Un article signé Rosalia Neve sur Evidence Network et publié le 2 septembre 2025 analyse l’impact inattendu de la génération Z sur le monde du travail. Alors que de nombreux patrons accusent ces jeunes nés entre la fin des années 1990 et le début des années 2010 d’être difficiles à gérer, l’auteure montre qu’ils sont en réalité à l’origine d’un mouvement surprenant : le retour au bureau.
Rosalia Neve rappelle qu’une étude a révélé que 18 % des gestionnaires ont envisagé de démissionner pour éviter d’avoir à diriger cette génération jugée trop exigeante ou peu engagée. Mais ces critiques cachent souvent une incompréhension : marquée par la pandémie, la génération Z n’a pas eu accès aux mêmes expériences formatrices que ses aînés, ce qui explique certaines maladresses.
Pourtant, un sondage mondial mené par JLL auprès de 12 000 employés montre que les moins de 24 ans sont ceux qui fréquentent le plus les bureaux, avec une moyenne de trois jours par semaine. Loin d’être une contrainte, cette présence traduit leur volonté d’apprendre, de s’intégrer et de progresser. Pour eux, le bureau devient un tremplin professionnel et une opportunité de se faire remarquer.
Cependant, Rosalia Neve souligne que cette génération reste attachée à la flexibilité : 91 % des jeunes interrogés estiment que l’équilibre idéal passe par un modèle hybride, combinant présentiel et télétravail. Cette recherche d’équilibre traduit une vision renouvelée de la performance et de l’engagement.
Ambitieuse et soucieuse de la qualité de son travail, la génération Z voit dans cette dynamique une chance de « monter en niveau » et d’accélérer son évolution professionnelle. Pour les entreprises, le défi réside désormais dans la capacité à transformer les tensions en atouts, en misant sur le soutien, la confiance et l’écoute.



