2025 : l’année où la gauche woke a explosé en vol

2025 est une drôle d’année. On a assisté au grand retour de Donald Trump — en super-président revanchard sous stéroïdes — et à sa désormais mythique chicane avec Elon Musk. Mais pendant que les projecteurs étaient braqués sur ce cirque politico-médiatique, un effondrement bien plus silencieux s’opérait : celui d’une certaine gauche. Pas la gauche sociale ou ouvrière, non. La gauche identitaire. Celle du wokisme. Celle qui voulait tout transformer et qui n’aura réussi qu’à épuiser la patience de la planète entière.

Depuis l’instauration du mois des Fiertés, les mois de juin se ressemblaient tous. Les vitrines des commerces et les bureaux gouvernementaux se paraient du drapeau arc-en-ciel, parfois même de sa déclinaison « inclusivo-intersectionnelle », avec bandes noires et brunes pour bien signaler sa vertu. Mais en 2025, le décor a changé.

Les entreprises ont compris que le jeu n’en valait plus la chandelle. Le retour de flamme des réseaux sociaux, les critiques grandissantes — parfois de simples citoyens fatigués ou des trolls — rendaient ces campagnes marketing trop risquées. Alors elles ont coupé. Fini les slogans, les filtres arc-en-ciel, les mannequins non-binaires et les logos multicolores. Retour au logo d’origine.

Évidemment, les grands prêtres du progressisme n’ont pas aimé. Radio-Canada a multiplié les articles déconnectés pour dénoncer le recul de l’agenda EDI (équité, diversité, inclusion). Mais au lieu de s’interroger sur l’effet repoussoir de cette pédagogie par la contrainte, ils ont conclu qu’il fallait… en faire davantage ! C’est un peu comme une grand-mère insistante qui vous force à avaler un plat que vous détestez, sauf qu’ici, il n’y a même pas de gâteau Forêt-Noire en récompense.

Aujourd’hui, pour travailler dans une entreprise d’État, il faut suivre des formations obligatoires à l’antiracisme ou à l’inclusion. Et ce, sans même la garantie d’obtenir un certificat qui prouve que vous êtes un « allié » valable. Bienvenue dans l’univers kafkaïen de l’agenda EDI.

Mais ça, la gauche universitaire n’en a cure. Trop centrée sur sa propre supériorité morale, elle continue sa croisade en roue libre. Sur les réseaux sociaux, des militants traquent sans relâche tout ce qui ne cadre pas avec leur vision du monde : les techno-fascistes, les pétro-masculinistes, les incels, les conservateurs, les transphobes, les réactionnaires… sans jamais se demander si ce ne sont pas justement leurs méthodes dignes de l’Inquisition espagnole qui ont retourné l’opinion publique contre eux.

En 2025, il est devenu difficile pour un homme blanc, hétéro, cisgenre de faire carrière dans le monde universitaire ou dans la culture financée par l’État. Des quotas sont imposés d’en haut, accompagnés d’une pluie de subventions. Mais au final, a-t-on vu naître des chefs-d’œuvre culturels incontournables grâce à ces politiques ? A-t-on assisté à une amélioration des relations sociales entre communautés ? Pas vraiment.

Le talent, lui, n’a jamais eu besoin de quotas. S’il existe, il finit par percer. Que l’artiste soit femme, trans, autochtone ou un homme blanc. Le problème n’est pas la visibilité, mais l’instrumentalisation.

La gauche woke prétend que le ressac est le symptôme d’une majorité crispée, refusant de perdre ses privilèges. Mais dans les faits, bien des combats progressistes étaient en voie d’être gagnés : égalité des sexes, reconnaissance des droits LGBT, lutte contre le racisme. Ce qui a tout gâché, c’est la radicalisation identitaire, le mépris des classes populaires déclassées par la mondialisation et le glissement de l’universalisme vers le communautarisme.

Alors oui, cette fatigue généralisée — ce raz-le-bol diffus — est bien le fruit d’une gauche postmoderne qui a troqué la question économique contre la guerre culturelle. Et si la riposte est aussi brutale, ce n’est pas à cause de Fox News ou de Twitter. C’est parce que cette gauche a réveillé le dragon qui dort. Alors qu’il n’avait pas besoin d’être provoqué.

Et tout ce que ces gens voulaient, au fond, c’était vivre leur vie, essayer de s’en sortir durant la quatrième révolution industrielle. Pas se faire culpabiliser à longueur de journée par une idéologie hors-sol qui croit que le salut viendra d’un PowerPoint sur les microagressions.

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