Agression sauvage à Sherbrooke : une ville en voie de tiers-mondisation ?

Une sauvage agression a eu lieu au centre-ville de Sherbrooke le 8 août dernier. Cinq jeunes, dont certains issus de l’immigration, ont attaqué plusieurs personnes qui n’avaient rien demandé, à la sortie des bars vers 3 h du matin. Les photos des suspects circulent actuellement sur les réseaux sociaux, ce qui demeure rare si l’on considère que les médias hésitent habituellement à rapporter l’identité des criminels lorsqu’ils sont « racisés ». Mais au-delà de ce triste fait divers, c’est le déclin de Sherbrooke — une ville de moyenne importance au Québec — qui prend parfois des allures de tiers-monde.

Les individus arrêtés sont Enock Mweneluko, 24 ans; Heri Kibukila, 25 ans; Maxime Lizée-Barry, 22 ans; Jérémy Poulin-Leclerc, 22 ans, ainsi qu’un adolescent de 17 ans dont l’identité ne peut être révélée puisqu’il est mineur. L’affaire fait grand bruit dans la reine des Cantons-de-l’Est, peu habituée à ce genre de violence.

Le frère d’Enock Mweneluko, Nyoka, avait été retrouvé sans vie dans le secteur Rock-Forest en décembre dernier. Il accumulait les condamnations en matière de proxénétisme, notamment. Quant aux cinq suspects accusés dans cette affaire d’agressions gratuites, ils auraient causé des blessures graves, incluant des traumatismes crâniens chez plusieurs jeunes hommes dans la vingtaine.

Cette nouvelle affaire soulève des questions sur le déclin des sociétés occidentales, de plus en plus aux prises avec une violence urbaine gratuite, l’itinérance, la drogue et d’autres phénomènes beaucoup moins visibles auparavant. Sherbrooke n’est pas épargnée : de nombreux sans-abri ont investi le centre-ville, sollicitant de la monnaie aux feux de circulation. Certains semblent intoxiqués par des substances très dangereuses. La ville prend parfois des allures de république bananière, certains soirs.

Paul St-Pierre Plamondon a osé, cet été, questionner le lien entre la hausse de la criminalité des gangs et les politiques migratoires des libéraux. En France, ce phénomène dure depuis des décennies. Les gens, particulièrement les jeunes femmes, craignent de sortir le soir sans accompagnement. Ne dit-on pas que la stupidité, c’est de répéter constamment la même erreur en espérant un résultat différent ?

Quoi qu’il en soit, saluons la police de Sherbrooke, qui a fait preuve d’un grand professionnalisme dans cette affaire, ainsi que les médias qui ont osé briser le tabou du politiquement correct en identifiant les suspects. Il est bien de critiquer le travail mal fait, mais il faut aussi souligner davantage le travail bien accompli. Sherbrooke doit demeurer une ville sécuritaire pour ses étudiants et ses familles. La réputation de la ville comme pôle universitaire en dépend.

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