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Opinion | Le Parti Conservateur du Canada est entre de bonnes mains

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Le mois dernier, le caucus du Parti conservateur du Canada a décidé d’expulser le député Derek Sloan, car il avait accepté un don d’un suprémaciste blanc lors de la dernière course au leadership.

Avec ce geste, le chef Erin O’Toole a lancé un message clair.  Les radicaux de droite, qui ne travaillent pas en équipe, ne sont pas les bienvenues au PCC.  Il ne faut pas oublier les déclarations de cet élu concernant la supposée allégeance de Dr. Theresa Tam, la cheffe de la Santé publique fédérale, à la Chine et ses prises de position radicales sur l’avortement.  Les conservateurs sociaux ont leur place au PCC.

Cependant, ils doivent débattre de ces sujets à l’intérieur du parti et non faire des déclarations inappropriées sur la place publique.   Donc, il n’y a pas de place pour les extrémistes, comme M. Sloan, de droite au sein du Parti conservateur du Canada.  M. O’Toole veut recentrer le parti afin que ce dernier redevienne un parti de gouvernance.  Je suis d’accord avec sa stratégie et voici pourquoi. 

Tout d’abord, on va faire un petit voyage dans le temps.  Pendant une décennie, la droite canadienne était divisée.  Il y avait le Parti progressiste conservateur (de centre-droit) et le Reform party (l’Alliance canadienne après 2000) qui était plus à droite.  En conséquence, le PLC a été pouvoir au Canada de 1993 à 2006.    Afin de reprendre le pouvoir, le mouvement conservateur devait s’unir sous une seule bannière.  En 2003, Stephen Harper et Peter Mackay se sont mis d’accord pour fusionner leurs deux formations politiques.  Le Parti conservateur du Canada est né de cette alliance.

Ensuite, Stephen Harper fut le premier chef du nouveau Parti conservateur du Canada.  Ce dernier savait que son parti devait se rapprocher du centre s’il voulait devenir premier ministre.  Il a fait cela et le 23 janvier 2006, les conservateurs ont pris le pouvoir à Ottawa.

De 2006 à 2015, Stephen Harper a gouverné le Canada et il l’a fait au centre-droit de l’échiquier politique.  Cette modération lui a permis de demeurer premier ministre pendant presque dix ans.  Si ce dernier avait tenté d’imposer des idées plus à droite, le PCC aurait été chassé du pouvoir après un mandat.  La grande majorité des Canadiens sont des centristes et ils n’aiment pas les extrêmes.

Par contre, cela n’a pas empêché M. Harper de promouvoir les valeurs conservatrices durant son règne : la rigueur budgétaire, une politique étrangère pro américaine et pro Israël, un système de justice punitif et pro victimes, une réduction des dépenses gouvernementales, une baisse de la TPS, etc. 

Subséquemment, les conservateurs les plus à droite, ont reproché à M. Harper de ne pas avoir mis en place durant son règne des politiques de droite comme la privatisation de Radio-Canada et de Postes Canada.  Ces gens-là ne comprennent pas qu’au Canada, une élection se gagne au centre et non à droite.  Harper l’avait compris et maintenant, Erin O’Toole le comprend. 

De plus, les idéologues de droite pensent que le PCC est devenu une pâle copie du PLC.  Je vais leur poser ces questions.  Est-ce que le PLC a une position de fermeté envers la Chine?  Les libéraux prônent-ils une rigueur budgétaire?  Le gouvernement Trudeau préconise-il un système de justice punitif et pro victimes?  Ce ne sont pas des valeurs libérales mais bien conservatrices.  Ce sont tous des principes que défend le Parti conservateur du Canada. 

Pour conclure, je respecte le fait que Maxime Bernier défend ses idées politiques et qu’il ne veut pas faire de compromis.  Il s’en tient à ses principes, mais pour aspirer au pouvoir, il faut élargir son électorat.  L’objectif des droitistes devrait être de chasser les libéraux du pouvoir et non d’avoir raison à tout prix.  Il faut se rapprocher du centre, où se situe la majorité des Canadiens, afin d’aspirer au pouvoir.  Le Parti conservateur du Canada a compris cela.  Il se recentre et l’expulsion de Derek Sloan va dans ce sens.

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