Le plus grand adolescent du monde est Québécois, et devient le plus grand joueur du basketball universitaire américain

À Gainesville, en Floride, le jeune Québécois Olivier Rioux vient d’entrer dans l’histoire du basketball universitaire américain. À sept pieds neuf pouces (2,36 mètres), le centre originaire de Terrebonne, au Québec, est devenu le joueur le plus grand à avoir jamais évolué dans la NCAA, en faisant ses débuts avec les Gators de l’Université de Floride lors d’une victoire écrasante de 104 à 64 contre North Florida.

L’événement a provoqué une véritable ovation dans le O’Connell Center selon cet article de Mark Long de Associated Press publié sur CTV News. Alors que l’entraîneur Todd Golden hésitait encore à le faire entrer, les partisans ont commencé à scander « We want Ollie! » à pleins poumons. À 2 minutes 09 de la fin du match, Golden a cédé à la pression : Rioux est entré sur le terrain, sous les cris et les applaudissements du public.

« C’était incroyable, a confié Rioux après la rencontre. Tout le monde m’a soutenu — mes coéquipiers, le banc, les partisans. Je suis très reconnaissant. » Interrogé sur la portée historique de sa présence, il a simplement répondu avec un sourire : « C’est juste un autre jour, je suppose. »

Même ses adversaires n’ont pu cacher leur étonnement. Le joueur de North Florida, Trey Cady, s’est mesuré à Rioux en souriant — un pied (30 cm) de différence les séparait.

Le Québécois surpasse désormais tous les géants du basketball moderne : il est cinq centimètres plus grand que Manute Bol et Gheorghe Muresan, anciens pivots légendaires de la NBA, et huit centimètres de plus que Yao Ming ou Tacko Fall. Son nom figurait déjà dans le Livre Guinness des records avant même de disputer son premier match universitaire, ayant signé avec les Gators en 2024.

Todd Golden raconte avoir proposé à Rioux de jouer de façon limitée ou de prendre une saison de redshirt, c’est-à-dire une année d’entraînement sans compétition officielle, pour progresser. Le jeune homme de 19 ans a choisi la seconde option. Malgré son absence des terrains, il est devenu un phénomène viral sur les réseaux sociaux : on l’a vu pédaler sur son immense vélo sur le campus, se baisser pour passer sous les portes, et décrocher les filets des paniers à mains nues après la victoire des Gators au tournoi NCAA.

« Il a travaillé très fort, a reconnu Golden. Il a gardé une attitude exemplaire, même sans obtenir de minutes de jeu. »

Rioux savait que sa chance viendrait tardivement, l’équipe comptant déjà quatre vétérans dans l’effectif intérieur. Plutôt que de chercher une autre université, il a préféré rester à Gainesville, déterminé à s’améliorer aux côtés de ses coéquipiers Alex Condon, Thomas Haugh, Rueben Chinyelu et Micah Handlogten.

Ce dernier, visiblement ému, a déclaré : « Je lui ai dit avant qu’il entre : Joue avec confiance. Tu as travaillé deux ans pour ce moment. Le voir courir avec le sourire, c’était génial. »

Le public a explosé quand Golden a fait signe à Rioux de se lever. Le géant québécois a retiré son chandail à manches longues, s’est avancé vers la table de marque et a fait son entrée dans l’histoire. Même s’il n’a pas touché le ballon, son apparition a déclenché l’ovation la plus forte de la soirée, à égalité avec celle précédant le dévoilement de la bannière de championnat des Gators.

À 19 ans, Olivier Rioux devient ainsi le plus grand joueur de l’histoire du basketball universitaire, et l’un des symboles les plus attachants du sport canadien à l’étranger. Sa stature impressionne, mais c’est surtout son humilité et sa persévérance qui marquent les esprits.

« C’était un beau moment pour tout le monde, a conclu Golden. Il l’a mérité. »

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