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Le malaise d’Andrew Scheer ne devrait plus faire partie de l’équation

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Plusieurs analystes ont attribué, à tort, la défaite des conservateurs aux positions sociales qu’Andrew Scheer a émises. Pour ma part, je l’impute à ceux qui l’ont conseillé. Ce ne sont pas les positions du chef sortant qui ont dérangé l’électorat canadien en quête d’une alternative aux libéraux.
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La course à la chefferie conservatrice permettra aux membres et sympathisants du parti d’élire un chef qui saura défendre la diversité de points de vue plutôt que le dogme de la pensée unique.

Plusieurs analystes ont attribué, à tort, la défaite des conservateurs aux positions sociales qu’Andrew Scheer a émises. Pour ma part, je l’impute à ceux qui l’ont conseillé. Ce ne sont pas les positions du chef sortant qui ont dérangé l’électorat canadien en quête d’une alternative aux libéraux. Non, c’est son manque d’assurance, de conviction et d’arguments solides qui ont poussé à nouveau les conservateurs vers l’opposition. Si Andrew Scheer avait bénéficié de conseillers de premier plan, il occuperait probablement le siège du premier ministre du Canada.

Opposition au progrès

Le prochain chef conservateur devra être fier de compter dans ses rangs des candidats qui ne se plient pas au dogme de la pensée unique, ce concept qui prétend que tout débat doit se clore quand les protecteurs de la bienséance contemporaine ont jugé qu’il doit l’être. Ces décideurs en coulisse ou avoués empêchent tout débat qui dévierait le progrès vers une autre direction que celle qu’ils ont choisie. Que la conscience ou la science démontrent la déficience de leurs dogmes, elles ne convainquent pas ces protecteurs de la bienséance contemporaine qui persistent à s’opposer à tout débat ou à toute pensée alternative. En fait, ces porte-paroles de la pensée unique bloquent tout progrès autre que celui qu’ils conçoivent, ils abominent la diversité d’opinions, d’idées et d’options.

La clé

À mon avis, le nouveau chef du Parti conservateur du Canada détiendra la carte maîtresse pour faire taire ses détracteurs qui l’accusent d’avoir des loups dans sa bergerie. En vérité, ce chef pourra se vanter d’être le représentant de la formation qui incarne le mieux un concept cher à notre époque : la diversité. Tant le Bloc québécois, le Parti vert, le Nouveau parti démocratique que le Parti libéral n’acceptent pas le concept de diversité au sein de leur troupe. Au sein de ces quatre partis, si un candidat ose proposer des alternatives à l’avortement après six mois de grossesse, il est menacé d’être exclu de leur caucus. Pour eux, il n’y a qu’une seule alternative, une seule option, une seule solution.

Le parti de la diversité

Or au PCC, il n’en est pas ainsi, car il est le seul parti capable de former un gouvernement canadien qui fera la promotion de la diversité. En leur sein, on accepte qu’un député remette en question le dogme de la pensée unique, on accepte qu’un député dépose un projet de loi qui lui est cher. Le PCC souscrit à la diversité de points de vue. Même si le chef prône bec et ongles la fermeture du débat sur la question de l’avortement, il acquiesce, malgré le programme du parti, à ce qu’un de ses candidats opte pour une vision différente. À l’inverse de ses opposants, le PCC fait le choix de la diversité.

Clore le progrès social

Lors d’un éventuel débat entre les chefs des différentes formations, le chef conservateur ne sera plus attaqué sur les questions morales parce que cet enjeu deviendra sa pièce maîtresse pour leur démontrer qu’ils sont, tous les quatre, fermés à la diversité et au réel progrès.

Le progrès social ne peut venir que d’un débat ouvert, transparent et basé sur des faits ou réalités que la science est en mesure d’appuyer. Le meilleur moyen de promouvoir et d’imposer le dogme de la pensée unique est de clore tout débat. Or, si l’accent est mis sur la diversité, lors de ce débat des chefs, les électeurs verront laquelle des cinq principales formations est la plus ouverte.

Choisir entre la fermeture ou l’ouverture

Face à des partis politiques qui préconisent la fermeture, le prochain chef du parti conservateur n’a pas à avoir honte de ses troupes. Au contraire, il n’a qu’à montrer sa capacité de rallier une diversité de candidats qui représentent la diversité des Canadiens d’un océan à l’autre. Sans le malaise d’Andrew Scheer, je suis convaincu que les prochaines élections fédérales risquent d’être fort passionnantes, ne pensez-vous pas ?

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