Ottawa doit abandonner sa loi irréaliste sur les véhicules électriques

D’après un article de Jesse Kline publié dans le National Post le 9 juillet 2025

Dans une charge virulente contre la politique environnementale des libéraux, Jesse Kline affirme que la loi imposant les véhicules électriques (VE) au Canada constitue l’un des pires exemples de coercition gouvernementale en matière de transition énergétique. Dans son article paru dans le National Post, Kline soutient que cette loi, instaurée sous Justin Trudeau et timidement maintenue par le nouveau premier ministre Mark Carney, démontre les limites d’une tentative de planification centralisée du marché automobile.

Jesse Kline explique que la loi obligeant 20 % des nouveaux véhicules vendus à être zéro émission dès 2026 — pour atteindre 100 % d’ici 2035 — semble de plus en plus déconnecté de la réalité économique et des préférences des consommateurs. Selon lui, cette mesure, loin d’accroître la liberté de choix comme l’avait promis Environnement Canada en 2023, a plutôt eu l’effet inverse.

L’auteur rappelle que malgré une augmentation importante de la production de VE par les constructeurs, la demande reste timide. Il cite un rapport de Transport Canada révélant que, même sans obligation légale, l’offre de VE s’était nettement améliorée, mais que les ventes n’ont pas suivi. En avril 2025, les VE ne représentaient que 7,5 % des ventes de véhicules au pays, un recul de 28,5 % par rapport à l’année précédente.

Jesse Kline avance que l’expiration du programme de subvention fédérale de 5 000 $, vidé de son enveloppe de 3 milliards en janvier dernier, a contribué à cet essoufflement. Il s’en prend ainsi à ce qu’il considère comme une politique élitiste ayant surtout permis à des Canadiens plus riches d’acheter des Tesla luxueuses, aux frais du contribuable.

Le chroniqueur évoque également les reculs similaires aux États-Unis, où les ventes de VE ralentissent malgré les rabais et les incitatifs gouvernementaux encore en vigueur. Jesse Kline souligne que même la Californie, jadis citée en exemple par Ottawa, a vu son plan contraignant être annulé par le Congrès, et que l’administration Trump entend maintenant éliminer les normes favorables aux VE de l’Environmental Protection Agency (EPA).

Selon lui, il est incohérent de poursuivre une telle obligation dans un contexte de guerre commerciale avec les États-Unis, où les manufacturiers canadiens sont déjà affaiblis. L’auteur reproche à Ottawa de vouloir « saboter davantage » cette industrie en lui imposant des cibles intenables.

Kline affirme que le véritable obstacle n’est pas la technologie des VE en soi — qu’il considère intéressante dans certains cas — mais bien la volonté fédérale de forcer leur adoption en injectant des dizaines de milliards de dollars dans les batteries, les bornes de recharge et les subventions à l’achat, plutôt que de laisser le marché évoluer à son rythme.

Il dénonce également le protectionnisme affiché par les libéraux à travers l’imposition de tarifs douaniers de 100 % sur les voitures chinoises bon marché, ce qui, selon lui, empêche les consommateurs canadiens d’avoir accès à des options abordables, tout en sapant les objectifs climatiques.

Enfin, Jesse Kline conclut en appelant le gouvernement à reconnaître l’échec de cette stratégie dirigiste, et à cesser d’interférer avec un marché qu’il ne peut contrôler efficacement. Il suggère de mettre un terme à son contrôle sur les VE et de donner plutôt aux entreprises l’espace nécessaire pour innover et répondre aux véritables besoins des Canadiens.

Facebook
Twitter
LinkedIn
Reddit
Email

Les nouvelles à ne pas manquer cette semaine