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Réconcili-action : passer des excuses au développement?

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En ce jour de Vérité et Réconciliation, c’est l’occasion de poser un regard différent sur les relations des provinces et du fédéral avec les nations autochtones. Plus que tout, il est nécessaire de passer des phrases creuses à des actions plus concrètes pour assurer un développement mutuel.

C’est essentiellement ce que propose le mouvement conservateur canadien dans son concept de « réconcili-action », qui a été accompli avec brio ces derniers jours en Alberta.

En effet, 23 premières nations et communautés métis ont conclues cette semaine une entente avec le géant Embridge, basé à Calgary, pour acheter 11,57% des parts de sept oléoducs en Alberta. L’achat, équivalent à 1,12 milliards, rapportera 10 millions de dollars par année à ces communautés et constitue à ce jour le plus important partenariat autochtone d’Amérique du nord.

« En plus d’une opportunité de générer de la richesse pour nos peuples, cet investissement supporte la souveraineté économique de nos communautés »[1] a déclaré Bruce Desjarlais, chef de Frog Lake.

C’est une vision totalement différente que celle habituellement proposée dans les médias grands public, qui s’enlise dans les clichés du bon sauvage, les lamentations et les cérémonies expiatoires ; il s’agit ici de reconnaître sans détour que l’émancipation d’un peuple passe par son développement économique.

Selon Lindsay Wilson, « pendant trop longtemps, le gouvernement libéral et ses partenaires du NPD ont joué sur des promesses faciles de réconciliation avec nos Premières Nations – ce genre de manque de respect s’étant exemplifié il y a un an, quand notre roi des selfies, le premier ministre Justin Trudeau, a opté pour un jour de surf à Tofino le jour de la Vérité et Réconciliation »[2].

La journaliste basée en Alberta poursuit alors, expliquant davantage le concept de réconcili-action : « La vérité, c’est que lorsqu’ils sont consultés dans le respect et qu’on leur offre une place à la table des négociations, les Premières Nations supportent largement les partenariats dans le secteur de l’énergie et des ressources naturelles – la plus grande source d’emplois à hauts salaires pour les autochtones canadiens. »[3]

L’analyste autochtone du secteur de l’énergie Melissa Mbarki y va d’un même sens, affirmant que « l’industrie et les communautés autochtones travaillant ensemble, c’est ça, la réconciliation. »[4]

Au Québec cependant, le gouvernement Legault est allé complètement à l’encontre de cet idéal cette année en condamnant le projet de Questerre, en partenariat avec le Conseil des Abénakis de Wôlinak, qui visait à développer un centre énergétique à émission nette nulles dans la région de Bécancour.

En effet, l’exploitation de notre gaz naturel se serait ici faite conjointement avec le développement des technologies de captage de carbone, pour assurer un coût environnemental nul. Et aurait été bénéfique autant pour le Québec que pour ses communautés autochtones.

Or avec le projet de loi 21, Québec a interdit toute exploitation d’hydrocarbures sur le territoire ; une première en Amérique du Nord.

En d’autres termes, les technologies de captage de carbone et le développement des Premières Nations pourront attendre.


[1] Wilson, L. « Alberta energy and indigenous partnership is reconcili-action ». Western Standard. https://www.westernstandard.news/opinion/wilson-alberta-energy-and-indigenous-partnerships-is-reconcili-action/article_0fa8dd0c-4048-11ed-9679-731757ad71dd.html

[2] Idem.

[3] Idem.

[4] Idem.

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