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La France, seule vraie grande sœur du Québec

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Nous en devons beaucoup à la France. Elle nous a donné sa langue, son sang, ses valeurs et sa foi catholique qui nous a si longtemps caractérisés. Si on essaie de faire passer le Québec pour un océan multiethnique fondé en 1867 à partir d’une page blanche, c’est pour cacher le fait que nos racines sont et seront toujours françaises. Quel autre peuple qu’un peuple authentiquement français aurait pu devenir un village gaulois défendant contre vents et marées son identité ? Oui, la contribution anglaise est grande, ne serait-ce qu’au niveau du régime politique, mais jamais elle ne nous a définis comme celle de la France l’a fait. Non, nous ne sommes pas définis collectivement par des chartes des droits, mais nous sommes définis collectivement par notre histoire et par notre résilience.


La nation française est la seule dans le monde à pouvoir regarder le peuple québécois droit dans les yeux sans le juger et sans le dénigrer. Oui, il peut arriver que des Parisiens arrogants se moquent de notre accent, mais ça n’efface pas l’essentiel ; les médias français sont les seuls médias occidentaux qui ont défendu la Loi sur la laïcité de l’État. Les Français ont indéniablement une plus grande sensibilité pour l’exception québécoise que d’autres peuples qui, au fond, souhaitent la normalisation ethnique, linguistique et identitaire du Québec au sein du Canada.


Souvent, on me dit que le Québec n’est pas la France et qu’on ne peut pas construire la nation juste à partir de son identité française. Je dis oui à ces gens, mais je dis aussi que le Québec doit assumer son esprit latin qu’il a reçu de la France. Les pays latino-américains assument sans problème leur héritage espagnol pour se définir collectivement malgré l’influence américaine. Alors, je ne vois pas pourquoi les Québécois ne pourraient pas assumer collectivement notre héritage latin et français pour se définir. Par exemple, je crois que nous devrions revaloriser notre connaissance de l’histoire européenne qui nous a définis. Est-ce normal qu’on étudie, légitimement, l’histoire des tribus amérindiennes, mais qu’on occulte l’histoire de notre nation sœur, la France, et de notre civilisation, l’Europe, au point que bien des gens pensent que l’Italie a toujours été unifiée, que l’Espagne a toujours été chrétienne et que la Grèce a toujours été indépendante ?


Je pense que connaitre l’histoire de l’Europe, en plus de connaitre l’histoire des Amériques, est nécessaire pour bien comprendre d’où vient notre peuple. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, notre histoire n’est pas une succession de crimes, mais bel et bien une grande aventure composée de victoires et de défaites, d’avancées humanistes et de régressions civilisationnelles. Rien ne justifie que nous devions porter cette histoire, ni pire ni meilleure que celle d’autres peuples, comme un fardeau. Au contraire, si nous voulons avancer comme société, nous devons embrasser nos héritages européens.


D’ailleurs, les textes de votre humble serviteur sont faits par quelqu’un qui a toujours le souci de faire des textes inspirés des meilleures pratiques et traditions européennes. J’essaie d’être influencé par ce que l’on voit en Europe afin de fournir un point de vue et une méthode qui diffèrent de ce qui prévaut traditionnellement au Québec. Je ne pense pas me tromper en disant que c’est bien apprécié.


J’aimerais conclure ce texte avec une petite touche personnelle en disant qu’il est écrit le soir du 10 juin, soit la veille de mes 17 ans. Quand il sera publié, cette date sera passée, mais ces derniers mois à écrire pour Québec Nouvelles ont été un vrai plaisir.

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