La parade des idiots-utiles pour défendre les voyeurs du parc Jarry

Ce qui aurait dû être une affaire banale de sécurité publique, traitée avec sérieux et écoute, s’est transformé en théâtre idéologique digne du plus mauvais pastiche woke. Depuis qu’un rassemblement citoyen a été organisé le 5 juillet au parc Jarry pour dénoncer le harcèlement visuel et les comportements inappropriés subis par des femmes autour de la piscine municipale, c’est toute une brochette de commentateurs bien-pensants qui se sont donné pour mission de voler au secours… des voyeurs.

Trois ans d’inaction, un ras-le-bol citoyen

L’affaire a commencé par des signalements répétés sur Reddit, Google Maps et dans les commentaires de citoyennes : depuis au moins trois ans, des groupes d’hommes — principalement d’origine sud-asiatique, selon les témoignages — s’installeraient quotidiennement autour de la piscine Jarry sans jamais se baigner, simplement pour reluquer, photographier ou filmer les femmes en maillot de bain. Certaines victimes affirment avoir reçu des ballons dans le visage, avoir été insultées ou même effleurées volontairement sous prétexte de fausses maladresses aquatiques.

Malgré les plaintes, les autorités — municipales comme policières — n’ont jamais réellement agi, se réfugiant derrière des technicalités juridiques : oui, il est légal de prendre des photos dans un lieu public, même de femmes en maillot sans leur consentement, tant qu’elles ne sont pas diffusées. Le SPVM a reconnu la situation et promis une surveillance accrue, mais les citoyennes ont appris à ne plus s’en remettre à ces promesses creuses.

La manifestation du 5 juillet : levée populaire et dissidence intellectuelle

Face à ce vide juridique et à l’impunité persistante, un rassemblement citoyen a été organisé le 5 juillet par des Montréalais inquiets. Parmi les organisateurs, on retrouvait Mandana Javan, militante bien connue pour ses prises de position en faveur de la laïcité et des droits des femmes. Dans une entrevue accordée à Rebel News, elle résume ainsi l’indignation populaire :

« Ce genre de comportement est peut-être banalisé dans d’autres cultures, mais ici, au Québec, ça ne passe pas. On ne doit pas laisser ça devenir la norme. »

Armée de tracts et de détermination, elle a contribué à sensibiliser les passants sur place, rappelant que le droit de se sentir en sécurité dans un espace public est non négociable, peu importe la provenance culturelle des individus concernés.

La manifestation s’est déroulée dans le calme, mais a rassemblé une diversité inattendue de voix dissidentes, dont celle de Romain Gagnon, auteur et chercheur connu pour ses positions critiques sur l’idéologie woke. Présent sur les lieux pour observer la situation, il a déclaré à Rebel News :

« On ne sait pas trop ce qu’il y a derrière ça, au fond… Il y a des choses qu’on n’a pas le droit de dire. Je suis venu pour voir si c’était un problème d’hommes, ou de culture. »

Sa remarque résume parfaitement l’ambiguïté qui empêche un débat sain : dès qu’une dimension culturelle est évoquée, le soupçon de racisme prend le dessus, et la discussion est étouffée. Pourtant, c’est justement dans ce flou volontairement entretenu entre machisme universel et tabous culturels spécifiques que se loge l’impunité.

Ironiquement, plusieurs témoins ont rapporté que les hommes visés par les dénonciations ont quitté précipitamment les lieux dès qu’ils ont été informés qu’une manifestation était en cours. Un comportement étrange pour des gens prétendument « assis tranquillement dans un parc », comme le défendait Marie-Ève Doyon dans sa chronique du Journal de Montréal.

Marie-Ève Doyon : chronique d’une inversion accusatoire

C’est dans ce contexte que la chroniqueuse du Journal de Montréal Marie-Ève Doyon a décidé d’intervenir… contre les manifestants. D’abord en publiant un message ironique sur X :

« Les gens ne peuvent plus regarder une piscine ? »

Puis, dans une chronique publiée le 8 juillet, où elle dénonce non pas les comportements déplacés mais ce qu’elle appelle une « chasse aux sorcières » digne de la droite identitaire. Selon elle, dénoncer ces hommes équivaudrait à « reprendre une situation spécifique pour en faire une généralité » et tomber dans le piège de l’intolérance raciale. Rebel News, qui avait relayé certains témoignages, est qualifié sans nuance de média « anti-musulman ». Doyon se garde bien de préciser que les témoignages — nombreux et circonstanciés — ne visent pas une religion, mais un comportement.

La chronique représente un exemple quasi caricatural de ce que plusieurs appellent désormais l’idiotie utile : ce réflexe pavlovien de défendre l’étranger contre l’oppresseur supposé, même lorsque l’étranger en question agit en prédateur sexuel. Comme l’a souligné un internaute sur Facebook :

« Elle va analyser n’importe quel micro-comportement d’hommes occidentaux pour inventer un boys-club patriarcal mille fois avant de reconnaître le moindre machisme étranger. »

Les réponses fusent

La réaction n’a pas tardé. Guillaume E. Roy, vidéoreporter chez Rebel News, a répondu directement à Marie-Ève Doyon :

« Rebel News n’est pas un média “anti-musulman”, il s’oppose à l’extrémisme religieux. Je comprends que c’est difficile pour la gauche de faire la distinction entre les deux. »

De son côté, Mandana Javan a fustigé dans plusieurs publications l’aveuglement volontaire des médias traditionnels qu’elle accuse de « wokisme islamophile » et de mépris du peuple.

« À un moment donné, la population ne va plus consommer leurs produits… pour leur faire comprendre ce que signifie LA DÉMOCRATIE : la volonté du peuple ! »

Une affaire révélatrice

L’affaire du parc Jarry dépasse largement la question du harcèlement visuel autour d’une piscine. Elle expose l’hypocrisie d’un certain féminisme médiatique, prompt à s’indigner de tout sauf des réalités qui contredisent son logiciel idéologique. Elle révèle aussi un clivage croissant entre la population et les élites informationnelles, de plus en plus perçues comme complices de l’impunité par omission ou par aveuglement volontaire.

Le plus ironique, c’est qu’en prétendant défendre les minorités contre la stigmatisation, ces « alliés autoproclamés » finissent par sacrifier les femmes sur l’autel de leur pureté morale. On appelle cela une trahison. Ou, à tout le moins, une démission morale.

L’histoire retiendra que, face à des groupes d’hommes qui filmaient et harcelaient des femmes dans un parc public, certains citoyens se sont levés pour dire non. Et que, pendant ce temps, des chroniqueurs en vue préféraient protéger les agresseurs… pour ne pas froisser leur dogme. Voilà la parade des idiots utiles.

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