Être petit-fils d’immigrants ne m’oblige pas à soutenir l’immigration de masse

Anthony Koch, chroniqueur au National Post, livre dans cet article une réflexion personnelle, tranchée et assumée, sur les discours dominants entourant l’immigration au Canada — et sur la pression exercée sur les descendants d’immigrants pour qu’ils soutiennent sans réserve les politiques migratoires actuelles. « Je suis le petit-fils de quatre immigrants », écrit-il. « Mais cela ne fait pas de moi une mascotte pour les frontières ouvertes. »

Du côté paternel, ses grands-parents étaient des paysans du sud de l’Italie venus au Canada sans anglais, sans statut, mais avec la volonté de bâtir. Du côté maternel, sa famille a été expulsée d’Égypte dans la douleur, « humiliée et dépossédée ». Pour Koch, ces parcours témoignent non d’un droit héréditaire à l’immigration illimitée, mais d’un respect des règles, d’un effort d’intégration, et d’un attachement à la société d’accueil.

« Il y a un jeu malsain au Canada », déplore-t-il. « Si vos grands-parents étaient des immigrants, vous êtes à jamais tenu d’applaudir à une vision du monde sans frontières, conçue par des professeurs universitaires, des politiciens libéraux et des militants de banlieue qui n’ont jamais eu à subir les conséquences de leurs idées. »

Selon lui, l’injonction à « se taire et à dire merci » alors que le pays se transforme en « centre de traitement » de l’immigration, n’est rien d’autre que du chantage émotionnel déguisé en vertu. Il fustige le mantra « le Canada est une nation d’immigrants » qu’il estime utilisé non pour ouvrir le débat, mais pour le clore.

Anthony Koch refuse cette logique de culpabilité transmise par le sang. « Le fait que mes grands-parents soient venus ici ne m’oblige pas à soutenir l’immigration massive à vie. Cela ne signifie pas que je dois rester passif pendant que mon pays devient méconnaissable. »

Il critique aussi l’absence de limites et d’exigences dans les politiques actuelles : pression sur les écoles, les hôpitaux, le logement, érosion de la cohésion sociale. « L’immigration de masse, privée d’assimilation et de retenue, n’est rien d’autre que destructrice », tranche-t-il.

Koch rejette l’étiquette de « citoyen trait d’union », de « Canadien-Italien » ou autre identifiant communautariste. Il se définit comme pleinement Canadien. « Mes grands-parents — bien qu’immigrants — se sont vus comme des citoyens de ce pays, pas comme des étrangers permanents. Ils sont arrivés pour s’adapter, pas pour être accommodés. »

Et de constater, avec amertume, que les valeurs qui ont permis à sa famille de réussir — maîtrise des langues officielles, respect de la loi, loyauté envers le Canada — sont désormais dépeintes comme des reliques oppressives. Il s’indigne qu’aujourd’hui, on puisse obtenir la citoyenneté sans parler anglais ni français, que la frontière soit perçue comme une formalité, et que l’identité nationale soit devenue un objet de gêne.

« Je vis ici. Je suis né ici. J’ai été élevé ici. Je paie mes impôts ici. Je vote ici. Et j’aime ce pays comme le mien, pas comme un espace emprunté à l’histoire », affirme-t-il.

Il conclut avec force : « Je ne permettrai pas que les sacrifices de mes grands-parents soient utilisés contre le pays qu’ils ont choisi. Je ne me laisserai pas culpabiliser ou manipuler pour soutenir des politiques qui dégradent ce qu’ils ont construit. »

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