À Montréal se tenait récemment le procès d’un homme d’origine autochtone, Pierre Parent, accusé d’agression sur un agent de sécurité dans un Costco. Or, puisque l’accusé possède des origines autochtones, il a eu droit à une procédure particulière, telle que prévue par le gouvernement canadien dans le cadre de politiques visant à lutter contre le « racisme systémique ». Ainsi, malgré une violente agression qui empêche toujours l’agent de sécurité de travailler, l’accusé s’en tire avec une simple probation.
Or, M. Parent a déjà tué quelqu’un par le passé. Alors qu’il résidait en Ontario, à l’époque où il souffrait d’alcoolisme, il avait été hébergé par une femme âgée de 87 ans. Catharine Oliver avait pris l’homme en pitié : non seulement elle l’avait accueilli chez elle, mais elle lui avait aussi donné 30 000 $ afin qu’il puisse régler ses problèmes. Mais lorsqu’elle le surprit en train de voler 60 $ dans sa sacoche, il la tua dans des circonstances nébuleuses.
Il continua, après les faits et avant son arrestation, à utiliser la carte de crédit de la dame âgée. Pourtant, au Canada, un acte aussi barbare n’a mené qu’à une peine de 11 ans de prison. Depuis, Pierre Parent aurait entrepris des démarches de réhabilitation, au point de devenir travailleur de rue auprès des sans-abri autochtones de Montréal.
La justice canadienne — et cette fois-ci québécoise — semble de plus en plus inapte à prendre des décisions capables de renforcer la confiance du public. Autrefois, on parlait de « peines bonbons » pour dénoncer des sentences jugées trop clémentes. Aujourd’hui, sous prétexte d’études sur la démographie carcérale, le gouvernement canadien a mis en place diverses mesures visant à réduire l’incarcération des criminels dits « racisés ».
On se retrouve ainsi avec un violeur récidiviste en Nouvelle-Écosse ayant reçu une peine symbolique malgré des crimes glaçants. Et maintenant, ce nouveau cas d’un récidiviste ayant pu invoquer une ascendance autochtone par sa grand-mère. On peut alors légitimement se poser des questions sur la notion même de discrimination à l’égard des Autochtones, surtout lorsque de plus en plus de personnes se réclament d’origines autochtones afin d’obtenir divers privilèges, notamment des postes bien rémunérés.
Avec une justice désormais plus clémente envers les « racisés » qu’envers les Canadiens blancs, il faudra un jour se demander si nous sommes encore réellement égaux devant la loi. Et surtout, si les mesures mises en place pour lutter contre le « racisme systémique » ne favorisent pas, au contraire, la récidive ou le passage à l’acte. Certains pourraient en venir à croire qu’en raison de leurs origines, ils s’en sortiront plus facilement.
Le débat est ouvert.



