Fin de l’ère russe : l’UE mise sur le gaz et le pétrole américains

L’article de ZeroHedge, publié le 30 août 2025, explique que l’Union européenne a signé un accord majeur avec les États-Unis pour importer, d’ici 2028, pour 750 milliards de dollars de gaz naturel liquéfié (GNL), de pétrole et de combustibles nucléaires. Cet engagement s’inscrit dans un vaste paquet commercial, dans lequel Bruxelles accepte en contrepartie un tarif douanier unilatéral américain de 15 % sur la majorité de ses exportations vers les États-Unis, tout en promettant 600 milliards de dollars d’investissements dans le pays.

ZeroHedge rapporte que cette entente est l’aboutissement d’un mouvement entamé depuis 2022 : la volonté de réduire la dépendance de l’Europe à l’énergie russe. Avant l’invasion de l’Ukraine, Moscou fournissait 45 % du gaz importé par l’UE, soit 150,2 milliards de mètres cubes en 2021. Ce chiffre est tombé à 51,7 milliards en 2024, ne représentant plus que 19 % des importations. Toutefois, l’auteur note qu’en 2023, une légère reprise des importations russes a été observée, notamment vers l’Italie, la Tchéquie et la France, malgré la stratégie REPowerEU qui vise une diversification complète d’ici 2027.

Pour compenser cette chute de l’offre russe, l’Union a intensifié ses relations avec d’autres partenaires. ZeroHedge souligne que la Norvège est devenue un fournisseur de premier plan, livrant 91,1 milliards de mètres cubes en 2024, soit une hausse de 15 % par rapport à 2021 et un tiers des importations européennes. Les États-Unis, eux, ont vu leurs livraisons bondir de 139 % pour atteindre 45,1 milliards de mètres cubes, représentant 16,5 % du total. D’autres pays comme l’Algérie (39,2 milliards), le Qatar (11,8 milliards), l’Azerbaïdjan (11,7 milliards) et le Royaume-Uni (11,7 milliards) ont aussi accru leur part de marché. Malgré tout, ZeroHedge rappelle que les volumes globaux d’importation de gaz de l’UE en 2024 demeuraient inférieurs de 61,4 milliards de mètres cubes à ceux de 2021.

L’article, citant Reuters et Eurostat, précise que la tendance va se renforcer. Les flux d’hydrocarbures américains vers l’Europe devraient passer d’environ 75 milliards de dollars en 2024 à 250 milliards annuels au cours des trois prochaines années. Dès le premier trimestre 2025, les États-Unis sont devenus le premier fournisseur de pétrole de l’UE (15 % des importations en valeur), le principal exportateur de GNL (50,7 % des volumes) et le deuxième fournisseur de charbon (31,3 %), derrière l’Australie (33,4 %).

ZeroHedge conclut que cette nouvelle architecture énergétique traduit non seulement l’effondrement des liens énergétiques entre Bruxelles et Moscou, mais aussi le renforcement du partenariat transatlantique, redessinant durablement la carte énergétique européenne au profit de Washington.

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