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Une majorité écrasante de Québécois et de Canadiens critiques de l’immigration

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Un sondage Léger publié par Le Journal de Montréal ce jeudi dresse un portrait sans équivoque du faible niveau de confiance que les Québécois et Canadiens ont pour les politiques d’immigration au Canada. Une écrasante majorité d’entre eux partagent de nombreuses inquiétudes quant aux impacts de l’immigration massive qu’a connu le pays depuis quelques années et seulement une infime minorité d’entre eux considèrent qu’on gère bien ce flux migratoire.

En effet, 59% des Québécois ainsi que 49% du reste des Canadiens jugent qu’on gère mal l’intégration des immigrants contre seulement 27% et 24% respectivement qui jugent que l’intégration se fait bien. En conséquence, 61% des Québécois et 56% du reste de Canadiens voudraient qu’on accueille moins d’immigrant, contre un maigre 8% et 9% respectivement qui en souhaiteraient plus.

Questionnés sur des enjeux plus précis qui touchent directement les citoyens, on remarque que l’opinion selon lequel l’immigration accentue certains problèmes est largement partagée. Notamment, les répondants Québécois et Canadiens sont 79% au total à penser que l’immigration accentue la crise du logement. Ce chiffre monte même jusqu’à 85% dans les provinces atlantiques!

En ce qui a trait au secteur de la santé, 59% des Québécois jugent que l’immigration augmente les délais. Un chiffre qui monte à 65% dans le reste du Canada.

En matière d’éducation, le portrait est sensiblement le même, avec 52% des Québécois et 50% du reste des Canadiens qui considèrent que cette vague massive de nouveaux arrivants que connaît le Canada a un impact négatif sur le système.

Ainsi, on voit que lorsqu’ils sont questionnés sur des enjeux concrets, la majorité des Québécois et Canadiens voient d’un œil négatif l’impact de l’immigration sur les services publics. Cela dit, il y a persistance d’une forte confiance envers l’immigration sur le plan économique.

L’argument économique reste tenace

En effet, dans un contexte de vieillissement de la population et de pénurie de main-d’œuvre, les chiffres semblent complètement s’inverser en ce qui a trait à l’impact de l’immigration sur l’économie.

Pour régler le vieillissement de la population, 54% des Québécois et 44% du reste du Canada considère que l’immigration est une bonne solution. Et pour l’enjeu plus imminent de la pénurie de main d’œuvre, ces chiffres s’élèvent à 72% et 56% respectivement.

D’une manière générale, ils sont 61% et 58% respectivement à considérer que l’immigration est une bonne chose pour l’économie.

Ces chiffres de prime abord curieux considérant les multiples inquiétudes au sujet de l’impact de l’immigration sur les services publics peuvent probablement s’expliquer par le fait que les principaux arguments en faveur de l’immigration, et ceux qui sont martelés sur toutes les tribunes par les partisans d’une augmentation, sont essentiellement d’ordre économique. C’est peut-être signe que malgré les inquiétudes, le message des promoteurs de l’immigration a su s’imposer dans ce domaine précis.

Il faut aussi noter que les questions d’ordre économique sont beaucoup plus difficiles à analyser pour le citoyen moyen que ne peuvent l’être les pressions sur les services publics. D’autant plus que la question démographique présente un grand tabou, à savoir celui de l’alternative que pourrait constituer, entre-autres choses, la natalité. Devant l’absence apparente d’alternative, il n’est pas impossible que la population soit simplement résignée à accepter le caractère soi-disant inévitable de l’immigration pour sauver l’économie.

Les Québécois plus ouverts à l’immigration?

Un autre point intéressant de ces données, c’est qu’on réalise que malgré le fait que les Québécois sont davantage inquiets par les conséquences de l’immigration sur les services publics que le reste du Canada, ce dernier demeure moins convaincu des impacts bénéfiques de l’immigration pour l’économie.

C’est particulièrement notable considérant le fait que l’enjeu de l’immigration a toujours été férocement défendu dans le reste du Canada précisément pour des raisons économiques, alors qu’au Québec, l’enjeu identitaire a toujours modéré ces discours. Les deux côtés du spectre politique, tant chez la gauche libérale et néo-démocrate que chez la droite conservatrice, ont habituellement toujours partagé les mêmes opinions économico-centrés au sujet de l’immigration, tandis qu’au Québec, on conçoit habituellement que la gauche est plus prompte à défendre l’immigration que la droite ou les milieux nationalistes.

De la sorte, ces chiffres semblent démontrer une diminution de la confiance dans le reste du Canada autour de l’enjeu central qui engendrait autrefois un fort niveau d’approbation. En plus de donner l’impression que contrairement à une croyance courante, les Québécois sont en fait plus confiants dans le fait que l’immigration peut régler les problèmes d’ordre économiques que dans le reste du Canada.

Quoi qu’il en soit, ce sondage dresse tout de même un portrait sans équivoque sur le fait que les citoyens sont conscients des problèmes que l’immigration engendre actuellement sur la société. Et leur méfiance à l’égard de l’immigration actuelle, que d’aucuns qualifieraient de massive, nécessite sans aucun doute une réponse gouvernementale appropriée.

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