Le premier ministre du Québec, François Legault, a annoncé aujourd’hui sa démission lors d’une conférence de presse, mettant fin à un cycle politique amorcé il y a près de deux décennies avec la création de la Coalition avenir Québec.
Ancien ministre péquiste dans les années 1990, François Legault fonde la CAQ en 2011 avec l’objectif explicite de rompre l’alternance traditionnelle entre le Parti libéral et le Parti québécois. Après une première percée en 2012, puis une consolidation en 2014, la CAQ prend le pouvoir en 2018 avec une majorité écrasante, marquant un réalignement historique de la politique québécoise. Legault sera réélu en 2022 avec un second mandat majoritaire.
Son passage à la tête du gouvernement aura été marqué par une forte centralisation du pouvoir exécutif, la gestion de la pandémie de COVID-19, des réformes identitaires et linguistiques majeures, ainsi que par des tensions persistantes autour des enjeux énergétiques, économiques et institutionnels. Au fil des dernières années, l’érosion de l’appui populaire et la lassitude politique se sont installées, tant dans l’électorat que dans son propre camp.
Aucune précision officielle n’a encore été donnée quant aux modalités exactes de la transition ou à la succession à la tête de la CAQ. La démission de François Legault ouvre néanmoins une période d’incertitude politique à Québec, à moins d’un an de l’échéance électorale prévue en 2026.
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