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COVID-19 — Les dommages collatéraux du confinement…

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La solitude pour certain, la vie de famille transformée pour d’autres, des couples à bout de nerfs, d’autres qui se redécouvrent enfin, des ainés seuls plus que jamais, des enfants négligés, des femmes battues, des gens agonisants à l’hôpital séparés des leurs, nos « anges gardiens au front » qui ont choisi de devenir utiles plus que jamais au détriment de leur famille… Certaines vies qui se brisent, des familles démunies, des milliers de gens qui ne savent pas s’ils retrouveront leur gagne-pain. Tellement de dommages collatéraux.

Nous en sommes au jour 58 au moment même où j’écris cette chronique. 58 jours de confinement. 58 jours où nos vies ont été suspendues. 58 jours où nous n’avons pu serrer nos parents, filleul(e)s, neveux et nièces, grands-parents, amis dans nos bras.

On nous dé-confinent lentement et c’est normal, on ne peut pas risquer la santé publique face à cet ennemi invisible qui prend tellement de place dans nos vies en même temps. Un virus qui décime nos ainés, qui nous est inconnu, étranger, qui nous menace sans être visible…

On achète des masques, on a peur de nos voisins au point de parfois les dénoncer, on a aussi peur des gens qu’on aime… Mais les êtres humains sont des êtres profondément sociables, nous avons besoin de la présence d’autrui. On a repoussé l’Halloween cette année parce qu’il pleuvait trop. Maintenant on envoie nos enfants à l’école pour atteindre une immunité collective sous fond de mesures sociales. C’est presque irréaliste, non ?

Il est facile d’écrire une chronique sur l’actualité, d’écrire sur les décisions des autres… Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de ma réalité de confinée dans mon demi-sous-sol, 4 pièces et demie, mon bureau dans mon salon, dans lequel je dois tenter de répondre aux attentes de mon emploi tout en m’occupant de ma progéniture et des travaux qu’on me demande de lui faire faire pour ne pas qu’elle perde ses acquis. Ces acquis pour lesquels nous travaillons si fort son père et moi depuis 6 ans déjà. Je crois que je n’ai jamais ressenti une telle pression. Je vous avouerai bien humblement que je n’arrive pas toujours à gérer…

Nous devons faire confiance à nos dirigeants, c’est eux qui prennent les décisions, ultimement. C’est anxiogène de ne pas avoir le contrôle. On a toujours le contrôle sur certaines parties de nos vies, mais présentement on nous a enlevé la gestion d’une très grande partie.

Comment va notre santé mentale présentement ? Physiquement nous sommes à près de 35 000 cas sur 8,5 M de personnes au moment d’écrire ces lignes. Je crois que nous dépassons largement ce nombre au niveau de la santé mentale. Un sacrifice momentané pour certains, mais pour d’autres c’est extrêmement difficile. Ne nous le cachons pas, nous consultons davantage quand nous n’allons pas bien physiquement que mentalement. Nous sommes une société de performance, malgré les publicités, malgré que nous le sachions tous intérieurement que c’est normal, on a encore honte de nos faiblesses.

Présentement je m’inquiète sincèrement de ces dommages collatéraux. J’ai l’infime conviction qu’ils seront plus couteux que tout le reste. Plus que jamais ces impacts s’étireront dans le temps. Nous faisons confiance en aux dirigeants, une partie du moins, mais une autre partie s’interrogent sur les motivations de nos soi-disant décideurs. Nos certitudes d’avant sont chamboulées, alors qu’il y a tant de contradictions et les changements à 180 degrés, dans un laps de temps record.

Donc, nous devons sans arrêt changer notre vision des choses selon les médias et ceux qui nous gouvernent. Comment prendre du recul sur une telle situation alors que le confinement se fait de plus en plus oppressant et que le déconfinement se fait de plus en plus urgent et angoissant.

Plus que jamais nous nous réapproprions nos racines.

Nous faisons notre levain, denrée rare en ces temps de pandémie. Nous faisons des pains, que ce soit aux fromages, au chocolat ou aux raisins. Nous fabriquons nos masques pour reprendre un semblant de vie sociale. Les entreprises se réinventent pour survivre. Nous achetons québécois parce que plus que jamais nous ne réalisons l’importance de la solidarité et de la proximité. Qui aurait cru que nous deviendrions protectionnistes et traditionalistes.

On apprend enfin à connaitre de nos voisins et nos quartiers. On réapprend la simplicité dans nos activités et nos loisirs. On se libère de nos horaires. On communique plus que jamais avec nos aïeules. Nous apprenons à nous ennuyer, nous réalisons que le numérique est loin de suffire à combler nos besoins affectifs et relationnels.

Peut-être que la Covid-19 nous rendra finalement plus humains…  

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