• partager
Share on facebook
Share on twitter
Share on email

Opinion | Un monde parallèle

Share on facebook
Share on twitter
Share on email
Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
Share on reddit
Share on email

Par Olivier Jolicoeur

Nous avons tous été choqués par les images des émeutiers qui ont pris d’assaut le Capitole. Ces événements ne sont pas dignes d’une des plus grandes démocraties du monde.

La rhétorique de Trump, disons-le d’emblée a été irresponsable et a certainement contribué à jeter de l’huile sur le feu, mais il faut vivre dans un monde parallèle pour penser que ce qui est arrivé est uniquement de sa faute. À écouter les grands médias, Trump serait à lui seul responsable des événements. Mais que faire de ces mêmes médias et de toutes les grandes pointures démocrates qui pendant des mois ont qualifié de « mostly peaceful » les émeutes de antifa et de BLM ? Qui pendant des mois ont appelé à la violence ? En voici une liste non exhaustive :

  • Nancy Pelosi: “I dont know why there aren’t any uprising over the country and maybe there will be.”
  • Joe Biden: “If we were in high school, I’d take him behind the gym and beat the hell out of him.”
  • Chuck Schummer: “It’s [antifa] a myth.”
  • Joe Biden encore: “Antifa is just an idea.”
  • Kamala Harris: “They [BLM et antifa] are not gonna let up and they should not.”
  • Eric Holder: “When they go low, we kick them.”
  • Chris Cuomo: “Show me where it says protests are supposed to be polite and peaceful.”
  • CNN: “Fiery but mostly peaceful protests”

Ne serait-ce pas en partie de leur faute ? Car quand on minimise et encourage la violence pour son côté radical du spectre politique, ne nous surprenons pas que l’autre côté conçoive aussi la violence comme un acte salutaire : « si c’est bon pour eux, ça doit être bon pour nous » se disent-ils.

On a beau répéter qu’il n’y a aucune preuve de fraude électorale, les irrégularités sont bien réelles : aucun cachet de poste ni d’identification nécessaire pour les votes par la poste, des personnes décédées ayant voté, interdiction pour les représentants de la campagne de Trump d’assister au comptage dans certains États, des votes arrivés après le jour de l’élection sont comptabilisés, etc. Le refus par les démocrates et les grands médias d’examiner ces impressions de fraude montre que bien qu’il n’y ait pas de preuve de fraude, il n’y a pas non plus de preuve qu’il n’y en a pas eu ! Si les médias avaient fait leur travail d’investigation et que les démocrates avaient accepté de soumettre le processus électoral à des vérifications et des enquêtes transparentes, nous pourrions en avoir le cœur net.

Pendant ce temps sur les grandes chaînes et dans les grands journaux, les spécialistes de l’indignation s’insurgent contre les événements, ces mêmes qui pendant des mois ont applaudi et encouragé le chaos et la destruction de antifa et de BLM. Plutôt que de rapporter l’information et d’essayer d’en faire sens, ils nous gavent des mêmes analyses prémâchées : « Trump est un dictateur », « c’est une tentative de coup d’État », « les démocrates sont le Bien incarné », etc.

Ces médias, incapables d’aller au-delà de la personnalité choquante, vulgaire et grossière de Trump, préfèrent traiter de racistes arriérés ceux qui ne pensent pas selon la doxa du moment plutôt que de rechercher une compréhension en profondeur de la situation. On s’imagine que tout reviendra à l’ordre une fois que Biden, coquille vide des démocrates, prendra le pouvoir. Mais psychanalyse 101, continuons à refouler les pulsions de la moitié de la population américaine et ils reviendront avec une force décuplée. Trump n’est pas la maladie, il en est un symptôme.

De notre côté de la frontière, notre bureaucratie sanitaire nous annonce la même journée un mois de plus de confinement et un couvre-feu. Qu’importe si toutes les recherches montrent que les confinements sont inefficaces1, qu’importe si le couvre-feu n’a aucune base scientifique (Arruda l’a lui-même avoué), qu’importe si les impacts du confinement sont catastrophiques, à écouter les grands médias, si on fait aussi peu que de mettre en doute ces mesures, c’est que nous souhaitons voir le système de santé s’effondrer sur lui-même. Comme si la surcharge du système de santé était chose nouvelle au Québec.

Autrefois, les grands médias faisaient honneur à leur profession. Ce sont eux qui ont dévoilé au grand jour le scandale du Watergate, qui a mené à la démission de Nixon. Plus près de chez nous, ils ont dévoilé le scandale des compteurs d’eau, premier pas vers la commission Charbonneau. Ils ont couvert avec brio les grands événements de notre monde, les présentant au public avec rigueur, justesse et honneur. Aujourd’hui, ces médias ont pour entreprise la création d’une réalité alternative, un monde parallèle. Gare à celui qui s’échappe de ce nouveau monde, il sera un complotiste, un raciste et un réactionnaire, peut-être même un nazi. Les médias ont accompli de grandes choses dans l’histoire et peuvent en accomplir encore beaucoup. Il est simplement temps de revenir dans le monde qui est le nôtre et de redonner à la vérité la place qui lui revient.

1. https://www.aier.org/article/lockdowns-do-not-control-the-coronavirus-the-evidence/?fbclid=IwAR2Fv6bD5GoNUC2G5eMIKy-lnKzhIzP60JK88JzjPR7_P4EiZWx5gv6iztY

Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn
Share on reddit
Reddit
Share on email
Email

Les nouvelles à ne pas manquer cette semaine

  • Vous aimeriez aussi
  • Nouvelles semblables
  • Autres articles de Lettres à l'éditeur

Opinion | Une présidence distorsionnée

Olivier Jolicoeur est étudiant en géographie environnementale à l’Université de Montréal. À l’affut de l’actualité sociale et politique, il s’intéresse aux enjeux qui touchent l’identité,