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Le politicien

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En cette période complètement folle et insensée, qui se révèle être une première historique pour l’humanité (le confinement), le citoyen responsable et intelligent est en droit de se questionner sur les conditions qui soudainement gèrent ou à tout le moins dirigent son quotidien. Il doit s'interroger sur le pouvoir que les politiciens exercent sur lui.
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Image: Législation corrompue, peinture d’Elihu Vedder

En cette période complètement folle et insensée, qui se révèle être une première historique pour l’humanité (le confinement), le citoyen responsable et intelligent est en droit de se questionner sur les conditions qui soudainement gèrent ou à tout le moins dirigent son quotidien. Il doit s’interroger sur le pouvoir que les politiciens exercent sur lui.

Il ne fait nul doute que ce n’est pas la Covid-19 qui a causé le chamboulement, mais bien le monde politique. La COVID n’a pas ordonné le confinement, les masques, la délation entre citoyens, les fermetures commerciales et les pertes d’emplois.

La COVID n’avait pas prévue, la mauvaise gestion des Centres et Maisons des Aînés, la mauvaise gestion des mesures d’isolation des malades, la mauvaise gestion des mesures de protection des personnes à risque, l’augmentation des occurrences de violences familiales, les dépressions nerveuses, et des suicides.

On entend certains médias parler ou écrire sur la crise « causée » par la COVID. Il serait temps de corriger cette expression. À défaut des médias de le faire, ce citoyen corrigera donc maintenant cette fausse perception, lors de ses réflexions.

Si la COVID n’est pas responsable, donc …. Le citoyen s’interroge ainsi : -« Se pourrait-il que le politicien se soit installé en tête de ce lugubre cortège »?

Ce qui nous ramène au titre de cette chronique.

Un politicien à l’origine devait être un citoyen devant s’occuper des affaires de l’État. Il ne désirait pas cette tâche, mais il sentait que c’était son tour, un devoir en quelque sorte. Il servait (serviteur public) pendant deux ou trois ans. Un peu comme un président d’une copropriété, le fait aujourd’hui.

Au bout de son engagement il était heureux de retourner vaquer à ses occupations régulières comme commerçant, agriculteur, pêcheur, médecin, militaire, ouvrier, etc..

Dans la démocratie athénienne, il n’y avait pas d’élections.  Les citoyens désignaient des gens pour appliquer les politiques.  Les gens étaient désignés par tirage au sort, non par élection.  Les responsabilités duraient seulement une année. 

Personne ne pouvait être désigné deux années consécutives.  Tous les ans un nouveau tirage au sort désignait de nouvelles personnes.  Ceux qui terminaient leur mandat devaient rendre compte de leurs actes et les échecs étaient punis. 

La désignation des  fonctionnaires ” par loterie évitait la constitution d’une élite, et éliminait la compétition et la corruption. (1) Car, « Le pouvoir corrompt, et le pouvoir absolu corrompt absolument » . (Lord John Acton)

Aujourd’hui la plupart des intéressés à la politique désirent en faire une carrière. Pourquoi? Ce doit être que ce devoir, et un devoir n’est pas toujours agréable à exécuter, donc ce devoir soit devenu une fonction apportant certains avantages, assurément.

Répétons la question que nous nous posons régulièrement, nous les citoyens : « Pourquoi alors vouloir devenir politicien ? « Pour le pouvoir et pour le contrôle » (Kimberly Strassel, WSJ, Hillsdale College, Nov. 2019)

Un politicien, en campagne électorale, exprime des promesses, souvent irréalisables, et la plupart du temps non justifiées; il demandera de voter pour lui, car il veut votre bonheur et votre sécurité (sic). Alors la population qui ne demande qu’à être cajolée, heureuse depuis une cinquante d’années, croira ce cajoleur qui la flatte si bien, ou encore pire votera contre l’autre. « Et pourtant le politicien professionnel, n’est ni un gentil, ni un altruiste ». (2) 

Le pouvoir est une bonne drogue : Il détruit la perception que l’on a des autres moins puissants ou même des faibles, tout en vous déculpabilisant de tout ce qu’on leur fait subir. Le niveau élevé de corruption et de comportements antisociaux omniprésents aux plus hauts niveaux incite cependant à se demander : est-ce le pouvoir en lui-même qui corrompt ou attire-t-il surtout des corruptibles? (3)

Quels sont et où se situent les niveaux de corruption en politique? On peut en définir quatre.

  1. Le parti au pouvoir
  2. Le ou l’ensemble des partis de l’opposition
  3. Les avantages financiers pour tous, incluant les syndicats.
  4. L’instruction publique. (4)

Une dissertation de chaque sentence serait beaucoup trop longue; nous en ferons donc une très brève synthèse :

  1. Il suffit de lire les paragraphes précédents. Et passer des lois autrement inacceptables.
  2. Vu qu’ils sont en attente de leur tour au pouvoir, ils font le jeu du parti au pouvoir.

Note : Où étaient tous les députés de l’opposition durant cette crise?

  • Contrats sans appels d’offres, pots de vins à tous les niveaux, conventions collectives          avantageuses.
  • Une instruction publique contrôlée par le gouvernement, non indépendante.

« Le pouvoir fonctionne paradoxalement : on gagne du pouvoir en étant gentil avec les autres, mais le pouvoir nous pourrit ». (4)

Se pourrait-Il alors que le corollaire de cette sentence, soit quelque chose comme : Si des messages d’appréciation, de félicitations, d’amour, et de promesses de voter à nouveau pour ce politicien, lui sont régulièrement prodigués, se pourrait-il qu’il en découle un certain durcissement de ses actes ou de ses positions? Donc menant à un meilleur contrôle?  …

Le peuple donne le pouvoir aux politiciens. Et … « Le pouvoir politique ne devrait jamais être donné à la légère, sous la foi d’une confiance naïve et infantile » (6)

Lorsque les citoyens vont aux urnes choisir les prochains politiciens, ils le font par devoir, quelquefois avec un peu d’enthousiasme, et ensuite ils reprennent leurs vies. Les citoyens oublient rapidement  qu’il est de leur devoir d’exiger des comptes de leur gouvernement, et de faire connaître leur préoccupations; pas seulement aux quatre ans. Sinon c’est comme leur remettre un chèque en blanc, et si en plus nous leur disons « Je vous aime », la dérape politique s’installera à la vitesse de l’éclair. N’oublions pas que notre système électoral fera élire le politicien « qui reçoit la plus forte minorité ».

« Les politiciens d’aujourd’hui le sont pour l’avantage financier, aussi simple que ça. Ce sera un nouvel emploi sans plus, ils cajoleront le peuple pour en tirer davantage, et ne feront jamais d’un poste politique, une vocation au service du peuple »  (7)

Est-ce qu’un politicien par vocation ça existe? Une telle personne déploiera un niveau d’intégrité envers le peuple, qui passera avant le bénéfice personnel, et la personnalité. Pas beaucoup assurément, mais peut-être ces deux exemples :

  • René Lévesque : Il croyait tellement que le Québec pourrait devenir un grand pays. Il y a travaillé d’arrache-pied. Il ne semble pas non plus s’y être enrichi.
  • Donald J. Trump : Il croît aux USA, et n’est pas un vrai politicien. D’ailleurs il se fout des politiciens de carrière, et de l’establishment politique, et on ne peut l’acheter.

Vous en connaissez d’autres? … On est d’accord qu’ils ne sont pas légion. Il est tellement facile de dériver vers l’argent, le pouvoir et le contrôle, que même ceux qui se jurent d’une intégrité à toute épreuve avant l’élection, tombent rapidement  dans le « côté obscur de la Force »

Le politicien alors sacrifiera les intérêts de ses électeurs, au profit des siens. Il créera des « directives d’appareil », ensuite s’adjoindra des médias complaisants. Son opportunisme, son ambition, un peu de veulerie, les amis des amis, et sa vacuité feront le reste. Et si certains citoyens se braquent un peu, alors rien de moins qu’une campagne de peur, de crainte, de punitions et de délation, afin de rendre le peuple plus malléable à son discours. (8)

Alors pourquoi faire confiance aveuglément à un tel politicien?  … Si non, alors pourquoi pas le lui faire savoir?

Références

  1. https://abolish-power.org/pwp_french.html#mozTocId148335>
  2. Little Red Riding Hood and the Wolf. Helene Perez Garcia, (CC-BY-NC-ND 2.0) 2018
  3. http://neuromonaco.com/lettres/lettre129.htm
  4. Kimberly Strassel, WSJ, Hillsdale College, Nov. 2019
  5. Dacher Keltner, PhD, UStanford, “The Paradox of Power”, repris par : https://www.lesoleil.com/chroniques/pourquoi-le-pouvoir-corrompt-cce953ba452139c13d8d822b9a5e5f10
  6. Jean-Pierre Charbonneau, Le Devoir, 9/11/2017
  7. http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/magazine/4817734.stm
  8. Adaptation d’un texte de Dominique Philos, Contrepoints, 18/01/2018
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