Un article signé Tristin Hopper et publié par le National Post le 3 septembre 2025 révèle les résultats d’un vaste sondage mené par l’Aristotle Foundation for Public Policy sur la liberté d’expression dans les universités canadiennes.
Tristin Hopper explique que près de la moitié des étudiants interrogés (48,1 %) disent dissimuler leurs véritables opinions lorsqu’il est question de sujets politiques controversés, par peur de sanctions, de mauvaises notes ou de représailles sociales. Pourtant, 93,4 % affirment qu’ils n’hésitent pas à s’exprimer lorsqu’il s’agit de thèmes non controversés.
Selon David Hunt, directeur de recherche à l’Aristotle Foundation, cité par Hopper, « les libéraux se sentent libres de dire ce qu’ils veulent sur n’importe quel sujet, tandis que les modérés, conservateurs et libertariens doivent se censurer massivement s’ils veulent éviter les conséquences ». L’étude montre que cette autocensure varie selon l’identité de genre, l’appartenance ethnique ou la religion : les étudiants non binaires et issus de minorités se sentent plus libres de s’exprimer, alors que les étudiants juifs et conservateurs apparaissent comme les plus vulnérables à la discrimination.
Fait marquant souligné par Hopper : les opinions modérées ou conservatrices constituent désormais la première orientation politique sur les campus (38,7 %), devançant les libéraux (37 %). Toutefois, les étudiants s’identifiant comme « très conservateurs » sont ceux qui déclarent le plus fort sentiment de marginalisation, 85 % craignant de voir leurs notes pénalisées s’ils expriment leurs convictions.
L’étude, menée auprès de 760 étudiants de 34 universités, confirme ainsi que le climat idéologique dans les campus canadiens est loin de refléter la diversité réelle des opinions étudiantes, renforçant la perception d’une liberté d’expression inégalement partagée.



