Vivre en ville en 2025 : entre nids-de-poules, Bixi et choix douteux

En 2025, vivre en ville, c’est faire des choix. Pas les bons, malheureusement. À Sherbrooke, comme dans tant d’autres villes québécoises, les nids-de-poules prolifèrent. Il faut zigzaguer sur les routes comme dans un parcours du combattant. Mais réjouissons-nous : Bixi est arrivé ! Une victoire, nous dit-on. Sauf que ce service de vélo en libre-service n’est pas accessible à ceux qui n’ont pas de carte de crédit. Et dans une ville où l’on parle d’inclusion à toutes les sauces, ce détail semble avoir échappé à tout le monde.

Sur quelle planète vivons-nous pour croire que des pistes cyclables rutilantes suffisent à rendre une ville fonctionnelle et équitable ? À Montréal, la priorité de la mairesse Valérie Plante n’est pas la qualité de vie, ni l’accessibilité, ni la sécurité routière pour les conducteurs ou les piétons. Non, sa grande croisade, c’est la multiplication des pistes cyclables, coûte que coûte. Quitte à faire disparaître des stationnements de proximité dans des quartiers où résident de nombreux aînés, pour qui parcourir des centaines de mètres à pied n’est pas une mince affaire.

Ce culte de la mobilité verte — souvent imposé de manière autoritaire — oublie une chose essentielle : la ville n’appartient pas seulement aux jeunes adultes branchés du Plateau qui font leur épicerie à vélo. Elle est aussi habitée par des familles, des travailleurs, des personnes âgées, des personnes à mobilité réduite, des gens sans carte de crédit, bref… par la vraie population.

Réparer les routes ? Trop banal. Réfléchir à une mobilité vraiment inclusive ? Trop complexe. Mais déneiger une piste cyclable avant les trottoirs en plein hiver ? Là, il y a du budget.

Le Québec mérite mieux que des choix idéologiques déguisés en urbanisme progressiste.

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