Intégration ou islamisation?

Traduit de l’anglais à partir d’un article de Terry Newman publié le 30 juillet 2026 dans le National Post. Cliquez ici pour accéder à l’article original complet.

Lors d’un congrès islamique à Laval, des conférenciers semblent avoir encouragé les jeunes à s’isoler de la société canadienne

Le 26 juillet, un congrès islamique appelé « LIT » s’est tenu à l’Embassy Plaza, à Laval. Les propos qui y ont été tenus soulèvent de sérieuses inquiétudes quant à la manière dont certaines communautés musulmanes s’intègrent à la société canadienne.

Le site Internet de la conférence indique que « le plus grand congrès islamique de Montréal » s’adressait aux jeunes de 15 à 30 ans et avait pour objectif « d’unifier les musulmans ». Or, selon des enregistrements des conférences examinés par le National Post, cette volonté d’unifier la jeunesse musulmane semble notamment passer par un encouragement à se détacher de la société canadienne et de son paradigme occidental fondé sur des lois jugées « immorales », au profit d’un modèle communautaire islamique.

Un conférencier a notamment encouragé les participants à bâtir une « économie circulaire » en soutenant les entreprises appartenant à des musulmans, dans laquelle la monnaie canadienne pourrait être remplacée par l’or et où leur richesse pourrait servir à exercer une influence politique.

Le principal commanditaire de LIT était la Fondation Qibla, qui a récemment reçu une subvention de plus de 20 000 $ du gouvernement fédéral. Selon des participants et des photos du congrès diffusées sur les réseaux sociaux, la salle principale était divisée entre les femmes et les hommes, séparés par un rideau.

La conférence d’une journée réunissait 11 conférenciers. Les interventions de Navaid Aziz, Yasir Nadeem et Daood Butt ont particulièrement retenu l’attention.

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Aziz a commencé son intervention en disant qu’il se réjouissait de voir désormais de la nourriture halal partout, mais qu’il trouvait les nouvelles lois québécoises sur la laïcité « très, très décourageantes ». Il a laissé entendre que, malgré leur nombre, les musulmans du Québec étaient « toujours incapables de se protéger ».

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Aziz a affirmé aux jeunes qu’il était très bien d’avoir des ambitions politiques, mais qu’« il existe un plafond que les musulmans atteindront dans la sphère politique » et qu’« ils devront éventuellement faire des compromis sur leurs croyances ».

En raison de ce plafond politique, Aziz a suggéré que les musulmans accumulent des richesses afin d’influencer la politique, expliquant que c’est une chose que « le lobby sioniste fait remarquablement bien ».

« Ils n’ont aucun problème à remplir les poches des politiciens. Ils n’ont pas besoin que les politiciens croient à leurs causes. Ils doivent simplement remplir leurs poches pour que les politiciens fassent pression et défendent leurs intérêts. Et c’est à cela que je veux que vous réfléchissiez. »

Aziz a ensuite soutenu que, pour créer de la richesse, les musulmans devaient bâtir une « économie circulaire » dans laquelle ils achèteraient auprès de leur propre communauté. Il a dit travailler à la création d’une infrastructure qui permettrait aux musulmans d’éviter les monnaies fiduciaires et de garantir plutôt leur richesse par de l’or. Cette solution porte le nom de Phi Wallet.

Aziz leur a également affirmé que, pour chaque dollar dépensé par les Juifs, de 92 à 97 cents demeuraient au sein de la communauté juive.

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Lorsqu’on lui a demandé de fournir une source appuyant cette affirmation, Aziz en a présenté deux. À ma lecture, aucune ne soutenait les chiffres avancés.

Dans sa réponse, Aziz s’en est également pris au Québec : « Je soulignerais aussi l’ironie qu’il y a à soulever des inquiétudes concernant l’intégration dans le contexte du Québec, une province qui a tenté à plusieurs reprises de se séparer du Canada et dont les antécédents de discrimination envers les minorités sont bien documentés. »

Dans son discours, Daood Butt — directeur de la sensibilisation communautaire et de l’éducation au Centre communautaire islamique de Milton, en Ontario — a affirmé aux participants que leurs amis « les aideront dans la vie ou les encourageront à emprunter une voie mauvaise et néfaste pour eux ». Il a ajouté qu’un moment viendrait où « nos amis devront nous empêcher de commettre le haram », c’est-à-dire des péchés, et les aider à se tourner plutôt vers Allah.

Butt a prévenu les participants que les habitudes et les modes de vie de leurs amis les plus proches finiraient par devenir les leurs. C’est pourquoi, a-t-il expliqué, « vos amis devraient être des personnes qui, lorsque vous les regardez, vous rappellent Allah ».

Butt a également dit aux jeunes que certaines choses étaient tout simplement haram, ou interdites : « Parfois, on entend un frère dire : “C’est ma petite amie.” D’accord, c’est étrange, n’est-ce pas? Mais nous vivons dans une société où, oui, de jeunes frères et sœurs vont à l’école, vont à l’université et ont des amis. Ces amis se rapprochent beaucoup d’eux et deviennent leur copain ou leur copine. Or, nous savons que cela n’est pas permis dans l’islam, n’est-ce pas? »

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Dans son discours, Yasir Nadeem al-Wajidi, fondateur et président d’une école islamique privée de la maternelle à la 12e année en Illinois, a soutenu que les règles des sociétés occidentales provenaient de législateurs humains plutôt que d’Allah et que les jeunes musulmans avaient subi un « lavage de cerveau » de la part du paradigme occidental.

Wajidi a également déploré que les jeunes qui tenteraient de transformer le cadre d’un pays afin de le rendre islamique soient perçus comme des terroristes plutôt que comme des militants politiques.

À propos de la communauté LGBT, Wajidi a affirmé qu’on lui posait souvent des questions comme celles-ci : « Qu’y a-t-il de mal à nous joindre à leurs manifestations? Qu’y a-t-il de mal à participer à la journée de la Fierté? Ils se sont joints à nous. »

Wajidi a qualifié de « confusion » le désir de certains musulmans de soutenir la communauté LGBT : « La raison pour laquelle certaines personnes commencent à penser ainsi, c’est qu’elles ont déjà subi un lavage de cerveau de la part de ce paradigme occidental et qu’elles essaient de le comparer au paradigme islamique, dont elles ignorent complètement la nature. »

Wajidi a dit aux jeunes que « nous ne devrions pas aller les rejoindre » et que les musulmans devraient plutôt se « déséculariser ».

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Les jeunes musulmans qui assistaient à ce congrès se sont fait dire que les lois occidentales créées par les hommes étaient immorales. Ils ont été encouragés à évoluer dans des sphères économiques et sociales qui, selon moi, réduiraient leurs interactions avec le reste de la société canadienne, tout en leur permettant d’accumuler des richesses afin d’exercer une influence politique. La Grande-Bretagne subit déjà les conséquences de l’existence de communautés musulmanes parfois presque entièrement séparées du reste de la société et dont plusieurs détestent l’Occident. Nous n’avons pas besoin de cela au Canada.

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