Résolution sur la traite des esclaves : l’ONU n’a plus aucune crédibilité et cherche à diaboliser l’Occident

Alors que l’Organisation des Nations unies se veut encore le gardien d’un certain ordre moral international, une nouvelle résolution adoptée cette semaine par son Assemblée générale vient confirmer, une fois de plus, sa dérive idéologique. Comme le rapporte Radio-Canada, sur la base d’une dépêche de l’Agence France-Presse, l’ONU a officiellement qualifié la traite transatlantique des esclaves de « plus grave crime contre l’humanité », à l’initiative du Ghana.

Une décision lourde de sens, mais surtout révélatrice d’un glissement inquiétant : celui d’une institution qui ne se contente plus de reconnaître des faits historiques, mais qui prétend désormais établir une hiérarchie officielle des tragédies humaines.

Une résolution hautement politique sous couvert de morale

Le texte, soutenu par 123 pays, a été adopté malgré l’opposition des États-Unis, d’Israël et de l’Argentine, ainsi que l’abstention d’une grande partie des pays européens. Comme le souligne Radio-Canada, ces derniers ont exprimé des réserves importantes, notamment face à l’idée de classer les crimes contre l’humanité.

Officiellement, cette résolution n’est pas contraignante. Mais elle ne se limite pas à un geste symbolique. Elle ouvre la porte à des revendications concrètes : excuses officielles, compensations financières, restitution de biens culturels. Autrement dit, elle s’inscrit dans une logique de justice réparatrice qui dépasse largement le cadre historique pour entrer dans celui de la politique contemporaine.

Le président ghanéen, John Dramani Mahama, venu défendre le texte à New York, a d’ailleurs explicitement évoqué la nécessité de « justice réparatrice ». De son côté, le secrétaire général Antonio Guterres a dénoncé les « mensonges de la suprématie blanche », inscrivant clairement cette résolution dans un discours idéologique contemporain.

Une hiérarchisation absurde des tragédies humaines

C’est précisément sur ce point que la résolution devient profondément problématique.

Comment une institution internationale peut-elle prétendre décréter, de manière quasi officielle, qu’un crime historique serait « le plus grave » de tous ? Sur quelle base scientifique, juridique ou morale une telle hiérarchie peut-elle reposer ?

Les représentants occidentaux ont eu raison de soulever cette question. Comme l’a rapporté Radio-Canada, les États-Unis ont dénoncé un texte « hautement problématique », notamment parce qu’il introduit une concurrence entre tragédies historiques. Même son de cloche du côté européen, où l’on a mis en garde contre une comparaison déplacée entre des crimes qui, par nature, échappent à toute hiérarchisation.

Car une telle démarche ouvre une boîte de Pandore : faudra-t-il désormais établir un classement des génocides, des famines, des purges politiques ? Qui décidera de cette échelle morale ? Sur quels critères ?

Cette logique ne relève ni du droit ni de l’histoire, mais d’un militantisme assumé.

Une instrumentalisation à peine voilée contre l’Occident

Il est difficile de ne pas voir, derrière cette résolution, une volonté de désigner explicitement l’Occident comme coupable historique central.

Le ministre ghanéen des Affaires étrangères, cité par Radio-Canada, ne s’en cache d’ailleurs pas : « Les responsables de la traite transatlantique sont connus : les Européens, les États-Unis. »

Ce type de discours, repris massivement sur les réseaux sociaux, alimente une lecture simpliste et idéologisée de l’histoire, où l’Occident devient le bouc émissaire universel.

Or, cette vision est profondément partielle.

Elle passe sous silence un fait fondamental : c’est précisément la civilisation occidentale qui a mis fin à l’esclavage à l’échelle mondiale, qui a développé les principes des droits de l’homme, et qui a construit les institutions internationales — y compris l’ONU elle-même — sur ces bases.

Elle ignore également que l’esclavage n’était ni une exclusivité occidentale ni une réalité disparue ailleurs. Aujourd’hui encore, des formes d’esclavage persistent dans plusieurs régions d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Asie — souvent dans un silence diplomatique assourdissant.

Une ONU en perte totale de crédibilité

Ce n’est pas la reconnaissance de la traite des esclaves qui pose problème. Personne ne nie son ampleur, sa brutalité ni ses conséquences durables.

Le problème, c’est la manière dont cette réalité est instrumentalisée.

En adoptant une résolution qui hiérarchise les crimes, qui ouvre la voie à des revendications politiques contemporaines et qui s’inscrit dans un discours accusatoire ciblé, l’ONU abandonne toute prétention à la neutralité.

Elle ne se contente plus de documenter l’histoire : elle cherche à la réécrire dans un cadre idéologique.

Cette dérive s’inscrit dans une tendance plus large, où certaines instances internationales semblent de plus en plus guidées par des narratifs militants plutôt que par une approche rigoureuse et équilibrée des faits.

Un rejet légitime de la part de l’Occident

Dans ce contexte, la position des pays occidentaux apparaît non seulement compréhensible, mais nécessaire.

Refuser de cautionner une résolution mal formulée, idéologiquement orientée et juridiquement floue n’est pas un déni de l’histoire. C’est au contraire une défense des principes fondamentaux du droit et de la mémoire.

L’histoire mérite mieux que des slogans. Et les institutions internationales, si elles veulent conserver le moindre crédit, devraient s’en souvenir.

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