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Opinion | Trois ans plus tard… la CAQ, un échec à tous les niveaux

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Le Parti libéral a régné en maître au Québec de 2003 à 2018 (à part la parenthèse péquiste de 2012-2014).  Au début de la campagne électorale de septembre 2018, la soif de changement des Québécois était forte.  Ils étaient tannés et fatigués de la gouvernance libérale. 

L’usure du pouvoir a fait mal aux libéraux et cela leur a mené à la pire défaite électorale de leur histoire.  L’électorat québécois a accordé un mandat majoritaire à un nouveau parti, la CAQ de François Legault.  On s’attendait à ce qu’un vent de fraîcheur souffle sur la Belle province.  Trois ans après l’accession au pouvoir de M. Legault, c’est le temps des bilans.  La première partie va porter sur l’identité québécoise.   

Tout d’abord, sur le plan identitaire, je dois admettre que le gouvernement Legault a partiellement livré la marchandise sur la laïcité, mais il m’a déçu dans les dossiers du français et de la protection du patrimoine culturel 

Après une décennie de déchirements, le gouvernement Legault a fait adopter une loi sur la laïcité modérée, qui est caractérisée par l’interdiction du port de signes religieux pour les personnes en position d’autorité (les enseignants, les policiers et les juges).

  À mes yeux, étant un conservateur identitaire, je prône une laïcité plus musclée : interdiction du port de signes religieux à tous les employés de l’État.  Cependant, je dois admettre que le gouvernement de la CAQ a quand même réussi à imposer une forme de laïcité qui fait consensus. 

Sur le plan linguistique, François Legault a mis en place une loi faible qui ne va pas freiner le déclin du français.  Voici les mesures que le chef de la CAQ aurait dû défendre pour vraiment aider notre langue : baisse des seuils d’immigration (30 000 par année), choisir une immigration francophone à la hauteur de 75%, améliorer  et bonifier l’enseignement du français au primaire et secondaire, augmenter le financement pour l’intégration des immigrants, etc. 

Malheureusement, le premier ministre a manqué le courage et la langue de Molière va poursuivre son lent déclin. 

Subséquemment, depuis des années, le patrimoine culturel québécois est malmené.  On a vu plusieurs exemples de bâtiments patrimoniaux détruits avec l’accord de municipalités en manque de financement.  Aucun gouvernement n’a eu l’audace d’instaurer une véritable loi sur la protection du patrimoine culturel québécois.  Il ne faut pas oublier que c’est un élément fondamental de l’identité québécoise.  

Je prône la création d’un poste de protecteur du patrimoine culturel.  Cette personne aurait comme mission de protéger les bâtiments historiques contre toute forme de démolition.  Cette dernière devrait être nommée par un vote des deux tiers des élus.  Cela permettrait d’assurer la survie de notre patrimoine culturel et en même temps de l’identité québécoise.  

En conclusion, aux prochaines élections, la CAQ va se présenter comme le porte-étendard de l’identité québécoise.  Mais, c’est un leurre.  Durant son premier mandat, François Legault a prôné un nationalisme faible et de façade.  La preuve, il a mis en place des réformettes qui ne vont pas protéger notre identité.  J’ai mentionné plus haut les mesures que Québec doit préconiser pour assurer la survie de notre identité dans une mer anglophone. En conséquence, je ne donne pas la note de passage à ce gouvernement dans ce domaine.  Les conservateurs d’Éric Duhaime devraient promouvoir ces idées pour devenir le véritable parti de l’identité québécoise.

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