Municipales 2026 – triomphe du communautarisme dans plusieurs mairies françaises

La France Insoumise a réalisé des gains symboliques en conquérant plusieurs mairies emblématiques des banlieues populaires, principalement au détriment de la gauche traditionnelle et parfois du centre ou de la droite modérée. Le résultat des élections municipales françaises montre une transformation profonde de la France au terme de décennies d’immigration extra-européenne. Dans de nombreuses villes, la population issue de l’immigration a franchi le seuil critique permettant de remporter une victoire électorale.

L’élection de nombreux maires issus de l’immigration dans des villes dont les populations sont largement issues de l’immigration peut sembler normale dans la mesure où les candidats proviennent de leurs localités respectives. Le résultat montre toutefois l’apparition d’un vote communautaire ancré dans une solidarité fondée sur l’origine ethnique ou religieuse plutôt que basé sur les programmes politiques. Ces élections municipales signalent ainsi un tournant à partir duquel la politique devient davantage structurée par des logiques identitaires que des combats d’ordre idéologique. Il s’agit d’un inévitable aboutissement du multiculturalisme, même lorsqu’il relève davantage d’une réalité de fait que d’un cadre officiellement inscrit dans les institutions, comme c’est le cas au Canada.

Sur X, la députée européenne franco-palestinienne de La France Insoumise (LFI), Rima Hassan, a lancé : « La fierté des nôtres !!! », en repartageant une image de six maires de race noire issus des banlieues. L’expression « les nôtres » faisant référence à l’ethnicité plutôt qu’à l’appartenance à un parti politique.

Ce qui frappe, c’est le deux poids deux mesures. Il serait impensable que des élus de race blanche proclament une fierté centrée sur l’ethnicité. En revanche, les populations issues de l’immigration peuvent se montrer solidaires d’une appartenance collective qui ne renvoie pas à la citoyenneté. Comme quoi, la lecture identitaire de la politique est autorisée quand elle provient des communautés issues de l’immigration sous une bannière de gauche.

On assiste ici à une « ethnicisation » de la joute politique qui signale l’échec du modèle universaliste français. Ce « nous » identitaire sous-entend un « eux » (la population historique), et signale une volonté d’auto-exclusion d’un segment de la population qui refuse de s’assimiler culturellement à la société d’accueil.

Pour Jean-Luc Mélenchon et ses lieutenants de LFI, il s’agit de la « nouvelle France », le nom assumé du grand remplacement démographique et culturel, un phénomène digne de célébrations observé dans les quartiers communautarisés. Cette « Nouvelle France » incarnerait le futur radieux d’une société déconstruite, débarrassée de son identité historique, où le peuple de souche devient minoritaire dans ses propres bastions.

Omar Yaqoob, le nouveau maire de Creil (né en France de parents pakistanais), a explicitement remercié la communauté pakistanaise pour son soutien, allant jusqu’à prononcer une partie de son allocution de victoire en gujarati et terminant avec les expressions arabes islamiques classiques « Alhamdulillah » et « Insha’Allah ». Comme quoi, les immigrants de seconde génération peuvent rester très attachés à leur appartenance nationale et culturelle d’origine.

À Saint-Denis, le maire LFI Bally Bagayoko (issu d’une famille d’origine malienne) a annoncé un « désengagement » de la police municipale : avec retrait immédiat des LBD (lanceurs de balles de défense) et processus de désarmement progressif des armes à feu. Dans une ville gangrenée par le trafic de drogue et la violence quotidienne, cette capitulation semble davantage faire le jeu des trafiquants arabo-musulmans qui règnent sur les cités que sécuriser la population.

À Roubaix, ancienne cité textile emblématique du Nord de la France, le député LFI David Guiraud, parachuté depuis Seine-Saint-Denis, a été élu avec 53,19% des voix, devant le maire sortant de droite Alexandre Garcin (25,55%) et une candidate RN à seulement 9,97%. Compte tenu d’une abstention record de 62%, cette victoire repose en réalité sur à peine 20% des inscrits, dans une ville devenue l’une des plus pauvres de France, marquée par des décennies d’immigration massive, de communautarisme et de déclin industriel. Originaire de Paris, Guiraud s’est défini politiquement par la défense systématique de l’islam radical et la dénonciation de  « l’islamophobie ». Son opposition à l’interdiction du hidjab pour les fillettes lui a permis de capter le vote d’une importante communauté musulmane, faisant de Roubaix l’un des laboratoires de la « Nouvelle France » Insoumise.

Les élections municipales de 2026 ont confirmé la tendance lourde à l’abstention record. Au second tour du 22 mars, la participation s’est établie à environ 57,3%, le taux le plus faible jamais enregistré pour un scrutin municipal sous la Ve République (à part le contexte pandémique de 2020). Cette abstention est le signe de l’absence de candidats attractifs doublée d’une crise de confiance profonde dans le politique. Dans les grandes villes transformées démographiquement, certains observateurs y voient aussi un découragement des Français de souche face à un paysage politique et culturel perçu comme devenu étranger.

Les scènes « d’ensauvagement » filmées lors de plusieurs soirées électorales ont choqué l’opinion publique française. Certains maires sortants de centre et de gauche battus par des candidats LFI ont été copieusement chahutés, hués et insultés par des foules exaltées (« Dégage de là », « arrache ta mère », « tire-toi »). À Creil, Mantes-la-Jolie, Vaulx-en-Velin ou encore au Blanc-Mesnil, certains ont dû être escortés par la police pour quitter l’hôtel de ville, dans des scènes d’humiliation rarement vues lors d’un scrutin municipal. À noter que ce sont essentiellement des élus ayant soutenu l’immigration massive et le communautarisme qui paient le prix. Les anciens maires de gauche sont chassés par la gauche tiers-mondiste de cette « nouvelle France ». Comme le note Damien Rieu : « Qui vit par le clientélisme périra par le remplacisme ».

À Vénissieux, dans la région de Lyon, la maire communiste sortante Michèle Picard, battue par Idir Boumertit de LFI, a marqué sa sortie en chantant l’Internationale – comme quoi, l’analyse de la défaite sera difficile pour la gauche idiotement utile.

Ce scrutin illustre comment la démographie galopante et le clientélisme ethnique permettent à la gauche radicale tiers-mondiste de s’emparer d’anciens bastions ouvriers, au détriment de l’identité nationale, de la sécurité et de la cohésion sociale. Le premier stade du « grand remplacement » aura été celui de la classe ouvrière par la population issue de l’immigration dans les priorités des partis de gauche. Cet exemple est français, mais la leçon s’applique partout en Occident. Si le politique refuse de s’attaquer à l’immigration massive et au communautarisme, c’est le communautarisme qui finira par s’emparer de la politique.

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