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Quel avenir pour Dominique Anglade?

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C’est désormais officiel, bien qu’en aucun cas surprenant : Dominique Anglade est couronnée cheffe du Parti libéral du Québec, une victoire honorable sachant qu’elle est la première femme à occuper ce poste. Son pâle adversaire, Alexandre Cusson, n’avait définitivement pas la moindre chance de remporter cette course. Du début à la fin, il n’a fait que briller par son absence, autant d’un point de vue physique qu’idéologique. Des raisons prétendument financières l’ont poussé à se rétracter ; sur le fond, la couronne était inévitablement destinée à Dominique Anglade. Il n’y a point de surprise en la matière.

Une fois cet enjeu résolu, la question fondamentale de l’avenir du Parti libéral du Québec se pose. En effet, avec la présence écrasante de la Coalition avenir Québec dans l’arène politique, les autres partis politiques n’ont pas le choix que de s’ajuster considérablement afin de s’adapter à l’évolution en cours. L’autonomisme de la CAQ est particulièrement redoutable ; il a réussi à la fois à absorber les éléments nationalistes du Parti Québécois mais aussi la rigueur économique du Parti Libéral. Quant au gauchisme criant de Québec Solidaire, nul besoin de s’en occuper ; son propre ridicule finit par causer son autodestruction.

Ainsi, les astres sont réalignés pour la scène politique québécoise, avec l’érection d’un titan qui se nourrit de ses adversaires et leur laisse bien peu de marge de manœuvre afin de se démarquer. L’enjeu est de taille pour Dominique Anglade. Elle semble démontrer une volonté de s’opposer au projet GNL Québec, le tout sous couvert de vertu écologique. À cet effet, elle sera clairement dépassée par Québec Solidaire, toujours plus vert que vert. C’est donc un terrain risqué que de s’aventurer dans l’évangélisme environnemental. Essentiellement, elle est prise entre le pragmatisme de la Coalition avenir Québec et la décroissance mortifère de Québec solidaire ; le juste milieu semble difficilement accessible, pour ne pas dire inexistant.

Également, Dominique Anglade soutient qu’elle compte octroyer de nouveaux pouvoirs pour Québec. En conséquence, elle semble préparer son parti à des revendications nationalistes, voire constitutionnelles. Cependant, il est bon de rappeler que Anglade est une fédéraliste notoire, ayant même affirmé par le passé que la dimension « identitaire » de la Coalition avenir Québec lui semble radicale. Encore une fois, le juste milieu semble hors d’atteinte. Le nationalisme de la CAQ est généralement apprécié puisqu’il a le don d’être modéré, donc ouvert à tous, tout en demeurant revendicateur. De l’autre côté, Québec Solidaire se surpasse inévitablement par son antinationalisme farouche, toujours enclin à s’allier béatement aux forces antiquébécoises. Quant au Parti Québécois, force est de constater qu’il s’agit d’un navire en déperdition, luttant tant bien que mal contre un naufrage inévitable.

En conséquence, autant sur le plan écologique que nationaliste, Dominique Anglade risque d’avoir bien de la difficulté de s’imposer dans l’arène politique à partir de ses projets. La Coalition avenir Québec est un véhicule pragmatique et flexible, aisément capable de s’ajuster aux situations particulières, et qui réussit à satisfaire une grande part du peuple québécois, sans pour autant être parfait. En cherchant à se construire une opposition viable, Dominique Anglade aura définitivement de la difficulté à trouver le bon dosage afin de réussir à se démarquer des autres offres politiques, tout en offrant un projet réaliste et rassembleur. Bien malin est celui qui réussira à renverser le miracle caquiste.

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