Une inquiétude croissante face aux menaces de l’Iran : le Canada et ses alliés sonnent l’alarme

Le Canada, aux côtés de plusieurs alliés de l’OTAN, a publié jeudi une déclaration conjointe dénonçant une « montée inquiétante » des menaces étatiques provenant des services de renseignement iraniens. Comme le rapporte Catherine Morrison de la Presse Canadienne, cette déclaration exprime une opposition ferme face aux tentatives de tuer, d’enlever et de harceler des individus en Amérique du Nord et en Europe.

La déclaration conjointe a été signée par un large groupe de pays alliés, notamment l’Albanie, l’Autriche, la Belgique, la République tchèque, le Danemark, la Finlande, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Espagne, la Suède, le Royaume-Uni et les États-Unis. Ensemble, ces pays affirment que les services de renseignement iraniens collaborent de plus en plus avec des organisations criminelles internationales pour cibler des journalistes, des dissidents, des citoyens juifs ainsi que des responsables gouvernementaux actuels ou anciens.

Bien que le texte ne mentionne aucun incident en particulier, il affirme que ces activités violent la souveraineté des États signataires et exhorte les autorités iraniennes à y mettre fin immédiatement.

Catherine Morrison rappelle également qu’en 2022, le Canada a officiellement déclaré inadmissibles les dirigeants iraniens, incluant des hauts fonctionnaires du gouvernement et des services de sécurité, en raison de leur implication dans des actes terroristes et des violations des droits de la personne.

Selon l’Agence des services frontaliers du Canada, trois personnes ont été jugées inadmissibles à rester au pays ces dernières années en raison de leurs fonctions élevées dans le régime iranien. Des ordres d’expulsion ont été émis contre elles, et l’une d’entre elles a déjà été expulsée.

Les tensions actuelles au Moyen-Orient ont ravivé l’attention portée aux activités potentielles de représentants du régime iranien au Canada. L’ASFC indique qu’elle travaille en étroite collaboration avec des partenaires tant nationaux qu’internationaux, notamment en ce qui concerne l’échange de renseignements sur les questions de sécurité nationale et frontalière.

Comme le souligne Catherine Morrison, le Canada n’a plus de présence diplomatique en Iran depuis 2012. Cette rupture n’a cependant pas empêché la poursuite des préoccupations sécuritaires liées au régime iranien, notamment en lien avec ses actions sur le territoire canadien ou à l’étranger.

Avec des informations supplémentaires de Jim Bronskill, David Baxter et Dylan Robertson.

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