le nombre de contribuables et de bénéficiaires. Car une assurance publique ou une caisse d’allocations ne peut fonctionner quand il y a plus de gens qui bénéficient qu’il y en a qui contribuent.

C’est pour ces raisons qu’en France, des politiciens comme Marine Le Pen et Éric Zemmour prônent ce que l’on appelle la « préférence nationale ». C’est-à-dire qu’entre des citoyens (peu importe leur origine) et de nouveaux arrivants sans statut, on va préférer aider les citoyens avant tout. Cela passe par le logement, les aides sociales, l’assurance maladie. C’est un fait appuyé qu’en France, les gens ont beaucoup de mal à trouver un emploi. Et que si l’on autorise toujours plus de migrants à venir, cela aura des conséquences néfastes sur les « nationaux ».

Cela n’est pas du racisme ou de la xénophobie. Des Français comme des Québécois, il y en a de plusieurs origines. Plusieurs personnes favorables à la « préférence nationale » ont des parents qui ont immigré de façon légale. Ils trouvent cela injuste que leurs parents n’aient pas eu d’aide à leur arrivée ici. Mais que les illégaux soient aidés de diverses façons. Alors qu’ils ont dû faire l’effort d’apprendre la langue et de s’intégrer. Ce qui n’est plus considéré comme un devoir face à la société d’accueil dans nos sociétés multiculturelles. Là où le devoir d’intégration est vu comme une marque de « privilège blanc » ou de « racisme systémique ».

Un pays a des règles, et presque tout le monde peut s’entendre là-dessus. Apprendre la langue, travailler, envoyer ses enfants à l’école qui leur apprendront la culture et l’histoire du pays d’accueil. Cela était considéré comme allant de soi jusqu’à tout récemment. De même, pour les aides de l’État, c’est normal que dans un contexte de finances publiques en difficulté, elles soient destinées en priorité aux citoyens et à leurs enfants.

En France, Marine Le Pen rappelle aux gens qu’il n’y a pas assez de travail pour tous les Français. Alors, comment aider toujours plus de gens dans le besoin quand les ressources manquent? François Legault a eu raison d’ouvrir le débat au Québec. Si lui et son parti ont plusieurs défauts détestables, il demeure quand même qu’ils ont parfois de brefs moments de lucidité. L’idée n’est pas de discriminer sur des bases raciales ou de citoyenneté. C’est que simplement, 30 000 enfants au Québec sont sur une liste d’attente pour avoir une place en garderie. Et que d’ouvrir un Centre de la petite enfance, de même qu’à trouver le personnel nécessaire est de plus en plus difficile. Ce n’est que du gros bon sens, pas du racisme ni un « manque de compassion ». Malgré ce qu’en pense Pablo Rodriguez.

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