Un texte d’opinion publié par le National Post View le 23 août 2025 s’élève vigoureusement contre l’arrestation d’un Ontarien qui avait repoussé un intrus dans son appartement, causant de graves blessures à ce dernier. Le comité éditorial du National Post explique qu’il est « aberrant » que, dans un pays où des criminels multirécidivistes circulent librement, un citoyen qui défend sa vie et sa famille soit menacé d’une condamnation pour voies de fait graves.
L’affaire de Lindsay, en Ontario, met en scène Jeremy David McDonald, réveillé en pleine nuit par un intrus, Michael Kyle Breen, qui portait lui-même une arme selon les accusations portées. Une altercation a éclaté et Breen a été grièvement blessé. La police a néanmoins choisi d’arrêter McDonald et de le traduire en justice pour agression. Comme le rappelle le chef de police Kirk Robertson, les accusations ne constituent pas une condamnation et les tribunaux doivent évaluer ce qui est considéré comme une « force raisonnable » dans de telles circonstances.
Le National Post souligne toutefois la difficulté d’une telle évaluation : les juges doivent tenir compte de nombreux facteurs abstraits (gabarit de l’agresseur, proportionnalité de la réaction, autres options disponibles, etc.), alors qu’une personne en danger réagit instinctivement, sans pouvoir soupeser calmement ces critères.
Le journal rappelle que le Canada autorise en théorie la légitime défense, mais que le cadre juridique reste flou et appliqué de façon inégale. En comparaison, de nombreux États américains appliquent la castle doctrine (« la maison comme château »), qui dispense l’occupant de toute obligation de fuite et lui reconnaît un droit ferme de repousser, même avec force létale, toute intrusion menaçante dans son domicile.
Doug Ford, premier ministre de l’Ontario, a dénoncé la situation : « Vous devriez pouvoir protéger votre famille quand quelqu’un s’introduit pour leur faire du mal. Cet homme se défend, et c’est lui qu’on accuse… quelque chose est brisé. » Sa position a été reprise par la première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, qui a lancé : « Si vous ne voulez pas être battu ou abattu, ne vous introduisez pas dans les maisons des gens. »
Le National Post View juge que le problème central réside dans une justice canadienne perçue comme trop indulgente envers les délinquants, qui sont souvent relâchés pour récidiver, alors qu’on choisit de poursuivre en justice ceux qui cherchent à se protéger. Le chef conservateur Pierre Poilievre a lui aussi déclaré : « Si quelqu’un s’introduit chez vous, vous méritez le droit de défendre vos proches et vos biens, point final. » Ottawa, pour l’instant, garde le silence.
Pour le comité éditorial du National Post, il est urgent que le gouvernement fédéral durcisse ses lois contre les criminels et cesse de gaspiller temps et argent en poursuivant des citoyens qui, dans des moments critiques, n’ont fait que défendre leur vie.



