Texte de Sébastien Gagnon, un citoyen québécois préoccupé par la montée de la violence politique
Pendant longtemps, on a traité Antifa comme une bande de militants marginaux : quelques individus masqués, des graffitis et des manifestations qui dégénèrent. Mais après des années d’intimidation, de vandalisme et de violence politique, cette complaisance n’est plus défendable.
Le gouvernement fédéral doit examiner les groupes organisés appartenant à la mouvance Antifa et inscrire comme entités terroristes ceux qui répondent aux critères du Code criminel, et Québec doit mobiliser la SQ et l’ensemble des corps policiers pour réprimer sévèrement le terrorisme d’extrême-gauche.
C’est pour mobiliser la population et faire pression sur les politiciens que j’ai créé un nouveau site.
Le Québec touché de plein fouet
À Montréal, en mars 2024, les vitrines de la Maison Radio-Canada ont été fracassées. L’attaque a ensuite été revendiquée anonymement sur un site de la mouvance Antifa qui est bien connu des policiers. Ce réseau encourage le vandalisme, le vol et même les assassinats politiques. La raison de l’attaque contre la SRC? La diffusion dans le cadre de l’émission Enquête d’un reportage la facilité avec laquelle un jeune de 14 ans se disant « trans » peut se faire prescrire des hormones sexuelles au Québec, sans l’accord de ses parents.
On peut critiquer Radio-Canada autant qu’on veut. Mais dans une démocratie, on combat un média avec des arguments, pas avec des marteaux.
Même chose pour Rebel News. On peut aimer ou détester ce média : ses journalistes ont le droit de couvrir les manifestations sans se faire agresser à plusieurs reprises par des militants masqués.
Le commentateur politique de droite Alexandre Cormier-Denis a lui aussi été ciblé. En avril 2026, des militants du Front antifasciste populaire l’ont séquestré dans son véhicule et ont perturbé l’enregistrement de son émission à Montréal. Quelques semaines plus tard, son véhicule a été détruit dans un incendie criminel à Québec, après qu’Antifa eut appelé à l’action contre un évènement qu’il tenait dans la Capitale-Nationale.
La violence politique et la haine comme ADN
Le phénomène dépasse évidemment le Québec.
Aux États-Unis, le journaliste Andy Ngo a été violemment agressé à Portland en 2019 alors qu’il couvrait une manifestation impliquant Antifa, et il est régulièrement menacé de mort depuis cette attaque.
Dans une société libre, on répond à un journaliste en contestant ses arguments. On ne lui saute pas dessus dans la rue.
Toujours aux États-Unis, l’assassinat de Charlie Kirk en septembre 2025 par un fanatique qui avait gravé des slogans Antifa sur ses balles rappelle lui aussi les conséquences terribles de cette idéologie haineuse.
À Lyon en France, le meurtre sauvage du jeune Quentin Deranque en février 2026 par des militants Antifa, dont certains étaient rémunérés par le parti de Jean-Luc Mélenchon, a montré jusqu’où cette logique de radicalisation peut mener.
Évidemment, ce ne sont là que quelques exemples récents. La liste complète des crimes commis par ces fanatiques serait beaucoup trop longue à énumérer.
« Antifa n’est pas une organisation »
C’est l’excuse qu’on entend constamment.
Antifa n’aurait ni président, ni siège social, ni carte de membre. Ce serait simplement une « idée ».
C’est jouer sur les mots.
D’une part, plusieurs groupuscules décentralisés, comme Al-Qaïda, font déjà partie de la liste des entités terroristes au Canada.
D’autre part, même si Antifa est effectivement une mouvance protéiforme, des groupes organisés s’en réclamant existent bel et bien. Chez nous, on peut penser au Front antifasciste populaire, à Québec Antifasciste et à Montréal Antifasciste, entre autres.
Il faut cibler les groupes et réseaux organisés qui utilisent ou encouragent activement la violence politique.
Le Code criminel permet déjà au gouvernement d’inscrire une « entité » lorsqu’il existe des motifs raisonnables de croire qu’elle a notamment participé à une activité terroriste ou l’a facilitée.
Alors, faisons le travail. Identifions les réseaux qui franchissent cette ligne et agissons contre eux.
La même règle pour tout le monde
Nous condamnons avec raison les néonazis, les suprémacistes blancs et les autres mouvements violents d’extrême droite.
Pourquoi la règle changerait-elle lorsque la violence vient de l’extrême-gauche?
Une agression reste une agression. Un incendie reste un incendie. L’intimidation politique reste de l’intimidation politique.
Se proclamer « antifasciste » n’accorde aucune immunité morale.
Je n’ai pas besoin d’être d’accord avec Alexandre Cormier-Denis pour défendre son droit de parler. Je n’ai pas besoin d’aimer Rebel News pour défendre ses journalistes. Et je n’ai pas besoin d’être un admirateur de Radio-Canada pour condamner ceux qui vandalisent ses locaux.
C’est ça, vivre dans une société libre.
Les idées se combattent avec des idées. La violence politique, elle, doit être combattue par l’État.
Dites aux députés d’agir maintenant.
Nous avons suffisamment banalisé cette violence. Il est temps de tracer une ligne claire : aucun extrémiste violent ne devrait bénéficier d’un traitement de faveur simplement parce qu’il prétend combattre d’autres extrémistes.



