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Peter Mackay : Le Canada et ses alliés doivent demander des comptes au gouvernement chinois

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Alors que la pandémie de COVID-19 sévit toujours au Canada — ayant infecté 72 000 de nos citoyens et fait plus de 5 300 victimes —, les preuves de la négligence de la Chine dans le cadre de cette pandémie s’accumulent.
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Alors que la pandémie de COVID-19 sévit toujours au Canada — ayant infecté 72 000 de nos citoyens et fait plus de 5 300 victimes —, les preuves de la négligence de la Chine dans le cadre de cette pandémie s’accumulent.

Au lieu de chercher à coopérer avec des États étrangers lors de l’éclosion initiale du virus, le gouvernement chinois a amplifié sa propagation en supprimant des données critiques, de même qu’en réprimant et en sanctionnant les dénonciateurs chinois. Il a également diffusé des renseignements erronés sur les origines du virus et les risques qui y sont associés.

Le Canada et ses alliés doivent demander des comptes au gouvernement chinois. Il doit diversifier ses activités commerciales en s’éloignant des États non démocratiques et autoritaires qui ne respectent pas la primauté du droit ou les droits de la personne fondamentaux. Alors que nous passons à un ordre économique post-COVID-19, le Canada doit examiner les besoins essentiels et garantir l’efficacité des chaînes d’approvisionnement qui y répondent.

Afin de ne plus dépendre de la Chine pour son approvisionnement en biens essentiels, le Canada doit défendre ses intérêts stratégiques en se tournant vers des partenaires qui se conforment à son système fondé sur des règles, qui adhèrent aux valeurs de la liberté et des droits de la personne et qui ne présentent aucune menace pour la sécurité nationale et celle de nos alliés, dont l’OTAN, le G7 et le Groupe des cinq.

Pour ce faire, il devra réévaluer ses relations étrangères et commerciales en fonction des considérations de sécurité, ainsi que limiter ses échanges commerciaux avec des États non démocratiques imprévisibles (comme la Chine et la Russie) et d’autres qui ne respectent pas la primauté du droit et mettent en péril les intérêts des Canadiens ou compromettent la réputation mondiale du Canada.

Taïwan

Au cours du mois dernier, le gouvernement taïwanais a généreusement fait don de millions de masques à plusieurs gouvernements et a conclu des accords de coopération avec l’Australie, les États-Unis et l’Union européenne pour lutter contre la pandémie de COVID-19. Il a également fait don au Canada de 500 000 masques chirurgicaux dont il a désespérément besoin.

Taïwan et le Canada partagent de nombreux principes et valeurs, notamment la démocratie et la primauté du droit. Les échanges commerciaux et culturels entre le Canada et Taïwan sont solides.  Le Canada devrait immédiatement se joindre à Taïwan, aux États-Unis et au Japon dans le cadre du Global Cooperation and Training Framework (GCTF) afin de tirer des leçons de l’expérience taïwanaise sur toute une série de questions, notamment son succès remarquable dans la lutte contre l’éclosion du coronavirus.

Le Canada et ses alliés devraient revoir leur politique diplomatique à l’égard de Taïwan afin de déterminer si les politiques actuelles datant des années 1970 sont devenues obsolètes et constituent un obstacle à la promotion des intérêts et des valeurs du Canada à l’étranger.

Droits de la personne

Au cours de la dernière année, nous avons été inspirés par les millions de militants prodémocratie de Hong Kong qui sont descendus courageusement dans la rue pour exprimer leur aspiration à la liberté et à la démocratie malgré la menace constante et croissante d’arrestations et de violences meurtrières de la part des autorités chinoises. La brutalité de la répression contre les manifestants de Hong Kong a dévoilé la vraie nature de la politique communiste du gouvernement chinois.

L’implacabilité des autorités chinoises à Hong Kong n’a été que renforcée par la nouvelle d’une campagne de nettoyage ethnique d’une cruauté indicible dans la province occidentale chinoise du Xinjiang, à majorité musulmane.

Les sanctions de Magnitsky, qui permettent au gouvernement canadien de geler les avoirs et d’imposer des interdictions de visa aux fonctionnaires corrompus qui se livrent à des violations des droits de la personne, pourraient être appliquées aux fonctionnaires chinois qui se sont rendus coupables de tels abus au Xinjiang, à Hong Kong et au Tibet, et à ceux qui ont activement supprimé et falsifié des renseignements sur l’éclosion de la COVID-19 à Wuhan. Ces sanctions devraient être coordonnées avec nos alliés aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Estonie, en Lettonie et en Lituanie qui disposent déjà d’une loi Magnitsky, et avec les nations comme l’Australie qui adopteront bientôt leur propre loi en ce sens.

Les citoyens canadiens Michael Spavor et Michael Kovrig ont été arrêtés arbitrairement en décembre 2019 et sont détenus en isolement cellulaire dans des prisons chinoises depuis plus de 500 jours. Ils ont été pris en otage par les autorités chinoises en guise de représailles contre le Canada pour la détention de la directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, sur une demande d’extradition des États-Unis en vertu d’un traité. La réaction de la Chine a mis en évidence le danger auquel s’exposent les personnes qui visitent le pays et font des affaires avec celui-ci. Ces citoyens canadiens doivent être renvoyés au Canada.

Influence étrangère et désinformation

Tout au long de la pandémie de la COVID-19, le Parti communiste chinois a eu pour principale motivation d’éviter toute responsabilité et imputabilité en reportant le blâme et en faisant taire les critiques de sa gestion de la crise. Malheureusement, même le Canada est resté pour l’essentiel silencieux sur le rôle de la Chine.

Les propagandistes du gouvernement chinois ont alimenté de nombreuses conspirations sur les origines de l’éclosion. Les diplomates chinois ont même suggéré que le virus pourrait être le produit d’un programme américain d’armes biologiques.

De telles campagnes sont le prolongement d’opérations d’influence et de guerre de l’information plus larges (et agressives) de la Chine, qui sont de moins en moins contestées au Canada.

Un rapport de 2019 du Comité multipartite des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement fait état d’une situation inquiétante :

« Le Canada est la cible d’activités d’ingérence étrangère importantes et soutenues de la part de la République populaire de Chine, de la Fédération de Russie et d’autres États. Selon le Comité, ces États cibleraient le Canada pour diverses raisons, mais chercheraient tous à exploiter l’ouverture de notre société et à pénétrer nos institutions fondamentales pour arriver à leurs fins. Ils cibleraient les communautés ethnoculturelles, chercheraient à corrompre le processus politique, manipuleraient les médias et tenteraient de susciter des débats sur les campus universitaires. Chacune de ces activités pose un risque important pour les droits et libertés des Canadiens et pour la souveraineté du pays : elles constituent une menace claire pour la sécurité du Canada. »

Cette menace évidente pour la sécurité nationale n’a pas été correctement traitée ni pleinement reconnue, en dépit des nombreuses preuves recueillies au cours des dernières années.

Le Canada doit apprendre de ses alliés, dont l’Australie et les États-Unis, qui ont mis en œuvre une législation visant à limiter l’influence étrangère.

À la lumière des actions de la Chine durant la pandémie de COVID-19, le gouvernement canadien devrait également bannir toute la technologie Huawei 5G de son infrastructure de communications afin de réduire les vulnérabilités potentielles que les services de renseignement chinois pourraient chercher à exploiter.

Nous ne pouvons pas exposer les infrastructures essentielles du Canada, dont la plupart dépendent des communications numériques, à un régime étranger malveillant qui a clairement montré sa volonté de punir tout État, toute entreprise ou toute personne qui le critique ou est en désaccord avec lui. Les alliés démocratiques du Canada disposent de technologies de remplacement plus efficaces, fiables et sûres, qui devraient être envisagées.

Les actions ont plus de poids que les mots. La politique étrangère axée sur les valeurs qui mettait l’accent sur la dénonciation des organisations terroristes et le renforcement des relations avec les pays aux vues similaires, adoptées par le Canada lorsque j’étais ministre des Affaires étrangères et de la Défense nationale sous le gouvernement Harper, pourrait être un modèle pour aborder ce nouvel enjeu. La recapitalisation massive du matériel militaire adoptée pendant cette période, qui a renforcé l’esprit de corps des femmes et des hommes des Forces armées canadiennes, est plus nécessaire que jamais. Qui plus est, nous devons à présent travailler en étroite collaboration avec nos alliés de l’OTAN pour garantir la sécurité et la liberté de tous dans le monde entier. Ainsi, afin de garantir la sécurité nationale, le Canada doit augmenter ses dépenses militaires et en matière de défense pour atteindre l’objectif de 2 % fixé par l’OTAN.

Il doit se joindre à ses alliés pour défendre ses valeurs et ses principes : la démocratie, la liberté, les droits de la personne et le respect de la primauté du droit. Ce n’est qu’ensemble que nous parviendrons à protéger nos valeurs et nos principes contre l’alliance de régimes malveillants et violents qui ne partagent pas nos valeurs fondamentales et qui cherchent activement à miner et à subvertir nos sociétés, notre indépendance et nos intérêts.

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