Le Danemark décide de reculer après des décennies de tout aux écrans. Devrions-nous faire de même ?

Nous sommes en 2026, où les écrans sont omniprésents dans nos vies, et cela n’a pas que des effets positifs. Il est généralement prouvé qu’une trop grande dépendance aux écrans nuit à la concentration, à la santé mentale et aux relations sociales. Un comble lorsque les principales applications utilisées sont des « réseaux sociaux ». Et si, comme le Danemark, nous faisions marche arrière ? Petite incursion dans le royaume scandinave.

Un reportage de France 24 attire l’attention : le Danemark interdit les écrans à l’école. Mais pas seulement les téléphones portables, mis sous clé pendant la journée, aussi les écrans qui servaient jusqu’à tout récemment aux apprentissages. L’ordinateur peut toujours être utilisé, mais avec parcimonie et sous supervision constante.

Les professeurs affirment que les élèves étaient trop dissipés, qu’il leur était facile d’aller chercher un jeu sur leur écran au lieu de se concentrer sur le contenu du cours. Les élèves interrogés affirment que l’interdiction des écrans, et le retour aux bons vieux livres en papier, les aident à mieux se concentrer.

Même chose dans les clubs sportifs destinés à la jeunesse. Le téléphone portable est interdit en tout temps, même pendant les compétitions. Pourquoi ? Parce que l’esprit de groupe est compromis lorsqu’il y a des adolescents sur leur téléphone. Une seule personne sur son écran peut déconcentrer l’ensemble du groupe.

Mais au Québec, si l’on adoptait des mesures similaires dans les écoles, on se ferait aussitôt qualifier d’ennemis du libre choix, accusés de restreindre la liberté d’expression des élèves. Or, faut-il rappeler que ces enfants et adolescents ne sont pas là pour faire ce qu’ils veulent, mais pour apprendre ? Et que le cerveau, à cet âge, est si malléable que l’atrophie liée à une trop grande utilisation des écrans pourrait avoir des conséquences pour toute la vie ?

Regardez le contenu que regardent vos enfants sur YouTube Kids : les plans-séquences ne durent jamais plus de trois secondes. Alors que, lorsque les anciens dessins animés étaient encore la norme, il n’était pas rare d’avoir des séquences de plus de 15 à 20 secondes. Cela aura un jour — si ce n’est pas déjà le cas — un effet sur le niveau de concentration des futures générations et sur leur résistance à l’effort.

Les gouvernements ne savent plus où donner de la tête pour endiguer la pandémie d’obésité qui touche l’ensemble de la planète. Faut-il restaurer le service militaire obligatoire ? Interdire les écrans en classe ? Déjà, il faut dire que les écrans durant la petite enfance devraient être restreints le plus possible. Mais heureusement, les jeunes générations ont davantage conscience que leurs aînés des conséquences délétères des écrans sur leurs relations sociales. Plusieurs peuvent témoigner du cyberharcèlement, de l’intimidation en dehors des heures de cours, amplifiés par les réseaux sociaux.

Il n’y a pas de solution parfaite, mais il faut relever le niveau pour les générations futures. Voulons-nous vraiment d’un monde comme dans le film Pixar Wall-E, où les humains sont tous obèses, incapables de faire quoi que ce soit ? En raison de la génération des écrans ? À l’heure où l’on peut tout se faire livrer chez soi, du McDonald’s aux drogues, il importe de réfléchir à la société dans laquelle nous voulons vivre. Et surtout à la manière d’y parvenir.

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