Selon un article de Sean Boynton publié le 8 août 2025 par Global News, des groupes canadiens pro-démocratie à Hong Kong exhortent Ottawa à imposer des sanctions ciblées contre des hauts responsables policiers, judiciaires et gouvernementaux de Hong Kong, à la suite de nouveaux mandats d’arrêt et de primes visant des militants à l’étranger, dont plusieurs Canadiens.
Dans une lettre adressée à la ministre des Affaires étrangères Anita Anand, dix organisations, représentées par Edmund Leung de la Vancouver Society in Support of Democratic Movement, réclament des mesures contre le chef de l’exécutif John Lee Ka-chiu, l’actuel et l’ancien chef de la police, des juges en poste, ainsi qu’un procureur de la Couronne impliqué dans les poursuites contre les militants pro-démocratie. Ces responsables sont accusés de jouer un rôle central dans la répression politique sous la loi sur la sécurité nationale imposée par Pékin en 2020.
Le 25 juillet, la police de Hong Kong a émis des mandats contre 19 activistes accusés de promouvoir l’autodétermination de la région, assortis de primes allant jusqu’à 1 million HK$ (175 180 $ CAD). Six des personnes visées ont des liens avec le Canada, dont trois sont citoyennes canadiennes. Les autorités hongkongaises interdisent désormais tout financement envers 16 de ces militants et ont annulé les passeports de 12 d’entre eux.
Ces mesures font suite à l’organisation, par le groupe Hong Kong Parliament — fondé au Canada —, d’une élection symbolique qui aurait rassemblé 15 700 votes depuis divers pays, dont le Canada, le Royaume-Uni et les États-Unis. Hong Kong accuse les participants de mettre en danger la sécurité nationale et les exhorte à se rendre.
Le Canada, par la voix d’Anita Anand et du ministre de la Sécurité publique Gary Anandasangaree, a dénoncé ce qu’il considère comme une tentative de « répression transnationale » visant des Canadiens. Le G7, dont le Canada, a également condamné les mandats, affirmant qu’ils menacent la souveraineté nationale, les droits humains et la sécurité des communautés, mais n’a pas encore annoncé de sanctions.
Depuis l’adoption de la loi sur la sécurité nationale, la majorité des leaders du mouvement pro-démocratie hongkongais ont été emprisonnés ou contraints à l’exil, et les dernières structures politiques indépendantes, comme la Ligue des sociaux-démocrates, ont cessé leurs activités.



